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 When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)

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MessageSujet: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Lun 17 Fév - 0:22

Valentina & Maya
Drink and dance


Maya n’avait jamais été une fille populaire, celle qui sortait le soir à des soirées, et qui s’entouraient d’une armée de personnes pour faire la fête. C’était une fille simple, pas vraiment fêtarde, qui ne sortait qu’à de rares occasions. Quand elle était très heureuse, qu’elle avait gagné quelques choses. Ou au contraire quand elle était fatiguée, ou contrariée, triste, ou même juste énervée. Elle dansait un peu, buvait un ou deux verres, puis aller au lit, seul ou accompagnée. Elle minimisait cependant les sorties ces temps-ci, car elle finissait, alcoolisée, rarement en présence d’un homme, et elle ne souhaitait pas vraiment croiser quelqu’un qu’elle connaisse. Heureusement pour elle, les connaissances qu’elle avait étaient des gens plutôt sages. Tout comme elle. Alors il y avait peu de chances de faire de mauvaises rencontres. Cependant ils restaient quelques personnes qu’elle aimait beaucoup qui aimaient se promenés la bas. Du style... Sa sœur. Tara était une fêtarde pure et dure, qui trainait dans toutes les boites de nuit du coin. Quelques fois, un peu ivre, Maya l’avait croisée à une fête, et elle avait frôlé la révélation. Heureusement, elle s’en était toujours bien sortie. C’était peut-être un des seuls domaines où elle avait eu de la chance. Quoi qu’ »il en soit, en temps normal, elle n’allait pas en boites, pas le temps, pas l’envie, pas la force, un jogging le lendemain a huit heure, ou un cours de boxe, ou encore une course de natation. Il y  a toujours une excuse pour décliner l’invitation de ses amis qui veuillent sortir.

Mais ce soir, elle avait voulu sortir. Parce que son travail l’ennuyait, la fatiguait. Parce que certains clients étaient horribles, parce que. Parce que... Parce que sa sœur, Eva, était venue lui rendre visite, et elle lui avait longuement parlée, la questionnant sur sa vie, ses fréquentations. Elle se renseignait, tentait de savoir si sa petite sœur faisait bien profil bas. Et surtout, si elle restait bien célibataire. Quand elle était partie, Maya avait insulté le mur, lui avait dit à lui ce qu’elle ne pouvait dire à sa sœur, et, sur un coup de tête, elle avait enfilé une robe de soirée bleue, avait mis des talons, prit son plus beau sac à main, un peu de rouge à lèvre et elle était partie dans sa voiture rouge. Elle ne savait pas vraiment ou elle allait, au départ, elle avait roulé, fais le plein d’essence, était repartie, avait roulé, encore et encore. Puis, au bout d’une heure, elle s’était calmée, et elle s’était garée devant cette boite de nuit qu’elle aimait bien. Elle ne savait pas vraiment ce qui l’avait poussé à venir ici, et pas à rentrer chez elle et s’endormir devant une bonne série télé. Quoi qu’il en soit, elle était restée, elle était même rentrée dans cette boite de nuit, et elle avait bu un verre, puis deux... Elle ne supportait pas vraiment l’alcool, ça lui embrouillait les idées. Elle perdait sa timidité et se comportait un peu étrangement, passant du tout au tout en une minute. Elle pouvait aussi bien rire que pleurer, ce qui faisait d’elle une personne intolérante à l’alcool. Ca ne voulait pas dire qu’elle ne buvait pas. Loin de là. Et même si sa consommation d’alcool était ridicule par rapport aux jeunes de son Age, elle restait présente. Elle dansa alors une petite partie de la soirée, entre deux gorgées de sn verre. Puis elle la vit. C’était une blonde, jeune, et très jolie. Elle dansait, à quelques mètres de Maya, dans une jolie robe, Maya ne décrocha pas son regard de la jeune femme, et a ce stade, la discrétion quand elle matait s’était envolée. Puis la jeune femme était allée s’asseoir au bar. Maya avait alors traversé la piste en quelques enjambées. Elle s’était retrouvée à ses côtés. 

« Hey »

Super début de conversation. Sa voix était un peu plus grave que d’habitude, et son accent espagnol était plus fort. 

« Je peux m’asseoir ? »

Elle attendit sa réponse avant de prendre place et commander un cocktail. Elle posa son sac sur le bar et se tournât vers la jolie blonde. Sous la lumière tamisée, elle crue reconnaitre une connaissance. Peut-être s’étaient-elles déjà rencontrées ? Ou pas.

« Je m’appelle Maya... Maya Ramirez. »

Elle lui fit un sourire timide, même alcoolisée, elle gardait ce petit air gêné. C’était étrange, car elle ne l’était pas du tout, elle se sentait courageuse au contraire, voyons la situation en face, elle n’aurait jamais abordé la jeune femme sobre.

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Dernière édition par Maya M. Ramirez le Dim 23 Fév - 11:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Ven 21 Fév - 21:16



Ca piaillait dans tous les sens dans cette voiture hors de prix payée par Papa pour la super note obtenue au dernier partiel, et pendant un bref instant, Valentina regretta d'avoir accepté cette soirée en compagnie d'étudiants de sa promotion. Pire encore, elle détestait ne pas avoir eu l'intelligence de prendre sa propre voiture, qui aurait été l'assurance qu'elle puisse partir de cette soirée quand elle le voulait. Au lieu de quoi, elle était coincée dans la voiture d'une autre fille, littéralement écrasée entre deux smokings hors de prix. Se forçant à sourire à une blague potache que l'un des mecs de la voiture venait de faire, la blondinette porta son regard sur l'extérieur, alors que le paysage de Sligo défilait sous ses yeux. Vêtue d'une robe noire assez classique mais qui mettait ses courbes en valeur, Ford avait décidé d'opter pour la simplicité ce soir : cheveux lâchés ondulés, le visage à peine maquillé, elle espérait passer inaperçu, survivre à cette soirée qui avait pour but de resserrer les rangs entre étudiants de droit, puis elle rentrerait tranquillement rejoindre son splendide appartement où l'attendrait son fiancé qui ne l'aimait pas. Une soirée géniale en perspective,mais qui donnait au moins à l'étudiante l'opportunité de s'éloigner un peu du loft. Ils ne mirent pas longtemps à gagner la boîte de nuit, où Valentina se disait qu'avec le bruit ambiant, elle n'aurait pas besoin de se forcer à faire la conversation à qui que ce soit, et elle s'éclipserait bien assez vite pour aller danser. Le petit groupe composé de filles un peu trop superficielles et de mecs un peu trop persuadés qu'ils étaient des tombeurs aux yeux de Val, elle fut bien contente lorsqu'une dizaine de minutes après être arrivés, leurs boissons arrivèrent enfin. La jeune blonde ne tergiversa pas bien longtemps, et buvant cul sec sa boisson, elle reposa son verre sur la table sous le regard interloqué de ses camarades, puis se dirigea sans attendre vers la piste.

Dès qu'il y avait de la musique, c'était plus fort que Ford, il fallait qu'elle se lâche, qu'elle danse jusqu'à ce que ses pieds la supplie pour un peu de repos. La musique était forte, plutôt bonne, et tandis que le son lui vrillait puissamment les oreilles, Valentina ne pensait plus à sa dernière dispute avec Andrea, son fiancé indésirable qui avait passé la nuit précédente avec une demoiselle dans leur appartement, ou encore à la dispute perpétuelle qui l'opposait à son père, qui voulait la forcer à reprendre l'affaire familiale. Non, Valentina ne pensait à rien alors que la musique la gagnait, et prenait possession de son corps, provoquait ondulement de hanches, et mouvements de jambes. Les yeux fermés, insensible aux regards qui se posaient sur elle, Ford commença vraiment à s'amuser, sans même se soucier plus de ceux avec qui elle était venue. La jeune femme dansa de longues minutes, durant plusieurs chansons, jusqu'à ce que petit à petit, les filles du groupe finissent par la rejoindre, ce qui irrita passablement la jeune étudiante. N'en pouvant plus de leurs gloussements d'adolescentes hystériques, Valentina prétexta une envie urgente d'aller se désaltérer, et elle laissa là les filles qui se délectaient des regards que l'on posait sur elles.

Ford ne fut pas longue à trouver un tabouret libre, et elle n'était pas installée depuis bien longtemps lorsqu'elle entendit une voix l'interpeller, proche de son oreille. Coinçant une mèche de cheveux derrière son oreille, l'étudiante se tourna vers le nouveau venu, prête à le rembarrer d'une remarque cinglante, histoire de lui faire comprendre qu'elle n'avait aucune envie de discuter et qu'elle préférait encore passer sa soirée à subir les banalités affligeantes de gamines pourries gâtées qui feraient le concours de celle qui obtiendrait le plus de numéros, plutôt que de subir les tentatives de drague d'un dégénéré du slip, mais sa remarque resta bloquée dans sa gorge lorsque son regard se posa sur la belle brune qui venait de l'interpeller. Ford ravala illico son sarcasme, alors qu'un sourire étirait doucement ses lèvres.

« -Oui vas-y, je t'en prie. »

De sa main, elle montra le tabouret libre à ses côtés, alors que la demoiselle ne l'avait pas lâchée des yeux. Ce n'était pas la blondinette qui allait s'en plaindre, puisqu'elle profita de ce contact prolongé pour détailler un peu plus la jeune femme. Elle avait un visage qui lui rappelait vaguement quelqu'un, quoiqu'il en soit, Val en arriva vite à la conclusion qu'elle trouvait la demoiselle très belle et attirante. Et l'espoir murmura à l'esprit de la blonde que la réciproque était peut-être vraie. L'inconnue ne tarda pas à se présenter, alors que son air gêné arrachait un nouveau sourire amusé de la blonde :

« -Moi c'est Valentina Ashford, mais tout le monde m'appelle Ford. La même chose s'il vous plait ! »

Elle profita que le barman apporte la boisson de Maya pour en commander une elle-même, et celui-ci ne mit qu'une poignée de secondes à la servir, alors que Ford sortait un billet de son soutien gorge pour le payer, technique qui lui permettait de ne pas se trimballer son sac à main dans tous ses mouvements. La blondinette but quelques gorgées, avant de croiser les jambes et de se tourner vers la jeune brune, son sourire ne l'ayant pas quitté.

« -Alors dis moi, Maya...d'où te viens ce bel accent que j'ai cru entendre ? »

Valentina prononça le prénom de la jeune femme du bout des lèvres, ses yeux rivés droit dans les pupilles de son interlocutrice. La jeune femme n'avait jamais vraiment été gênée de faire la conversation à des personnes qu'elle ne connaissait pas, et elle était à l'aise dans à peu près n'importe quelle situation. Regardant tout autour d'elle, Val finit par demander à la jeune femme si elle était venue seule, ou si quelqu'un l'attendait dans la salle, tapi dans l'ombre en épiant ses moindres faits et gestes. Tournée de trois quarts vers Maya, Valentina n'avait d'yeux que pour la jeune femme, en oubliant même avec qui elle était venue. Elle avait ce drôle de petit sourire en coin lorsqu'elle fixait Maya, alors qu'un petit quelque chose chez celle-ci, peut-être son air gêné et timide, ou la douceur de son sourire, Ford n'aurait su le dire, la captivait totalement.



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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Dim 23 Fév - 11:47

Valentina & Maya
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Maya était vraiment contente que la jeune femme ait accepté de la laissée s’asseoir. Car ce n’était pas un simple siégé, c’était peut-être l’occasion de ne pas rentrer seule. Mais ne nous emballons pas, peut-être qu’elle avait affaire à une hétéro pure et dure, qui s’ennuyait juste et trouvait une amie du moment. Alors Maya se contentait de lutter pour la regarder dans les yeux et ne pas descendre sur ses courbes avantageuses. Puis elle attendit, une réplique de la blonde. Sans doute que plus tard, elle lui poserait la question. Celle qu’on lui posait toujours, ou du moins les trois quarts du temps. La fameuse question arriva dès les premières minutes.

 
« -Alors dis-moi, Maya...d'où tu viens ce bel accent que j'ai cru entendre ? »
 
Le problème en soit n’était pas qu’elle lui pose une question. En fait ça c’était normal, elle pouvait lui poser des questions, c’était ailleurs ainsi que l’on tenait une conversation. On pouvait aussi sortir des banalités, mais ça n’était pas intéressant. Ce qui fit sourire Maya en cet instant, c’était la question. Ici, elle était posée anodine ment, avec gentillesse et pour but de se rapprochée, jamais Maya n’aurait pu lui en tenir rigueur, ça ne la dérangeais pas qu’une jolie blonde a l’allure élancée veuille s’approchée d’elle. Mais parfois, cette question, elle pesait. Alors Maya répondait la même chose qu’à tout le monde :
 
« Absolument, il vient de Barcelone, en Espagne. »
 
Alors elle avait ce même sourire. Celui qui était peiné Elle repensait à ses origines, sa vie la bas. Ce n’était pas idyllique, pour le peu d’argent qu’avaient ses parents, il y avait des moments où elle avait dus frôler la misère sans s’en rendre vraiment compte, étant trop petite. Et en soit, ses parents n’étaient pas pauvres, loin de là, mais ils cédaient souvent aux caprices de leurs deux filles. Oui, elles étaient trois, mais Eva ne demandait jamais rien, elle les aidait même plus grande à payer le loyer. Mais leur quartier, il craignait vraiment. Il était un de ces quartiers ou des familles vivaient, ou la diversité était de mise et ou le parc était plus habité par des toxicos que par de vrais enfants. Les immeubles n’était pas horribles, ni délabrés, juste de nombreux tags sur les murs. Alor ce n’était pas un quartier pauvre, comme dans les films, ou l’on voyait des sdf à chaque coin de rue, mais ce n’était quand même pas des riches.
 
Elle secoua la tête, comme pour sortir de ses pensées, et elle prit une gorgée de son cocktail.
 
« Et toi, tu es née ici, à Sligo ? »
 
Elle eut un sourire. Elle n’avait pas détectée d’accent chez elle, mais c’était toujours plus dur de détecter un accent chez quelqu’un qui ne parlait pas en Espagnole.  
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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Dim 23 Fév - 22:11

Maya avait à son tour un petit sourire un coin, ce qui ne manqua pas d'interpeller Valentina. Est-ce qu'elle se moquait d'elle, ou bien peut-être était-ce la question en elle-même qui la faisait sourire. Après tout, elle devait avoir l'habitude qu'on la lui pose, l'accent de la belle brune étant, outre son beau visage et sa silhouette attirante, la première chose que l'on remarquait chez elle. Ford acquiesça d'un signe de tête à la réponse de la jeune femme, apprenant ainsi qu'elle était originaire d'Espagne. Quelques vagues souvenirs de classes d'espagnol datant du lycée revinrent en mémoire de la blondinette, qui ne quittait pas son interlocutrice des yeux. Ford fronça les sourcils en voyant l'expression de Maya changer un instant, comme si d'anciens souvenirs pas tout à fait heureux refaisaient surface, et pendant une brève seconde, elle s'en voulu d'avoir posé une telle question, ou de faire revivre à la demoiselle des choses qu'elle aurait peut-être préféré garder pour elle.

Ford garda le silence tandis que la jeune femme restait perdue dans ses pensées, puis posa un sourire sur ses lèvres lorsque Maya sembla revenir à elle, buvant une gorgée de cocktail. Ford l'imita, avant de secouer la tête de droite à gauche tandis qu'elle avalait la boisson alcoolisée :

« -Hm, non. Je suis née à Washington en fait. Mes parents et moi avons emmenagé ici il y a quelques années. »

Quelques mois après l'accident de voiture qui avait failli lui coûter la vie pour être exacte, mais ça bien sûr, ce n'était pas le genre de détail qu'elle dévoilait à une inconnue dans une boîte de nuit. Surtout s'il s'avérait que c'était une inconnue qu'elle ne reverrait peut-être pas. Ce qui serait, Ford l'avouait volontiers, vraiment dommage. La demoiselle mordilla un instant la paille de son cocktail, laissant pour la première fois depuis leur rencontre son regard s'égarer un instant sur les courbes de la belle espagnole. Oh oui, ce serait vraiment très dommage. La demoiselle se redressa imperceptiblement, avant de boire une nouvelle gorgée, son regard ancré à nouveau dans celui de Maya.

« -Alors, tu fais quoi dans la vie ? Attends, laisses-moi deviner...t'es la super mannequin de je ne sais quelle marque de cosmétiques à la mode, que tout le monde adule, et qui fait craquer même les plus forts ? »

Ford lui adressa un sourire en coin, avant de reporter la paille à ses lèvres. Même si ce n'était définitivement pas le domaine dans lequel elle était la meilleure, la demoiselle n'était pas contre le fait de dispenser un peu de flatterie de temps en temps. Même s'il fallait avouer que Maya avait tout à fait le physique et la beauté d'une mannequin. Ou bien alors peut-être était-ce le premier verre que Valentina avait but qui lui déliait la langue et lui faisait déjà dire des bêtises, elle n'aurait su le dire, mais elle se sentait d'humeur joviale ce soir, alors autant en faire profiter la belle brune.



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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Lun 24 Fév - 15:27

Valentina & Maya
Drink and dance


Des questions, il y en avait de toutes sortes. Il y avait celles posées sérieusement, d’autres pour rires, certaines, généralement posées par des adultes, étaient posées avec une réponse déjà suggérée, avec plus ou moins de subtilité. Il y avait celles posées, avec une grande innocence, par des enfants, demandant aux parents pourquoi eux étaient pauvres et pas leurs amis. Il y avait celles qui disaient clairement que tu ne pouvais rien répondre, juste fermer la bouche, serrer les poings et subir les questions/accusation de ton interlocuteur. Et généralement, c’étaient les questions de la vie courante, qui étaient posées non pas dans le but d’en savoir plus sur sa nouvelle connaissance, mais pour que la nouvelle connaissance la pose en retour. Alors Maya avait retourné la question à sa nouvelle amie, mais celle-ci avait perdu un peu son sourire :

 
« -Hm, non. Je suis née à Washington en fait. Mes parents et moi avons emménagé ici il y a quelques années. »
 
Maya hocha la tête, laissant le silence s’installer. Enfin, le silence, façon de parler. Car autour d’eux, il y avait du monde qui parlait, la musique à fond et des rires. Maya se tournât, voulant demander à la jeune femme ce qu’elle faisait dans la vie, quand elle vit que celle-ci la déshabillait du regard. Maya eut un rouge aux joues, c’était toujours flatteur et gênant à la fois.  Elle n’était pas plus discrète quand elle détaillait une autre fille. Ah ce qu’elle voyait, Valentina l’était déjà plus, même si on voyait clairement ses yeux descendre de plus en plus bas.
 
Valentina. Joli nom pour une jolie jeune fille. Elle n’en avait pas rencontrées beaucoup, de Valentina. En fait, à part une amie de sa mère enfant, elle n’en avait pas rencontrées. Et celle-ci ne ressemblait pas du tout à son interlocutrice ce soir. Celle qu’elle avait connue était une grande institutrice un peu ronde, avec des yeux marron et des cheveux noirs et bouclés. C’était un peu monnaie courante dans les quartiers modestes de Barcelone, ou de l’Espagne en l’occurrence. Des jeunes filles sois trop maigres pour tenir debout, soit rondes et souriante. C’était une qualité qu’on ne pouvait enlever dans leur quartier, malgré la vie dure, les gens continuaient de sourire aux passants. Enfin, aux passants. Surtout aux habitants. Inutile de préciser que dans leur quartier, personne ne venait jamais en touriste. On préférait les beaux hôtels aux motels miteux de ce genre de quartiers.
 
La jeune blonde continua sur la lancée :
 
« -Alors, tu fais quoi dans la vie ? Attends, laisses-moi deviner...t'es le super mannequin de je ne sais quelle marque de cosmétiques à la mode, que tout le monde adule, et qui fait craquer même les plus forts ? »
 
Puis elle amena sa paille à ses lèvres, et Maya resta suspendue à son geste pendant plusieurs secondes, qui lui semblaient passées au ralentit. Elle secoua un peu la tête et eut un sourire en coin, comme la blonde.
 
« Non, je fais tout ce que font les jeunes filles sans diplômes et sans argent... Serveuse ! »
 
Elle eut un rire. Il y avait aussi caissière ou secrétaire, mais la jeune femme ne se voyait ni assise toute la journée ni en petit tailleur à prendre des appels. Elle aimait bien son métier, et peut être que plus tard, elle prendrait des cours de cuisine et passerait derrière les Fournaux. Ça lui plairait bien, il faudrait qu’elle ne parle au patron un de ces jours. Elle reporta son attention sur Valentina, fixant ses beaux yeux.
 
« Et toi, laisses moi deviner. Tu n’as pas besoin de travailler, car tu as trouvé un mari beau, riche, gentil, et tu fais du shopping toute la journée en buvant un martini de tes jolies lèvres. »
 
Elle eut un sourire amusé. C’était généralement ce que faisaient les jolies filles riches, et Maya en déduisait cela rien qu’a à sa robe et ses chaussures qui semblaient tout droit sortie de la garde-robe de la femme du roi du pétrole. Ils avaient dû couter une fortune. Alors que celle de Maya sortait tout droit d’une petite boutique d’occasion sur l’avenue. Maya attendit la réponse de son interlocutrice. 
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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Mar 25 Fév - 20:52

Alors qu'elle sirotait toujours son cocktail, Valentina fixait Maya sans gêne, les yeux plissés, attendant la réponse à la question posée. La jeune femme semblait avoir du mal à répondre, peut-être que dire ce qu'elle faisait dans la vie la gênait, à moins que ce ne soit le fait qu'elle mordille sa paille qui perturbe la demoiselle. Le sourire de Ford s'agrandit imperceptiblement, alors que se secouant comme pour se sortir d'une quelconque rêverie, Maya daigna répondre à la question.

Ford écouta la réponse, avant de rire à son tour à la réponse de la demoiselle. Valentina fut saisie par la désinvolture de la réponse de la belle, à l'évocation d'une vie qui n'avait pas forcément l'air d'être toute rose, et elle en fut admiratrice, bien qu'elle tenta de ne rien en laisser paraître. Serveuse...voilà un métier qu'elle aurait tout à fait pu faire, dans un bar plus que dans un restaurant, mais elle savait à quel point son père aurait eu cela en horreur, et rien que cette idée aurait convaincu Ford de subir les plans drague et autres surnoms mielleux de clients éméchés. Au moins, elle aurait fait autre chose que suivre les décisions que son père avait pris pour elle, déjà des années plus tôt. Toute sa vie était un défi permanent face à l'autorité de son père. La blonde en avait assez de tout suivre à la lettre, ses stupides règles de bienséance, son interdiction de se faire remarquer pour ne pas être la honte de la famille Ashford, la peur paternelle qu'elle ne rentre pas dans les rangs qui muselait tous ses faits et gestes. Ford aurait tout donné pour retrouver cette liberté volée qu'elle n'avait même pas eu l'occasion d'effleurer du bout des doigts. Et la question de Maya ne fit que renforcer la conviction de la blondinette. Elle eu un sourire un peu crispé, avant de détourner un instant le regard.

Valentina détestait cela, qu'on la juge d'un simple coup d'oeil, en l'imaginant cuillère en or dans la bouche, une troupe de domestiques acourant au son d'une clochette à ses pieds. Pourtant, pour la défense de la belle Maya, c'était toujours ce que tout le monde avait pensé d'elle. Qu'elle était une petite princesse à papa, dont la préoccupation principale était de claquer le fric durement gagné à la sueur d'un autre front que le sien. Le plus perturbant dans cette situation, c'était que la brune n'avait pas vu si mal que ça. Ford était une riche héritière, fiancée à un autre héritier, et l'argent ne serait sans doute jamais un problème dans leur famille. Elle pouvait en dépenser autant qu'elle le voulait, en futilités plus inutiles les unes que les autres, et ne jamais être dans le besoin. Elle pouvait très bien se passer de travailler, et aurait pu être de celles qui glandaient toute la journée et s'en plaignaient. Oui, elle aurait pu, mais elle n'avait pas eu son mot à dire. Elle était destinée à hériter de l'entreprise familiale, à épouser le fiancé trouvé par son père, et à lui donner de beaux petits-enfants, qui à leur tour dirigeraient d'une main de fer l'empire Ashford.

Ford était vexée par la question posée, mais le jolis minois de Maya la poussait à oublier ses paroles pour ne penser qu'à son « jolies lèvres » flatteur, et à répondre malgré tout :

« -Presque. En fait, je suis étudiante en droit, parce que mon père l'exige, et en photographie, parce que j'adore ça. »

Val décocha un sourire mystérieux à la brune, avant de boire le reste de son verre. Ford avait déjà du mal à parler d'elle, mais si en plus elle devait livrer les moindres détails d'une vie qui lui échappait, autant dire qu'il allait lui falloir l'aide d'un peu d'alcool pour lui délier la langue. Et encore, il n'y avait sans doute aucune chance pour qu'elle lui parle de son fiancé, de son avenir tout tracé qu'elle haissait déjà, de cette sensation qu'elle avait de gâcher ses rêves, sa vie. Préférant opter pour un changement de sujet, la blonde se passa distraitement une main sur l'épaule, avant de reprendre :

« -Je suis pas trop fan de shopping d'ailleurs. Enfin si...je suis une fille, et une part irrationnelle de moi-même aime ça, mais à petite dose. Disons que je ne suis pas de celles qui bloquent toute une après-midi pour ne faire que ça avec d'autres filles tout autant excitées qui ne jurent que par Gucci ou Vuitton. »

Consciente d'ennuyer son interlocutrice, Valentina eu un vague geste de la main, avant de murmurer qu'elle s'égarait. Elle détestait se justifier, mais les yeux de Maya l'y poussaient. C'était étrange, captivant, mais en même temps un brin effrayant. Comme si cette illustre inconnue était capable de changer la façon d'agir de la jeune femme. D'un geste naturel, la blonde se passa une main dans les cheveux, avant de plaquer un nouveau sourire sur ses lèvres, visiblement peu désireuse de s'éterniser encore un peu plus sur le sujet. Se tournant dos au comptoir pour faire face à la foule en train de danser, Ford frotta doucement ses mains l'une contre l'autre, embrasant la salle d'un regard, avant de demander doucement :

« -Alors...pas de copain jaloux et possessif qui surveille ce que tu fais dans un coin de la boîte? »

Valentina avait toujours été quelqu'un d'assez direct, ne s'intéressant que très peu au « politiquement correct », ou au « qu'en dira-t-on ». Quand elle avait quelque chose à dire, ou en l'occurence à demander, elle ne tournait jamais trois heures autour du pot. Même lorsque c'était peut-être un peu déplacé. La blonde aurait pu tout aussi bien lui demander si elle était célibataire ou accompagnée, hétéro ou pas. Si il y avait une possibilité que cette charmante conversation aboutisse à quelque chose d'un peu plus charnel. Elle avait toujours assumé ce côté de sa personnalité, son intérêt pour les deux sexes, et avait prit l'habitude de dire qu'elle était attirée par une personne, et pas parce qu'elle avait entre les jambes. Et pour une fois, ce comportement de la jeune étudiante n'avait strictement rien à voir avec une quelconque volonté de s'opposer à papa chéri. La tête légèrement penchée, les sourcils haussés, Valentina était désormais tournée vers Maya, curieuse de savoir si un grand type bodybuldé allait venir les interrompre d'ici peu.



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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Jeu 27 Fév - 23:16

Valentina & Maya
Drink and dance


La question avait l’air d’avoir vexée Maya. Elle ne voyait pas vraiment pourquoi. Elle, elle aurait bien aimée qu’on lui fasse remarquer qu’elle était riche et qu’elle pouvait tout se permettre. Parfois, c’était ce qu’elle espérait, derrière son bar, à nettoyer ses verres pendant des heures, c’était d’être née dans une famille aisée. C’était quelque chose qu’elle avait toujours rêvée, avoir assez d’argent pour pouvoir se faire plaisir. Elle consacrait tout son argent à payer son coach et la salle de sport, ainsi que son abonnement à la piscine. Parce que c’était ce à quoi elle était douée, le sport.

 
Maya avait fait su sport juste après avoir appris à marcher. Elle avait commencé très tôt, voyant que contrairement au mental, son corps était plutôt fort et résistant. Elle avait tout fait comme sports. Du tir à l’arc, de l’aviron, de la course, du javelot, de la lutte... Mais ses deux vrais amours étaient la boxe et la natation. La natation, ça avait été son premier sport, et ça serait surement le dernier qu’elle pratiquera a ses quatre-vingt ans. Elle s’entrainait tellement à l’époque qu’elle aurait pu s’inscrire dans une école de natation, si elle en avait eu les moyens. Mais non, c’était resté un loisir, parce qu’elle n’avait pas assez sur son cote pour en faire son métier. Car tout le long de ses études, qui payerait son appartement, sa nourriture, ses factures ? C’était déjà assez dur pour ses parents de nourrir les deux filles, alors elle n’aurait pas du tout voulut faire cela comme métier et être un poids pour ses parents. Car c’était ça chez eux. Si tu étais à la charge de tes parents, tu pouvais rêver pour le respect, car les gens te jugeaient mal entretenue. Il aurait mieux fallut qu’elle se fasse entretenir par un mari, mais ça ne serait pas demain la veille.
 
Puis la boxe. Elle avait commencé plus tard, pour se défoulée. Une fois, deux fois, puis plus... C’était maintenant une vraie championne. C’était ça, son truc, la boxe. Elle pouvait frapper si fort maintenant. C’était peut-être sa seule force, son physique De toute façon, elle était pacifiste, elle ne frappait jamais personne. Mais sa force, si elle le souhaitait, c’était cela. Dommage qu’elle soit trop gentille pour ne tuer ne serait-ce qu’une mouche. Elle ne frappait que quand un punchingball et dans ses partenaires de boxe. Sinon, c’était plutôt le genre de fille à menacer quand ça n’allait pas. Parfois, elle avait des excès de colère, et a, mieux valait ne pas se tenir à proximité. Les excès de colère, elle en avait toujours faits, et depuis qu’elle boxait, ça ne s’arrangeait pas en allant. Elle pouvait se montrée patiente et compréhensive mais parfois, sans qu’on s’y attende, elle frappait dans la première chose qu’elle voyait, et devenait folle de rage. On n’avait jamais compris pourquoi elle faisait cela, mais à l’époque où elle était à Barcelone, c’était si rare que personne ne s’était inquiété et personne ne lui avait jamais fait voir un médecin. Parce qu’aucun professeur ne se serait risqué à dire à ses parents que leur fille n’était pas normale, non, Maya elle est gentille, trop gentille pour faire du mal. Pourtant elle a eu de nombreux problèmes à l’école, mais personne ne lui en veut. C’était surement pour cela qu’on l’appelait « la folle » à l’école.
 
Oui, à l’école, on lui avait toujours donné des surnoms. Parce que c’était la sportive qui avait des crises que tout l’émonde disait de « démence », parce qu’elle était trop gentille et se laissait faire, parce qu’au fond, tout le monde savait qu’elle était lesbie et qu’elle en avait honte, parce qu’elle n’avait pas d’argent, des lunettes, des mauvaises notes et des fringues pourris. Parce que les riches, ils ne se rendent pas compte qu’il faut mieux être jugé de petite bourgeoise que de pauvre. Alors des surnoms, elle en avait eu des tas. De « La timbrée » à « La débile. ». Au fond la petite, ce n’était pas de sa faute de la petite si au lycée, les gentilles sont les faibles. Et puis elle n’arrangeait pas son cas en s’énervant d’un coup ou en pleurant à chaque problème. Et les notes ? Pas le temps de s’en occupée. Elle préférait le sport. Les fringues ? Pas assez d’argent pour faire des folies. Les lunettes ? Un jour elle ne les aurait plus.  Au fond, sa scolarité a été désastreuse. Alors pourquoi à chaque fois qu’elle y repense elle a envie de pleurer mais ce sentiment est écrasé par un souvenir de bienêtre.
 
Au fond elle était triste que la jeune blonde soit blessée, parce qu’elle, elle aurait bien aimée être jugée par ses fringues de luxes. Parce qu’elle avait toujours été jugée par son apparence elle aussi, mais pas dans le même sens.
 
« -Presque. En fait, je suis étudiante en droit, parce que mon père l'exige, et en photographie, parce que j'adore ça. »
 
Droit ? Ahou. Les études qui dépassaient Maya. Elle avait toujours eu des mauvaises notes. Parce que faire de la corde à sauter dans sa chambre l’intéressait plus que réviser l’histoire géo. Mais si elle faisait ces études, c’était surement que la blonde en était capable. Photographie ? Comme la collègue de Maya. C’était vraiment joli comme métier. Mais à part les appareils photos jetables la brune n’y connaissait rien. Maya, elle était plus douée dans le concret. Elle avait fait des petits boulots en tout genre. Déjà, serveuse, son seul vrai gagne-pain stable depuis qu’elle avait commencé à travailler, mais aussi baby-sitter, fait le ménage dans différents motels, donné des cours de soutien, elle s’était débrouillée comme elle pouvait. Son meilleur travail avait été au pressing. Elle mettait ses écouteurs et dansait, faisait de la corde à sauter, surfait sur internet, et quand le linge était prêt, il n’y avait plus qu’à repasser et plier. Bien sûr, c’était épuisant, fatiguant, un métier dur et lassant. Mais ces quelques minutes de bonheur toutes les heures, c’était du temps qu’elle adorait, ça la faisait profiter à fond de la joie qu’elle pouvait avoir de sauter partout.
 
Maya eut un souffle impressionné. Elle ne cachait pas son admiration, cette fille était superlative. D’un côté Maya aussi, voilà un de leurs points communs.
 
« -Je suis pas trop fan de shopping d'ailleurs. Enfin si...je suis une fille, et une part irrationnelle de moi-même aime ça, mais à petite dose. Disons que je ne suis pas de celles qui bloquent toute une après-midi pour ne faire que ça avec d'autres filles tout autant excitées qui ne jurent que par Gucci ou Vuitton. »
 
Ce n’était pas que ça ennuyait Maya de parler de mode, ou de shopping. Et bien sur elle connaissait Gucci et Vuitton, comme toutes les filles. Mais elle n’était jamais rentrée dans l’un d’entre eux. Elle eut un sourire timide et doux puis eu un petit rire:
 
« Moi non plus. »
 
*Non Maya, tu mens. C’est juste que tu n’as pas assez d’argent pour faire les boutiques, et que tu préfères t’acheter des nouveaux gants de boxes ou des nouvelles pointes que de s’achetée des talons ou un nouveau sac de luxe.* D’ailleurs, qu’irait elle faire dans un autre magasin que Darjeeling, H&M ou Adidas ? Rien du tout, tout ce qu’elle avait besoin était le bas.
 
La blonde se tourna vers la piste de danse et la foule, tout en prenant une voix intéressée. Alerte ! Alerte ! Elle allait poser la question. Tous les signes étaient là. Un sourire en coin, une voix trainante et l’œil braqué sur la foule.
 
« -Alors...pas de copain jaloux et possessif qui surveille ce que tu fais dans un coin de la boîte? »
 
Bingo. La jeune femme savait pourtant qu’il faudrait bien qu’elles y viennent. *Vite Maya, trouves un truc.* Oui, mais là, elle ne pouvait dire qu’elle n’en avait pas pour le moment. Elle voulait cette fille dans son lit, hétéro ou pas. Mais le sentiment de honte habituel la submergeait. C’était pas qu’elle ne voulait pas qu’on soit au courant, c’était surtout qu’elle avait peur du jugement des autres. On s’était tellement moqué d’elle plus jeune, alors maintenant, elle avait peur. Elle se contenta donc d’une réponse évasive.
 
« ... Non, pas de copain... »
 
Cs elle s’était faite passer pour une hétéro, elle aurait dit « Pas pour l’instant » ou « Peut-être bien, si un me plait ce soir. » Mais non, a quoi bon. Elle se contenterait de cela Valentina. Car Maya, même alcoolisée, elle ‘n’allait pas lui rouler une pelle en lui disant que ciel, elle ce qu’elle aimait c’était les filles.
 
« Et toi, pas de garçon super sexy qui va m’empêcher de danser avec toi ? »
 
Invitation à danser en même temps qu’une question détournée pour savoir son orientation sexuelle. *Allez Maya, courage, pour l’instant, si on exclue la question du travail, tu fais un sans fautes.*
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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Lun 17 Mar - 18:08

Tournée vers la foule, jambes croisées, le regard assuré d'un chasseur à la recherche de sa proie, Valentina parcourrait de son regard ambré les jeunes gens en plein amusement, insensibles à son regard, du moins pour la grande majorité. Pourtant, à cet instant, Ford n'avait rien d'un chasseur. Ni à cet instant, ni à aucun d'ailleurs, sa principale occupation dans la vie n'était pas d'enchainer les conquêtes. Et puis de toutes façons, la blonde s'était déjà rendue à l'évidence. La seule personne qui l'intéressait ce soir était assise à ses côtés, et elle venait d'ailleurs de lui poser une question qui aurait pu en embarrasser plus d'une. C'était toujours un peu délicat de répondre à une question sur vos préférences sexuelles, car si Ford assumait totalement sa bisexualité, elle savait que beaucoup de personnes préféraient être discrètes à ce sujet. Et au vu de la réponse de la belle Maya, la blonde se disait que ça devait peut-être bien être son cas.

L'étudiante ne put pourtant s'empêcher d'esquisser un fin sourire triomphant en apprenant que Maya n'avait pas de copain. Pourtant, ça ne signifiait pas pour autant qu'elle était libre de tout engagement, ou que la relation entre les deux demoiselles allaient aller au delà de la simple conversation. Pourtant la seule perspective de savoir qu'aucun trouble-fête ne viendrait gâcher ce moment entre les deux jeunes femmes mettait Valentina dans une bonne humeur sans égale. S'accoudant au bar qui était toujours dans son dos, Ford n'avait pas quitté les danseurs des yeux, alors que c'était au tour de la brune de poser à la blonde une question sur une quelconque compagnie qu'elle avait ce soir.

« Et toi, pas de garçon super sexy qui va m’empêcher de danser avec toi ? »

Valentina eu un petit sourire en coin. Oh, il y avait bien un garçon super sexy -même si Ford refuserait toujours de le lui avouer, et ce même sur son lit de mort – mais il n'était pas vraiment un obstacle. Ni ce soir, ni jamais d'ailleurs. Comment lui dire qu'elle était fiancée, mais qu'elle se considérait célibataire, puisqu'elle était loin d'aimer cet homme, ce garçon même, que son père lui avait collé dans les pattes ? Comment aborder le sujet d'Andrea, qu'elle détestait cordialement, non pas tant pour ce qu'il était, mais plutôt parce qu'il représentait toute l'autorité dont son parternel pouvait faire preuve à l'égard de la blonde ? Comment avouer que le destin de Ford ne lui appartenait même pas, et que son futur mari, le père des enfants qu'elle serait obligée d'avoir, avait au moins aussi peu d'estime pour elle qu'elle en avait pour lui ? Ils ne s'entendaient pas, et toutes leurs relations, leurs moindres conversations, chaque regard qu'ils échangeaient, même à la dérobée, se soldaient par une dispute, ou une floppée de vacheries qu'ils s'envoyaient à la tête de l'autre. Ils étaient obligées d'habiter ensemble dans un appartement payés par leurs parents respectifs, savaient tous les deux qu'ils n'auraient pas d'autre alternative que de se supporter jusqu'à la fin de leurs vies, et pourtant, plutôt que de mettre de l'eau dans leur vin, que d'essayer d'apaiser toutes ces tensions entre eux, ils envenimaient chaque fois plus leur situation. Oh Ford ne prétendait pas être une petite sainte, elle avait sa part de responsabilités dans la dégradation de ses relations avec Andrea, mais il était plus simple de rejeter toute la faute sur lui, de lui faire payer la frustration, la colère, la rage même qu'elle ressentait, plutôt que de chercher à sympathiser avec lui. Alors qu'au fond, les deux fiancés se seraient sans doute trouvés plus forts face à leurs parents s'ils parvenaient à s'entendre. Mais allez faire entendre raison à deux bourriques têtues comme eux deux pouvaient l'être.

Et puisque tout ce pan de son histoire était bien trop compliqué à expliquer à qui que ce soit, et qu'il ne fallait absolument pas que quelqu'un se doute que les fiancailles Hillingsbrook/Ashford étaient bidons, Valentina abordait rarement le sujet de sa vie privée de son plein gré. Mais elle ne pouvait pas non plus faire celle qui n'avait rien entendu à la question de son interlocutrice. Elle se tourna donc vers Maya, un sourire en coin sur son beau visage, et glissant son regard dans celui de la belle, pencha subtilement la tête de côté.

« -Hm...invites moi à danser, et tu verras bien ! »

Ford, faire du rentre-dedans à quelqu'un ? Très peu pour elle. Elle avait confiance en elle, et en ses atouts féminins, mais elle n'était pas non plus du genre à les mettre en avant, à en user voire en abuser, à draguer ouvertement ceux qui l'entouraient. La blonde, complètement tournée vers Maya à présent, la fixait les yeux légèrement plissés, souriant toujours, une expression évidente sur le visage qui disait quelque chose comme « alors, cap ou pas cap ? ».



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MessageSujet: Re: When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)   Ven 4 Avr - 22:46

Valentina & Maya
Drink and dance


La vie amoureuse de Maya se résumait en un seul et unique mot : désastreuse. En fait, c’était non pas le néant, mais un énorme chaos truffé de mine et de souvenirs perdus. Sans rire, elle ne se souvenait pas avoir déjà eu une relation durable et solide. Faisons une liste, et nous verrons bien.

En premier, il y avait Alexia, la jolie, la rebelle, la chiantissime, la magnifique Alexia. Ah, lexie et ses beaux yeux bleus, sons sourire a un million de dollars et ses cheveux blonds qui brillaient même sous la pluie. Elles avaient commencé à sortir ensemble après être devenues successivement bourreau et souffre-douleur, puis connaissances neutres, puis amies, puis confidentes, pour finir dans le même lit. Ça avait été son premier vrai amour, celui qu’elle avait aimé bien plus que juste comme une simple attirance physique. Tout l’attirait chez elle, sa manière de parler, ses fringues haut de gamme, son air rebelle et sophistiqué à la fois et cet air de « Cap ou pas cap » de mauvaise fille qui la faisait craquer. Puis les mensonges, le fait de se cacher, Eva... Tout cela avait tué leur amour, et après une énième dispute, la jeune blonde était partie, laissant derrière elle une Maya dévastée prête au pire.

Puis, des années plus tard, avait déboulée May Une latino égoïste et schizophrène. Dès le début, elle avait dut. Sut que c’était une putain de garce, qui manipulait, mentait, puis était honnête, et qui se remettait a dissimulait des choses. Une fille a problèmes. Et pourtant la jeune femme en était retombée amoureuse. Triste sort que le siens. De tombée toujours amoureuse de la mauvaise fille. Mais quoi qu’il en soit, elle avait commencée à s’attachée à elle, à être jalouse, méfiante, trop protectrice. Puis elle avait laissé la brune partir, consciente que ça ne menait rien cette relation amoureuse à sens unique ? Et même si c’était surement pour le mieux, elle ne pouvait s’empêchée d’être triste et nostalgique en y repensant, en se disant qu’elle aurait pu la faire changer. Mais soyons honnête, elle ne l’aurait jamais fait, parce que même inconsciemment, elle ne l’aurait changée pour rien au monde.

Et pour finir Charlotte. Que dire. En quelques phrases. Maya avait rencontrée Charlotte en tant qu’hétéro sympa et drôle. Dynamique et souriante, elle avait tout de suite séduit la brune. Par la force des choses, et surtout de l’alcool, elles s’étaient embrassées. Avait suivi une relation de quelques semaines. Puis leur petite bulle avait éclatée, et elles s’étaient séparés d’un comme un accord. Alors pourquoi Maya pensait toujours à elle ? Maintenant elles étaient amies, au plus grand désespoir de l’espagnole.

Tout cela pour dire, que si ce soir elle passait la nuit avec Valentina, elle avait toutes les chances d’oubliée un peu ses problèmes sentimentaux et ce passé sordide. Ce soir, elle ne rentrerait pas seule, fois de Ramirez. Ainsi la réponse de la blonde sonna parfaitement bien.

« -Hm...Invites moi à danser, et tu verras bien ! »

Maya eu tune rire et sauta de son tabouret. Elle eut un sourire charmeur, bien qu’un peu alcoolisée. Et elle se fit violence pour se tenir droite. Puis elle tendit une main dans la direction de la charmante blonde, lui faisant son plus beau regard :

-Alors Valentina, voudrais tu danser?

Elle lui tendit la main, attendant un geste de sa part.
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When the alcohol arrives, the dignity goes away. (PV Valentina)

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