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 Maya&May ∞ Just tonight I will stay

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MessageSujet: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Dim 23 Fév - 7:53



Maya & May

JUST TONIGHT I WILL STAY

Je titubais à travers les rues. Je n’avais pas voulu prendre un taxi. Dans l’état où je me trouvais, de l’air frais ne me ferait pas de tords. J’avançais avec peine, ne pouvant pas marcher en ligne droite. Une fois de plus je me retrouvais dans cet état pitoyable. Je ne pouvais pas faire autrement. C’était le seul moyen de me retrouver un peu seule dans ma tête. Bien que j’aimais cette particularité chez moi, il était plaisait par moment de n’entendre que ma propre voix entre mes deux oreilles. J’avais passé la journée à tatouer. Cinq clients, tous plus exigeants les uns que les autres. Il m’était difficile de ne pas succomber et de ne pas les frapper ou les insulter. Ils m’irritaient tellement avec leur regard hautain et leurs commentaires sur mes créations. Il croyait en ce fameux dicton : « Le client est roi! » Foutaise. Je suis l’artiste, c’est moi qui possède le talent en dessin. C’est mon boulot de savoir positionner un tatouage au bon endroit. Ils n’étaient pas la première personne que je tatouais, ils pouvaient se contenter chanceux que je le fasse sans dire aucune de mes répliques cinglantes. J’avais ressenti le besoin d’oublier cette journée. J’avais terminé mon dernier client plutôt tard, étant donné la complexité de l’œuvre que je devais graver sur sa peau. Je fermai boutique et en quelque temps, je me retrouvais dans la boîte de nuit de la ville, enfilant les verres les uns après les autres. Dans ces moments-là, je n’avais aucune limite. Tout entrait avec facilité. Je m’enivrais de la musique qui dictait mes mouvements fluides, je me balançais entre les corps chauds, tout aussi ivres que moi. Je me déhanchais aux rythmes ensorceleurs que diffusaient les haut-parleurs. Je m’exaltais par cette liberté d’esprit et j’en profitais pour jouer sur mon terrain de jeu. Chaque personne dans la boîte devenait alors une proie, une victime, potentielle. J’étais née avec une attirance sans limite, me donnant la possibilité d’avoir une variété de choix pour me divertir. J’avais une envie folle de m’amuser. Je ne voulais plus de mon agressivité, uniquement le plaisir et l’excitation de la chasse. J’aperçu non loin de moi un jeune homme viril, confiant et charismatique. Nous échangeâmes quelques regards, mais il ne posait aucun geste en ma direction. Je devais prendre les commandes. Je le voulais. Il serait mon prix de chasse. Mon trophée pour la nuit. Je m’approchai avec assurance vers lui, engageant une danse rapprochée avec son corps. Nous flirtâmes, nous nous embrassâmes. Il y avait des étincelles dans son regard, j’avais le contrôle de la situation. Il était à mes pieds… Jusqu’au moment où j’allai prendre mon énième verre et que je le laissai que quelques minutes. À mon plus grand étonnant, cela avait suffi pour que mon Bellâtre se trouve une nouvelle conquête. « Connard! » Je voulais lui faire du mal, je voulais tout détruire. Comment pouvait-il se foutre de ma gueule comme cela? Je callai mon verre, recherchant l’effet d’apaisement que je désirais. Il n’y avait plus d’effet. Je pris deux autres verres, tout aussi promptement. L’ivresse revenait tranquillement. Trop tranquillement. Je devais me trouver une proie, je devais évacuer toute cette colère.

Je sortis de la boîte de nuit, bousculant toute personne se retrouvant sur mon passage. Je fis défiler le répertoire de mes contacts sur mon portable. J’optais pour la voie facile : une ancienne victime. Il était tard mais je savais m’y prendre pour avoir ce que je voulais. K… L… M… Maya! Cela faisait un petit moment que je ne l’avais pas vu celle-là. Elle serait parfaite. Je pouvais déjà sentir son doux parfum enivrant. Je décidai de l’appeler, quitte à la réveiller. Aucune réponse. « Putain, vas-y, réponds! » La tonalité répétitive m’agaçait. Si mon téléphone ne la réveillait pas, c’est moi qui le ferais.

Je déambulais alors à travers les rues du quartier résidentiel de Sligo. La hâte et l’excitation me conduisait jusqu’à la maison de mon ancienne fréquentation. Je me souvenais encore du chemin, malgré mon état. Je tentais de l’appeler, encore plusieurs fois. Toujours rien. Je reconnus la petite maison. Rien n’avait changé, tout était aussi banal qu’avant. Je me dirigeai vers la cours arrière, allant sous une des fenêtres de l’étage. Je lançai des petites pierres aux carreaux. C’était une version de Roméo et Juliette alcoolisée. Je n’avais rien de Roméo. Je n’avais aucun romantisme, aucune bravoure. Je souhaitais seulement obtenir ce que je voulais. Il ne manquait que ma Juliette…

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Dernière édition par May J. O'Hara le Lun 3 Mar - 4:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Dim 23 Fév - 22:01

May & Maya
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Maya posa lourdement son sac au sol avant de s’écroulée à son tour par terre. Ça avait été une dure soirée. Pourtant elle avait plutôt bien commencée, cette journée. Maya avait fait un jogging a six heure et demi, puis elle était allée à la piscine, enfin dernier sport de la journée elle s’était rendue à la salle de boxe. Elle avait fait son service l’après-midi, ou elle avait bien rit, avec sa collègue et amie Talhia. Puis elle avait reçu un message en sortant du travail. Eva. Elle l’invitait à venir passer la soirée au restaurant. Maya n’avait pu qu’acceptée, même si elle avait prévue de passer la soirée avec la jolie Rachel, elle n’aller pas dire à sa sœur « Désolée je ne peux pas j’ai rendez-vous avec une fille super belle ». Inutile de dire qu’Eva l’aurait faite disparaitre de la surface de la terre. Alors elle avait mis une jolie robe, un peu chic, et mit des talons, ce que, soit d’accord, elle ne mettait quasiment jamais, sauf pour aller en boite, et encore, parfois il lui arrivait de se pointée en ballerine, ça ne dérangeais pas la jeune femme, car de nature assez grande, sa taille naturelle convenait déjà pour draguer. Elle était alors allée diner avec sa sœur dans un restaurant de grande classe, ainsi qu’avec quelques amies à la jeune femme. Elle fêtait la promotion de sa sœur. Elle ne se sentit pas vraiment à l’aise, mais elle gardait le sourire, tentant de participer à la conversation autant qu’elle le pouvait. 

Puis était venue la question que les filles s’étaient retenues de poser toute la soirée. « Et toi Maya tu as un petit copain ? ». Maya, elle avait failli mourir en avalant sa salade de travers. Elle avait osé commencer une phrase « Non en fait moi je suis-» et elle avait été coupée par un coup de pied de sa grande sœur et un sourire citron. « - suis... Suis célibataire. » Alors les autres filles avaient eu des sourires satisfaits et elles avaient continué de parler de leurs maris. Toute la fin de soirée Maya avait souffert au pied. En rentrant chez elle, elle boitait presque.  Elle avait découvert un bleu de la taille de son poing. Bon ok, un peu plus petit ! Mais elle ne pourrait pas aller courir si ça contenait comme cela. Elle espérait que ça irait mieux demain, qu’elle ne soit pas obligée d’aller à l’hôpital, car aux urgences, ils allaient se poser des questions. De plus, sa tante n’était pas là, elle allait devoir se soignée toute seule.

Quoi qu’il en soit, elle était là. Elle se mit en pyjamas, qui se résumaient à un tee-shirt trop grand et un vieux short. Elle se mit un bandage au pied et se mit directement au lit, après avoir pris un doliprane. Elle était vraiment fatiguée, ses pieds lui faisaient mal, Rachel lui manquait et demain elle prenait le service très tôt. A croire que son calvaire n’était pas terminé. Elle ne trouva le sommeil qu’une bonne heure plus tard. Puis elle entendit un petit bruit désagréable. Elle leva la tête et alluma sa petite lampe sur son guéridon. Elle se leva, s’apercevant qu’on lançait des cailloux sur sa fenêtre. Elle s’approcha et distingua une silhouette de femme dehors. C’était surement Tara, elle rentrait souvent tard, à moitié défoncée. Mais la Maya n’était pas d’humeur ! Elle allait voir ce que ça faisait de rentrer à la maison sans sonner comme tout le monde à la porte ! Elle descendit les escaliers, encore à moitié sonnée et endormie, elle vit qu’elle n’avait pas ranger sa robe et ses talons, toujours sur le canapé, tant pis, elle le ferait plus tard. Elle ouvrit la porte après avoir déverrouillé, et elle commença a parlé sans même prendre la peine de regarder la jeune femme.

« Sérieux Ty’ c’est à cette heure que tu rentres, t’es vraiment chiante comme fille. » elle plissa ensuite les yeux. Attendez, ce n’était pas Tara devant elle ! C’était May. Que faisait son sexe friand ici ? Bêtement elle répéta son prénom. « May ? »

Comme pour s’assurer que c’était elle. Puis elle ouvrit la porte en grand, lui faisant signe de rentrer, ce que May fit, titubant à moitié. Elle ferma la porte. Elle comptait bien tenir la résolution qu’elle s’était donnée, que rien ne se passerais plus avec May. Surtout pas quand elle était bourrée.

« Que me vaut ta visite May ? »

Elle croisa les bras, remettant avant une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle était curieuse d’entendre le récit de May, et de comment elle en était venue à se rendre chez une fille qu’elle n’avait pas vue depuis deux semaines.
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Lun 24 Fév - 0:27



Maya & May

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Deux semaines. Deux semaines qu’on ne s’était pas vu. Notre relation s’était mal terminée, par ma faute. Parce que je ne suis pas le genre de personne qu’une personne censée veut dans sa vie. Je suis le genre de personne qu’on évite si on ne veut pas avoir le cœur brisé, parce que moi, j'en n'ai pas. Je n’avais rien ressenti lorsque Maya avait mis fin à la relation. Je n’avais pensé uniquement que je venais de perdre une proie, qu’une source de plaisir régulière. Et ne disait-on pas « Une de perdue, dix de retrouvées »? J’appliquais cette expression à beaucoup de chose. Principalement dans ces moments-là. J’étais une ordure de première. J’avais bien vu qu’elle voulait plus, qu’elle s’attachait à moi progressivement. Pourquoi ne l’avais-je pas prévenu qu’elle perdait son temps avec moi? Parce que je ne l’aurais plus eu que pour moi. C’était d’un égoïsme frappant, puis alors? On ne me changerait pas, j’étais faite ainsi et ça me plaisait. Cela faisait deux semaines qu’on ne s’était pas vu et pourtant j’étais là, à déambuler dans les rues de Sligo, en direction de sa maison. Je revenais après deux semaines parce que je me croyais tout permis. Peu importait si cela se faisait ou non. Je voulais qu’une chose et je l’aurai. C’était mon défi de la soirée; un jeu rien de plus.

Je n’avais plus les idées ni les pensées claires. J’avais tenté, désespérément, de la contacter tout au long de ma balade. Elle devait être à la maison, elle ne pouvait pas être ailleurs. Que pourrait-elle bien faire de mieux que de dormir à cette heure-ci et avec qui? Non, elle devait encore se remettre de notre relation… J’avais cette fâcheuse habitude de penser que le monde arrêtait de tourner dès que je n’étais plus là. J’étais si loin de la vérité. Mes gestes manquaient de convictions. Je trébuchai à quelques reprises, sans me faire trop mal. Je devais rester présentable pour la belle Maya. Déjà avec l’état dans lequel je me retrouvais, ce n’était pas gagné. J’aperçus sa maison au loin et accélérai le pas. Je me retrouvai rapidement dans la cour arrière, marchant de façon instable avec mes talons sur la pelouse. Je n’avais trouvé que comme moyen de lancer des petits cailloux à sa fenêtre. J’étais pire qu’un adolescent en pleine puberté. Je ne faisais pas dans l’originalité, fallait bien l’avouer. J’attendais quelques instants. J’étais persuadé qu’elle était à la maison. Mon instinct ne pouvait pas se tromper.

C’est alors que je vis une lumière s’allumer au travers des rideaux de la chambre de Maya. Un sourire victorieux apparu sur mon visage. C’était un pas vers la victoire. Par contre, le plus dure restait à venir. Elle ne se laissera pas faire aussi facilement que je pourrais le croire. Elle a plus de principe que ça la Demoiselle. Plus que moi, en tout cas. Je m’approchai de la porte. Attendant qu’on m’ouvre, je replaçai convenablement ma robe sur mon corps, passai mes doigts sous mes yeux pour enlever toutes traces que mon maquillage aurait pu faire, et bombai mes cheveux pour leur donner du volume. Je sentais la hâte m’envahir. L’attente semblait durer des heures, je me languissais de la voir à nouveau. Puis, Maya ouvrit finalement. Toujours aussi belle, même à moitié endormie et en pyjama. Elle ne s’attendait pas à me voir. Elle pensait à sa petite sœur. Oups!  « Surprise, chérie! » Je l’avais toujours appelé comme ça. En fait, je donnais ce surnom à tout le monde. Cela leur donne l’impression qu’ils sont uniques à mes yeux. Faux. J’entrai de misère lorsqu’elle me fit signe. Ouais, comme ça ce n’était pas gagné. Je me repris, reprenant une position moins alcoolisée. Je me retournai vers elle, lui faisant face. Je gardais mon sourire charmeur à mes lippes. Je laissai échapper un ricanement à sa question. Je n’allais pas lui dire tout de suite. J’allais d’abord l’amadouer. « Pas de bonsoir? Tu m’as déjà réservé des accueils plus chaleureux ma belle! » Oui, bon… Ce n’était peut-être pas la meilleure technique. Je m’assurai de faire le moins de bruit possible. Puis, je tournai les talons et montai, sans son autorisation, les escaliers menant à sa chambre. Une fois dans celle-ci, je retirai mes talons, les abandonnant dans un coin de la pièce. Je m’assis sur son lit défait. Donc, elle dormait. Ce qui explique l’absence de réponse lorsque je l’appelais. Je croisai les jambes attendant la venue de Maya, ce qui ne tarda pas à venir. « Tu n’es pas contente de me voir? »
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Dernière édition par May J. O'Hara le Lun 3 Mar - 4:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Lun 24 Fév - 16:37

May & Maya
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May était surement une des dernières personnes que Maya aurait voulu voir ce soir. Premièrement, parce qu’elle ne souhaitait absolument pas avoir une partie de jambes en l’air ce soir, deuxièmement, elle était vraiment fatiguée pour discuter avec une jeune femme saoule et déjà en train de marquer son territoire, troisièmement... Il n’y en avait pas, mais les deux raisons étaient déjà suffisantes. Il y avait aussi le fait qu’elle savait que ça ne menait à rien. Oui, elles avaient eu une relation assez courte, et Maya s’était attachée à May d’une certaine manière, c’était comme avec toutes ses ex, elle s’était trop vite faite à la présence de Maya a ses côtés, a son doux parfum, a ses surnoms. Puis elle avait ouvert les yeux, elle n’était qu’une allumeuse. Avec elle, ça n’allait nulle part, un jour elle ignorait royalement l’espagnole, se tournant vers d’autres personnes pour avoir du plaisir. Et plus tard elle revenait vers elle comme un petit chat mignon. Comme si rien ne s’était jamais passé. Au début, Maya s’était auto convaincue qu’elle pourrait changée la jeune femme. Puis elle s’apercevait de la misanthropie de May, elle n’aimait personne d’autre qu’elle et son amie Dylan, son « inséparable ». Au fond, Maya avait toujours été persuadée que May portait de l’amour à Dylan plus qu’à une amie. Plus qu’elle ne lui en apporterait jamais. Alors Maya avait mis un terme à cette relation sans issue, et elle avait remplacé la brune par une autre femme bien plus gentille, une sex-friend qui incluait vraiment la partie friend. Valentina. Jolie blonde gentille et drôle, qui était fiancée a un homme, et pas fidèle le moins du monde a Maya. Maya non plus. Mais elles s’amusaient bien ensemble. Alors qu’avec May, c’était de la jalousie, de l’angoisse, de la suspicion, des questionnements incessants. Elle avait toujours peur de ne plus la revoir.

 
Depuis deux semaines, elle était sereine, fatiguée, avec beaucoup de problèmes, mais le problème May en moins. Deux semaines de silence radio plus reposant que vraiment pesant. Elle pensait à autre chose que la brune. Elle pensait a s’amusée, à faire plus de sport, à faire les courses. Elle vivait une vie normale en somme. Et voilà que BAMBIMBOUM May revenait, titubant, avec ses surnoms mielleux et sa robe trop courte. Sa voix trop amusée pour cacher ses intentions. Elles étaient très claires, ses intentions, elle voulait Maya dans son lit. Alors elle était peut être gentille, mais elle n’était pas totalement naïve et crédule. Et ce n’était pas parce que May revenait avec son sourire charmeur, ses beau yeux, son corps sexy, ses... Bref ! Ce n’était pas parce qu’elle revenait que Maya se laisserait faire.
 
« Pas de bonsoir? Tu m’as déjà réservé des accueils plus chaleureux ma belle! »
 
Maa soupira, technique assez pathétique, allez May, tu peux faire mieux. Ah non t’es torchée ! Maya s’empara de sa robe sur le canapé et la mit dans le paner de linge sale à proximité, elle balança ses chaussure sur le côté. Elle voulut répondre avec un nouveau soupir. Mais May la coupa en montant les escaliers de ses grande jambes toutes fines. *Eh merde*. Elle la suit en lui criant de redescendre. Mais elle ne sembla pas l’entendre, et ce fut assise sur son lit qu’elle la retrouva. Rien ne l’empêchait de lui sauter dessus. Mais sauter sur une fille alcoolisée, celle le faisait juste quand elle aussi avait bu plus d’un verre.
 
« Tu n’es pas contente de me voir? »
 
Maya eut un sourire. Alors May croyait vraiment l’avoir avec cela, et sa petite mine faussement étonnée. Elle était peut être gentille, mais comme elle l’avait déjà dit, pas débile.
 
« Je serais contente si nous étions amies, hors toi et moi savons que tu n’as que deux amis. Toi et Dylan. »
 
Le deuxième prénom était prononcé avec un peu d’aigreur. Ce n’était vraiment une amie, vu qu’elle savait que May en voulait peut être plus de la blonde. Maya passa dans la salle de bain, remplit un verre d’eau, puis retournait auprès de May. Elle s’approcha de la brune, se mettant a croupit devant elle, et passant une mèche de cheveux derrière l’oreille de la belle brune. Elle lui fit boire deux gorgées du verre, puis le posa sur la table. Elle eut un sourire doux.
 
« May ? » elle attendit une réaction de sa part avant de continuer. Puis son sourire disparut, et sa voix se fit ferme. « On ne coucheras pas ensemble ce soir. » Elle se leva et s’assit sur la chaise de bureau, en face de May. « Alors, pourquoi tu t’es mise dans un état pareil ? »
 
Elle attendait la réponse, les bras croisés.
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Mar 25 Fév - 4:19



Maya & May

JUST TONIGHT I WILL STAY

Je me retrouvais chez Maya comme au temps de notre relation. Rien n’avait changé dans la maison. Pourquoi cela aurait changé en deux semaines? Pourtant, j’avais l’impression que cela faisait des années que je ne l’avais pas vu. Il est vrai que ce n’était pas la meilleure idée du siècle d’être venue ici. J’aurais pu choisir n’importe qui d’autre. J’avais des dizaines de noms dans mon portable, et dans ces dizaines j’aurais trouvé des personnes plus faciles à avoir, qui n’attendaient que ça que je ne revienne dans leur vie. C’était sur Maya que mon choix s’était arrêté. Justement parce que ce n’était pas facile. Justement parce que je devais travailler pour avoir ce que je voulais. La chasse était mon jeu préféré. Il ouvrait davantage mon appétit. La jolie Brunette allait me combler, plus que ça même. Il fallait l’avouer, Maya était belle. Elle avait un corps de rêve et en prenait soin par toutes les activités sportives qu’elle pratiquait. En plus de cela, elle était dotée d’une bonté et une gentillesse sans limite. Ce qui était tout le contraire de moi. Pourquoi n’avais-je pas voulu entretenir notre relation? Parce que je ne ressentais rien. Je n’avais pas cette capacité émotionnelle qu’avait Maya. Je ne suis pas hypocrite non plus. Je n’aime pas, je le dis, quitte à blesser.  Elle ne pouvait pas me reprocher de ne pas avoir été franche. Nous avions eu des bons moments, mais il n’était pas question de plus.

J’étais entrée dans la maison à une rapidité étonnante vu mon état.  Je devais sembler le plus sobre possible, sinon elle allait me rejeter plus vite qu’elle ne l’aurait fait, si l’on s’était croisé dans la rue. Autre défi. J’avais usé de peu de finesse avec ma dernière réplique. Ce qui avait eu pour don d’exaspérer la belle. Je n’avais pas pu retenir un petit ricanement à son soupire. Je ne pouvais pas m’empêcher de la trouver mignonne, même fâchée. C’était le genre de réaction que j’aimais provoquer. Je profitai du moment d’inattention de la jolie Maya pour monter à l’étage. Je ris de plus belle lorsqu’elle cria de redescendre. Nous étions alors les deux seules personnes à la maison si elle osait agir ainsi. J’entrai dans la chambre telle une gamine. Je m’amusais, il n’y avait pas de doute là-dessus. C’est patiemment que j’attendais Maya sur son lit. Aussitôt qu’elle fut en face de moi, je la questionnai. Nouveau rire. « Chérie… Tu sais bien qu’il en a plus que deux. » Tout en parlant, je pointai ma tête. Je lui en avais déjà parlé, elle savait pour ma « maladie ». Je savais que cette réplique pouvait jeter un froid. Qui était à l’aise de parler de maladie mentale? Moi. Sans aucun doute. Je ne voyais pas cela comme une maladie, mais comme un cadeau du ciel. J’étais unique, dans une classe à part. Le seul point qui m’avait dérangé dans cette phrase était le ton qu’elle avait adopté au nom de Dylan. Étais-ce de la jalousie que je percevais? Vraiment? Il fallait avouer quand se comparant avec Dylan, il avait de quoi se sentir inférieur. Personne ne lui arrivait à la cheville.

Je l’observai, alors qu’elle déambulait entre la salle de bain et la chambre, me rapportant un verre d’eau. Il était étonnant qu’elle agisse ainsi après ce qu’il y avait eu entre nous. Mes chances n’étaient pas complètement perdues et je devais jouer là-dessus. Elle était tendre et gentille et je ne le méritais pas. Pire encore, je comptais utiliser cela en ma faveur. Je déposai une de mes mains sur la sienne lorsqu’elle replaça une de mes mèches. Si c’était ce qu’il fallait, je serais douce aussi. Je lui donnerai cette affection qui lui prenait. Je bus, sans trop de difficulté, les gorgées qu’elle m’offrait. Je soufflai un remerciement d’une voix suave. Mes yeux ne pouvaient se détacher d’elle. Je suivais chacun de ses mouvements sans en perdre une seconde. Je voulais qu’elle sente ma présence près d’elle, même éloignée. Je souris lorsqu’elle m’avertit que rien ne se passerait ce soir. C’est ce que tu crois, ma belle! Je penchai la tête, détachant finalement mon regard d’elle. « Alors, pourquoi tu t’es mise dans un état pareil ? » « Tu sais comment je suis… Si je veux me retrouver seule un peu j’ai besoin d’aide et mon amie l’alcool est d’une grande aide. » Je me levai à mon tour, allant m’asseoir sur ses genoux. Ainsi, de côté, je pris son menton, dirigeant son visage vers le mien. « Et qu’est-ce qui te dis que je ne viens pas seulement trouver réconfort et dormir dans tes bras? » Ouais, bon… Je poussais un peu loin. « Je ne te mentirai pas non plus en te disant que je te trouve très sexy dans cette tenue. » Ma voix était chaude et douce. Je me levai et alla me rasseoir sur le lit. Je l'aurais, une étape à la fois.

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Dernière édition par May J. O'Hara le Lun 3 Mar - 4:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Mer 26 Fév - 17:44

May & Maya
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MMay était une femme très belle, c’était indéniable. Des beaux cheveux bruns, des yeux pétillants, un corps sans défauts et une voix suave. Pourtant, Maya ne ressentait plus la petite étincelle. Celle qui la faisait briller quand elle voyait la jeune femme l’attendre devant le club.  Il n’y avait plus ce petit truc qui la poussait à revenir vers la latino même après un rejet ou une humiliation. Maintenant, elle y voyait certes une jolie jeune femme, très attirante et sexy, elle ressentait certes du désir, mais pas vraiment d’attirance exceptionnelle. Elle était autant attirée par la brune que par n’importe quelle autre fille jolie et souriante. Non, parce qu’à présent, Maya en était sure, il n’y avait pas une once d’humanité en elle. Et ce qu’elle possédait, elle le détruisait jours après jours, à boire, râler, draguer, jeter et à parler aux gens dans sa tête.

 
En fait, c’était surement une des raisons pour lesquelles la jeune fille avait quittée May. Elle se détruisait. Elle refusait de prendre ses médicaments, elle ne se rendait pas compte qu’elle bousillait sa vie. Maya, ça la tuait. Une fille comme ça, avec un tel talent artistique méritait bien plus qu’une vie de tatoueuse dans un petit salon en Irlande. Elle méritait une énorme boutique, avec des gens qu’elle aimait et une seule voix dans sa tête. Et elle ne s’en rendait pas compte. C’était peut-être parce que Maya, elle n’avait jamais eu sa chance, qu’elle désespérait en voyant les autres la gâcher. Parce qu’elle avait eu des rêves qu’on ne lui avait jamais donné la chance de réaliser. Et chaque jour, des gens foutaient en l’air leurs chances d’être heureux, pour différents raisons. Maya avait toujours imaginée que ce qui valait la peine de gâcher sa vie pour May c’était parce qu’elle se croyait heureuse ainsi. Avec je ne sais pas combien de voix dans sa tête et des conquêtes à gogo. Pour Maya, ce n’était pas ça le bonheur, le bonheur, c’était se lever le matin, et sourire. Simplement cela, pour elle, c’était le bonheur. Et la raison de ce bonheur, c’était la raison de votre sourire quand vous vous leviez.
 
En fait Maya n’était plus jalouse de Dylan. Parce qu’elle s’apercevait petit à petit que celle-ci avait un lourd fardeau sur les épaules. Celui d’être aimée par une personne, qui sous son apparence dure et scandaleuse, était une fille brisée. Et Maya se disait en y repensant, qu’au final, ça devait être plus dur d’être la meilleure amie de la mauvaise fille, que la mauvaise fille en elle-même. Car elle, elle était heureuse de se détruire, alors que Dylan, elle était détruite en même temps, sans avoir l’avantage d’en être satisfaite.
 
 « Tu sais comment je suis… Si je veux me retrouver seule un peu j’ai besoin d’aide et mon amie l’alcool est d’une grande aide. »
 
May se leva et elle prit place sur Maya, qui se raidit d’un coup. Elle ne savait pas à quoi jouait la jeune femme, mais elle n’aimait pas ce petit jeu. Elle trouvait cela malsain autant qu’inutile. Elle ne se mettrait pas dans le même lit qu’elle. Et Maya avait beau lui prendre le menton, lui faire ses yeux doux. Tout ce que la belle ressentait à cet instant, c’était de la pitié, la pitié d’une fille perdue, saoule, qui se réfugiait chez une fille un peu trop naïve et trop gentille, qui n’a pas la force de la repoussée. Maya en aurait presque eu la larme à l’œil si May avait ressenti le malaise de la situation. Mais non, elle continuait d’agir comme si ça lui était égal.
 
 « Et qu’est-ce qui te dis que je ne viens pas seulement trouver réconfort et dormir dans tes bras? » Maya ne broncha pas. « Je ne te mentirai pas non plus en te disant que je te trouve très sexy dans cette tenue. »
 
La jeune fille se rassit sur le lit. Maya ne bougea pas. Puis d’un coup, sans prévenir, elle explosa de rire. Ce n’était pas son rire doux habituel. C’était un rire désespérée, qui arracherais des marles non pas de rire mais de peine. De la peine pour la brune. De la peine pour sa méchanceté et sa technique de drague qui commençait à devenir lassante. Quand elle arrêta de rire elle se leva, fit mine de s’époussiérer les jambes, et s’approcha de May, s’asseyant a ses côtés.
 
« Qu’est-ce que tu croyais May ? » elle laissa un petit silence puis exprima sa pensée. « Tu croyais que j’allais t’attendre ici sans rien faire, que tu petit cul retourne dans mon lit ? » elle eut un sourire, et cogna gentiment son épaule contre celle de May. « Alors tu peux dormir dans mes bras... Habillée. » Elle haussa les épaules, comme si elle était lasse de cette discussion. « C’est fini entre nous. »
 
Elle était partie, avait retrouvé une nouvelle sex-friend, était tombée amoureuse, avait vécu sa vie tranquillement, avec un sourire permanent. Son ton était ferme était sans appel. Et si May persistait dans cette voix, elle allait se heurtée à un mur. Un mur Nommé Maya Maria Ramirez.
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Ven 28 Fév - 3:14



Maya & May

JUST TONIGHT I WILL STAY

J'avais ce talent. Un talent indéniable pour éloigner les gens de moi. J’étais une passade. Un courait d’air. Une erreur. Même mes parents devaient regretter leur choix. Devrais-je dire, mes parents adoptifs. Car mes vrais parents avaient compris, au moment même où il avait su mon existence dans le ventre de ma génitrice, que rien de bon ne pouvait émaner de moi. Elle avait dû le sentir dans les coups que je donnais. Elle avait dû le ressentir à l’instant où l’ovule fécond s’était accroché à elle. Je ne fais rien de bon. Ils avaient alors préparé mon transfert de famille, biens heureux qu’on couple naïf veuille de moi. Ils pouvaient s’en laver les mains. Quand tu adoptes, il n’y a pas de remboursement. Ce n’est pas comme une paire de jeans, ou un plat froid dans un restaurant. C’est un être humain. Ils devaient endurer ce petit être maléfique que je suis. J’avais ce talent pour éloigner les gens de moi, car je n’aimais pas leur présence. Il m’exposait leur normalité. Il est facile de penser que je ne comprends pas, que je ne me rends pas compte de ma différence. Je peux expliquer des heures durant à mes psychologues que j’accepte de vivre avec mes voix, que j’accepte mes sautes d’humeur… Pour eux, je suis encore plus folle. C’est eux qui ne comprennent pas. Ce n’est pas explicable si on ne le vit pas. La normalité m’énerve. C’est trop simple, trop facile. Ça non plus je ne peux pas le dire. Eux qui étaient formé pour m’écouter et m’aider ne comprenais pas pourquoi je ne voulais pas avoir de contacts avec qui que ce soit. Pas de contacts profonds, on s’entend. Pour  le reste, j’en avais amplement. Alors, essayer d’expliquer tout cela à quelqu’un dont j’avais été qu’une passade dans sa vie était impossible. Tout jouait contre moi, je l’avais blessée, elle ne pouvait pas me comprendre… Mais je la voulais. Je la voulais pour faire taire pendant quelques temps les voix. Pour être seule. C’était paradoxal, je le savais. J’ai besoin de quelqu’un pour être seule.

Les effets de l’alcool s’estompaient. Je pouvais de nouveau entendre les murmures qui annonçaient leur retour imminent. Mon choix avait été casse-cou. Je savais que je ne l’avais pas choisi facile. Mais c’était ce que j’aimais. La facilité rime avec faiblesse. J’avais joué une carte de plus pour la faire succombé… Une mauvaise carte. J’aurais dû m’en souvenir, Maya n’était pas comme cela. Elle n’était pas du genre à tout accepter en un claquement de doigt. Son rire me fit frissonner. Pas de peur, par de surprise : de colère… L’alcool ne me détendait plus. J’allais retourner derrière ma forteresse. Son attitude m’énervait. Elle qui s’époussette les jambes, le ton qu’elle employait. Je croisai les bras sous ma poitrine, serrant subtilement les poings. J’avais horreur de perdre. J’avais horreur de la pitié. Car oui, je pouvais le lire dans ses jolis yeux noisette. Je ne l’avais pas demandé en mariage pour finalement la quitté devant l’autel. J’avais été claire dès le début, je ne m’attache pas. « Qu’est-ce que tu croyais May ? » Ce que je croyais? Rien, justement. Il n’avait à croire ou espérer. Nous avions été amantes, c’est tout. Je soupirai suite à ses deux questions, passant une de mes mains dans mes longs cheveux, les replaçant derrière mes oreilles. « Alors tu peux dormir dans mes bras... Habillée. » Pour le moment, je ne voulais plus rien. Pour une des rares fois j’avais envie de laisser tomber. Cette situation sonnait mélodrame et je détestais ça. Elle essayait de se la jouer amicale lorsqu’elle m’avait cogné l’épaule. Je voyais un geste empreint de pitié et rien d’autre. Elle était la première à me faire sentir ainsi. Non... mes parents avaient le même regard…

« C’est fini entre nous. » Je m’écroulai alors sur le lit, poussant un soupire puissant et me cachai le visage derrière mes mains. Oh, mais arrête Maya, tu vas me faire pleurer… J’avais envie de lui lancer tout mon sarcasme à la figure. Nous n’avons même pas été un couple, putain… Je me redressai alors brusquement devant elle. Je pouvais entendre presque perceptiblement les voix résonner. Maya, Maya… Pour que ce soit fini entre nous, il aurait fallu qu’il y ait un nous. Je parle d’un nous couple. J’ai toujours été franche et je t’ai toujours dit que je ne voulais rien de savoir de tout ça. Tu ne peux pas dire que j’ai été hypocrite, que j’ai prétendu quelque chose… Je ne t’ai même pas trompé, ce qui est un exploit en soi. Alors pourquoi c’est moi qui passe pour la méchante entre nous deux? Le ton était arrogant et sec. Je pris une grande inspiration. Je devais faire taire les voix, sinon ça allait déraper. Je me levai face à elle. Je ne suis pas comme toi, tu le sais. Tu le sais, mais tu ne te donnes pas la peine de le comprendre. Avoir su… Nouvelle inspiration. Je croisai de nouveau les bras. Je voulais détruire quelque chose.  Je me retenais.

Est-ce que tu pourras me prêter des vêtements pour dormir, je ne veux pas froisser ma robe… C’était tout moi ça. Il était difficile de me suivre, je changeais de sujet aussi vite que défilaient les mots dans ma tête. Je n’avais pas dit mon dernier mot.

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Dernière édition par May J. O'Hara le Lun 3 Mar - 4:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Ven 28 Fév - 21:53

Désolée d'avance du nombre de grossièretés de cette réponse  ange 


May & Maya
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Maya eut un sourire disparut quand elle réalisa ce qu’elle avait dit. Oui, il était vrai que ça sonnait mieux dans sa tête, tant pis. En fait, elle ne parlait pas d’un couple, loin de là. Elle parlait de leur relation. Amicale autant que sexuelle ? Parce qu’elle allait s’attachée, c’était toujours ainsi. Et elle ne souhaitait pas vraiment souffrir à nouveau.

 
 Maya, Maya… Pour que ce soit fini entre nous, il aurait fallu qu’il y ait un nous. Je parle d’un nous couple. J’ai toujours été franche et je t’ai toujours dit que je ne voulais rien de savoir de tout ça. Tu ne peux pas dire que j’ai été hypocrite, que j’ai prétendu quelque chose…
 
Non, ça c’était vrai. Mais si May avait pris la peine de la connaitre, alors elle aurait su que la jeune femme prenait tout au sérieux. Il n’y avait pas de demi-mesure avec Maya, soit elle ne s’intéressait pas, soit elle s’impliquait à fond. Et May, même si elle avait luttée, ça avait été  un amour. Certes passager, mais réel. Et Maya, elle savait bien que May ne lui avait jamais rien promis, mais elle savait aussi que son cœur s’emballait à chaque fois, et que cette fois, c’était la mauvaise. C’était la mauvaise tout. La mauvaise fille, la mauvaise gentille... Alors non, elle ne lui avait rien promis, mais elle lui avait donné rien qu’un petit peu, et Maya en avait voulu plus, toujours plus. C’était le problème avec Maya, c’était une fille trop romantique.
 
Je ne t’ai même pas trompé, ce qui est un exploit en soi. Alors pourquoi c’est moi qui passe pour la méchante entre nous deux?
 
Parce que c’était elle la tatoueuse sans cœur qui couchait et détruisait sans se soucier des autres. Parce que Maya, elle était gentille. Mais c’était vrai, c’était elle qui avait rompu le contact ? Mi-fin à leur relation, même si elles n’étaient pas en couples, parce qu’elle ne voulait pas souffrir. Elle ne voulait pas souffrir. Parce qu’il n’y avait pas de méchants ou de gentils. Il n’y avait que des personnes blessées. Des personnes qui s’en remettaient plus ou moins bien. Mais souvent moins. Et Maya ne l’accusait pas d’être la méchante. Mais avouons-le, c’était à cause d’elle que tout avait foiré.
 
Je ne suis pas comme toi, tu le sais. Tu le sais, mais tu ne te donnes pas la peine de le comprendre. Est-ce que tu pourras me prêter des vêtements pour dormir, je ne veux pas froisser ma robe…
 
Maya se leva d’un bond, qu’est ce qu’elle venait de dire ? *Je... Tu.  Putain de merde* Maya commença à respirer plus fortement, elle ignora royalement la demande de la jeune fille. Elle ne voulait pas entendre cela. Elle ne voulait plus. Autrefois elle n’aurait pas relevée, cependant ça avait changé. Mais pour qui elle se prenait cette espèce de...
 
Pardon ? PARDON ? Je ne me donne pas la peine de comprendre hein ? Elle passa les mains nerveusement dans ses cheveux. Dis-moi  Chérie, qui t’attendais le soir ? Qui te réconfortaient quand tu te sentais seule ? Qui est la personne qui pleurait en te voyant l’engueulée et revenait toujours. Je sais que t’es pas comme moi, t’à le droit de dire que je ne comprends pas. Mais ne t’as pas le droit de dire que j'essaie pas putain ! Elle pointa un doigt sur sa poitrine, pas de larmes, ca lui ferait trop plaisir. Je sais que ne t’es pas comme moi ! Tu veux savoir la plus grande différence qu’il y ait jamais eu ? Moi je t’aimais ! Et toi non ! Voilà la plus grande différence ! Elle s’avança, un air mauvais sur le visage. Mais jamais ! Jamais May ne dit à nouveau que je n’ai jamais essayée !
 
Elle recula de quelques pas en soupirant. Si bien qu’on aurait pu croire qu’elle allait se calmée. Mais elle n’en pouvait plus. C’était une accumulation. Un tout. Il n’y avait pas qu’elle avec qui ça n’allait pas. Mais c’était la seule qui se permettait de faire une remarque à la jeune femme. Parce que tout le monde savait qu’elle était susceptible, et que quand elle agissait comme cela, il fallait faire profil bas. Mais elle savait que May n’était pas ce genre de filles. C’était le genre de fille à dire ce qu’elle pensait. Et c’était tout à son honneur. Mais là, elle n’aurait rien dut dire. Parce que Maya, elle n’avait assez. Assez de tout. D’avoir honte, de se cachée. D’être blessée, de pleurer. De ne pas se remettre de son premier amour. De ne pas arriver à être la fille vraiment joyeuse. Lasse de sourire. Alors ce n’était pas la petite brune toute maigre qui allait lui cracher à la figure.
 
Qui t’as... qui t’as donné le droit de me juger? Quel genre de misanthrope tordue il faut être pour passer et détruire les gens. Tu t’en rends pas compte, peut être que tu t’en fiches. Donc si ne t’es pas contente que je sois blessée, tu dégages !
 
Elle criait, et alors ? Elle était chez elle, elle pointa du doigt la porte. En fait, elle espérait qu’elle parte, parce que ça faisait trop mal de lui rappeler que pour May, ça avait été une période comme une autre, que Maya n’avait pas comptée plus que cela. Ca faisait trop mal. Trop de reproches, pas assez de temps. Puis elle poussa une grande inspiration, et se dirigea vers son armoire, avec rage, elle extirpa une nuisette bleue nuit de celle-ci et la lança sur May.
 
Tiens... Elle prit place sur la chaise... Tu ne peux pas savoir à quelle point je t’adore, et à quel point t’es sexy, malheureusement ce n’est pas réciproque. Maintenant dis-moi pourquoi tu es venue ici. Et donne-moi la vraie raison.
 
Elle voulait l’entendre. De sa bouche, parce qu’elle en avait marre d’attendre qu’elle arrête de faire celle qui voulait juste un toit.  Elle n’aurait pas due s’énervée ainsi, mais que voulez vous, pas de calmants a porter de main, et elle était impulsive parfois. Une crise de nerfs Voila tout. Mais elle ne doutait pas que May lui rendrait en mille fois plus fort. Et tant mieux. Parce que tout ce qu’elle voulait, au final, c’était qu’elle parte. Qu’elle s’en aille loin. Tchao ! Elle ne voulait plus penser à la latino. Elle voulait que ce petit manège cesse.
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Lun 3 Mar - 4:17



Maya & May

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Je devais me calmer. Je sentais mon sang bouillir. Mes mains tremblait par la rage. Je devais détruire quelque chose. C’était le seul moyen de me calmer. Je n’avais plus les effets de l’alcool pour taire mes voix qui me hurlait de frapper Maya. Je ne voulais pas le faire. Non, pas à elle. Je ne sais pas ce qui m’en empêchais, je ne me retenais jamais avec  personne. C’était Maya… Elle faisait partie des rares exceptions. Pour elle, je m’étais abstenue de voir toute autre personne, alors que je la fréquentais. Ce n’était pas mon genre non plus. Elle avait relevé des exploits, il fallait l’avouer. Pourquoi elle? Pourquoi pas n’importe qui? Je ne saurais le dire. Je ne choisissais pas mes exceptions, ils s’imposaient d’eux-mêmes. Maya s’était imposé d’elle-même. Certes, je ne ressentais pas d’amour : mon cœur de pierre ne me le permettait pas, mes voix ne me le permettaient pas. Cependant, quand je me trouvais dans ses bras, lorsque nous nous donnions l’une à l’autre, c’était le calme plat en moi, rien ne venait perturber mon esprit. Je ne pouvais pas dire cela de tous mes amants. Toutefois, en ce moment même, ce n’était pas le calme plat. Mes tempes menaçaient d’exploser, tellement la rage augmentait ma pression. Mon souffle se faisait plus profond et plus accéléré. Je lui expliquais mon point de vue, ce que je pensais de notre relation, de ce « nous » qu’elle aimait tant employer. Les mots sortaient tous seuls, je ne contrôlais plus rien. Je ne voulais qu’être méchante envers la jeune femme à mes côtés. Lui faire du mal, encore plus de mal. Je n’avais rien fait, mais tout venait de moi. C’était moi le problème! Non pas cette fois-ci et je le ne changerai pas mon opinion là-dessus.

Et vlan! Elle venait d’éclater. Maya venait d’éclater. Je ne m’y attendais pas. Pardon ? PARDON ? Je ne me donne pas la peine de comprendre hein ?  Dis-moi  Chérie, qui t’attendais le soir ? Qui te réconfortaient quand tu te sentais seule ? Qui est la personne qui pleurait en te voyant l’engueulée et revenait toujours. Je crois que j’ai ouvert le bouche, pour ensuite la refermée. Oui, j’avais été odieuse. Je le suis avec tout le monde. Je ne pouvais pas croire qu’elle criait, qu’elle s’affirme de la sorte. Je sais que t’es pas comme moi, t’à le droit de dire que je ne comprends pas. Mais ne t’as pas le droit de dire que j'essaie pas putain ! Je sais que ne t’es pas comme moi ! Tu veux savoir la plus grande différence qu’il y ait jamais eu ? Moi je t’aimais ! Et toi non ! Voilà la plus grande différence !  Mais jamais ! Jamais May ne dit à nouveau que je n’ai jamais essayée ! Je ne savais pas ce qui me choquait le plus : le fait qu’elle s’enrageait ou qu’elle aille dit qu’elle m’aimait. C’était choquant de l’entendre le dire. Cela me dégoûtait. Pauvre fille. Elle n’était pas tombée sur la bonne fille. Comment peut-on être amoureuse de moi? J’étais un démon, tout droit sorti de Satan. C’était son côté sauveur. Elle ne pouvait pas me changer. C’était insensé. Ses paroles avaient eu pour effet de partiellement me calmer. J’étais trop abasourdi pour être fâchée. Elle m’aimait… Ses quelques mots se mélangeaient avec les voix enragées dans ma tête.

Elle continua à déverser sa rage sur moi. Elle criait sa hargne. Si elle m’avait aimé cela ne paraissait plus. Elle donnait l’impression qu’elle aurait pu me frapper, là, sur-le-champ. Elle avait raison, je détruisais les gens. Je détruisais tout ce qui tombait entre mes mains. Je le faisais par pur satisfaction. Pour les satisfaire elles. Elles me dictaient ma conduite et j’aimais leur faire plaisir. Elles me traitaient en reine ensuite. Donc si ne t’es pas contente que je sois blessée, tu dégages ! Que je dégage? Non, tu es prise avec ma Jolie! Tu ne peux pas me dire ça comme cela. Je la regardai se diriger vers son armoire et me lancer la nuisette, que je reçus en plein visage. On se calme ma belle! Tu n’agiras pas comme bon te semble, non plus. Je ne savais pas comment réagir. Je ne ressentais plus la même rage qu’il y a quelques minutes. Son petit discours dramatique me fit sourire. Je lui souriais sans remord. J’avais aimé ça! Je suis dérangée, je sais. Sa colère m’avait plu. C’était trop facile de crier par la suite.

Je me levai à mon tour et me penchai en avant de Maya, me mettant à genou, au sol. Chérie, dis-je du même ton qu’elle avait pris pour m’imiter, tu dois être d’un masochisme fou pour être tombé en amour avec moi. Je te plains presque. Je parlais d’une voix anormalement douce. Je ne pouvais pas crier. C’était encore plus frustrant ce contraste. Wow. Mais c’était quoi tout ça? J’aurais cru me voir. Je voyais un autre côté de Maya La Gentille. Elle était enfin franche et disait finalement ce qu’elle pensait. Tu ne peux pas savoir à quelle point je t’adore, et à quel point t’es sexy, malheureusement ce n’est pas réciproque. Maintenant dis-moi pourquoi tu es venue ici. Et donne-moi la vraie raison. Tu trompes en disant que je te trouve pas sexy et ça, tu le sais. Si je te trouvais moche, je ne te regarderais même pas. Je ne t’aurais jamais touché comme je l’ai fait. Je pouvais me souvenir de chaque fois. Mon sourire se transforma en évoquant ces moments. Je suis venue parce que… Parce que j’ai passé une journée pourrie. Je voulais tout détruite, tout… Tout brûlé. Je suis allée à cette boîte minable boire à ne plus tenir debout, juste pour qu’elles se la ferment un peu. Je gesticulais tout en parlant, me prenant la tête en évoquant mes deux compagnes. Puis, il a eu ce mec. Un pauvre con que je pensais me faire, mais qui a préféré cette petite blonde moche. Je l’aurais tué, là devant tout le monde… Je recommençais à m’emporter je ne la regardais plus, je fixais le vide imaginant tout ce que j’aurais pu faire à ce gars. Je voulais me calmer, je voulais quelqu’un là, tout de suite, pour ne rien penser. J’ai vu ton nom. Je ne sais pas pourquoi, je l’ai vu et j’ai voulu te voir. Je voulais retrouver l’effet que ça me faisait quand on était ensemble. Le même calme. Ce n’est pas de l’amour Maya. Ça je ne peux pas t’en donner. Mais je … T’apprécie. Oui, d’une certaine façon c’est ça. Je ne pouvais pas être plus franche.  

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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Mer 5 Mar - 21:24

May & Maya
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May se leva et se dirigea vers Maya, qui retint sa respiration, puis se remit à respirer en voyant que la jeune fille posait un genou à terre devant elle, sur un ton plus doux. Son petit cinéma n’avait fait que calmer la latino. Dommage pour Maya, ça n’avait servi à rien.

« Chérie » Maya grimaça à l’évocation de ce surnom. « Tu dois être d’un masochisme fou pour être tombé en amour avec moi. Je te plains presque. »

Presque ? Elle devrait complétement la plaindre, Maya avait été blessée, rejetée par une personne qu’elle aimait le plus à l’époque. Mais rien à faire, May ne semblait pas vouloir réaliser qu’elle avait un cœur. Tant pis pour elle, Maya n’en avait rien à faire, elle ressentait juste de la peine et de la pitié pour cette fille si jolie mais pas aussi belle à l’intérieur. Maya répondit puis ce fut au tour de May.

« Tu te trompes en disant que je te trouve pas sexy et ça, tu le sais. Si je te trouvais moche, je ne te regarderais même pas. Je ne t’aurais jamais touché comme je l’ai fait. Je pouvais me souvenir de chaque fois ».


Et Maya aussi. Chaque baiser, chaque caresse, elle s’en souvenait, comme si c’était gravé dans sa mémoire. Mauvaise chose. Elle avait depuis quelques temps réussit à mettre ce bourdonnement incessant d’images et de paroles de la belle brune. Mais Maya, elle se résonnait, se disait qu’elle ne devait plus y pensait. Cette fille se foutait de sa gueule, alors il fallait qu’elle arrête les frais. C’était fini, et après cette nuit ou chacune dormirais de son côté May repartirais et aucune des deux ne se reverraient plus jamais. The end. Et pour une fin qui aurait dû l’attristait, ça signait l’arrêt de sa peine.

« Je suis venue parce que… Parce que j’ai passé une journée pourrie. Je voulais tout détruite, tout… Tout brûlé. Je suis allée à cette boîte minable boire à ne plus tenir debout, juste pour qu’elles se la ferment un peu. » Elle se prit la tête dans les mains et toute la rancœur de Maya disparut d’un coup. « Puis, il a eu ce mec. Un pauvre con que je pensais me faire, mais qui a préféré cette petite blonde moche. Je l’aurais tué, là devant tout le monde… »

D’un côté, qu’elle se confie à Maya pour l’une des premières fois la touchait énormément, d’un autre coté elle avait voulu se faire le premier minable trouvé, ce n’était pas vraiment digne de May. Et ça avait dut être une très mauvaise journée ou un très beau mec. Maya, quant à elle, ne pouvait plus en vouloir à la jeune femme, et alors qu’il y avait deux minutes et voulait brisée la latino en deux, dès lors, elle la regardait avec une larme au coin des yeux.

« Ce n’est pas de l’amour Maya. Ça je ne peux pas t’en donner. Mais je … T’apprécie.»

Maya arrêta d’écouter. La jeune femme avait-elle parlée après ? Elle n’en savait rien. Elle n’écoutait plus. La jeune femme venait-elle vraiment de lui dire qu’elle l’appréciait ? De son point de vue, c’était déjà une grande avancée. Mais elle ne pouvait tout de même pas tout lui pardonner parce qu’elle avouait « L’appréciée » non ?  Elle se leva d’un coup sec, le visage neutre. Comme si d’une part, elle voulait la jetée dehors, puis d’une autre, l’embrassée en pleurant de joie. Finalement elle souleva May en la prenant par les bras, serrant peut être un peu trop fort, la jaugea du regard, toujours neutre, puis la tira vers elle et l’encadra de ses bras. Elle respira ses cheveux, en silence.

« Moi aussi... Je t’apprécie. »

Elle les appréciait.Elle ne voulait pas aller trop vite, mais elle souhaitait vraiment qu’elles deviendraient amies. Du moins, elle tentait de s’en persuadée. Car dans cette pièce, il semblait faire trop chaud, et la tenue de May semblait bien trop courte. Elle avait la désagréable impression de s’être jetée dans la gueule du loup... Et quel loup !


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Mon idée n'a pas marché, j'ai donc choisit une autre solution, je suis tristounette  mooh 
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Sam 8 Mar - 14:53



Maya & May

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J'ai toujours été franche. Quitte à blesser et à dire la triste vérité, je disais souvent tout haut ce que tout le monde pense tout bas. On ne pouvait pas dire de moi que j’étais une hypocrite. J’aimais voir la réaction des gens faces à une réalité blessante. Pourquoi? Oui, certes, parce que je suis cruelle mais aussi, dans un sens, je leur fait réaliser quelque chose. Je l’ai choc, mais cela peut s’avérer utile. On dit souvent « Toute vérité n’est pas bonne à dire ». Foutaise. L’hypocrisie me put au nez. À quoi bon cacher des choses? Si ce n’est pas nous qui le disons, ce sera quelqu’un d’autre. J’avais fait preuve de ma franchise avec Maya. Je lui avais dit ce que je pensais. Elle ne me comprenait pas et ne pouvais pas me comprendre. Nous étions trop différentes. Elle, c’était Maya la douce, la gentille, l’attentionnée, l’affectueuse… J’étais May la cruelle, la méchante, l’alcolo’, la nympho’, la schizo… J’étais folle et elle était sereine. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu voir chez moi qui l’avait fait tomber amoureuse? C’était insensé. Je la plaignais. Oui, je la plaignais parce qu’elle n’aurait jamais plus de moi que ce que je lui avais déjà offert, c’est-à-dire, mon corps et mon… Appréciation? C’était le mot que j’avais moi-même utilisée. Je lui avais dit « je t’apprécie ». C’était presque une déclaration dans mon cas. Je ne suis pas douée avec les mots et les sentiments. Je n’étais même pas sûre que c’était ce que je voulais vraiment dire ou si c’était vraiment ce que je ressentais. Cependant, je devais l’avouer. Maya avait eu plus que mes autres amants. Elle avait eu ma fidélité et elle pouvait presque portée le statut des exceptions.

Mes exceptions : les personnes que j’acceptais qui soient dans ma vie. Ceux pour qui je donnais une attention spéciale. Ceux pour qui je n’étais pas trop chiante. Ces personnes sont des êtres à part, en marge; ils sont mes humains. Maya c’était démarquée par sa capacité à faire taire les voix dans ma tête. Dès que j’entrais en contact avec elle, elles se calmaient. Elles ne me dérangeaient plus, elles se contentaient de bourdonner. C’était ce qui avait aidé mon choix pour ce soir. Je voulais que cette magie opère de nouveau. Complètement égoïste, oui. J’aurais dû me douter qu’elle ne m’accueillerait pas les bras ouverts, mais j’aime qu’on me résiste. Elle démontrait pour une première fois son caractère et je trouvais cela sexy. Je suis dérangée.

J’étais maintenant sur mes deux genoux au sol et je venais de finir ma tirade. J’avais mon regard planter dans ses yeux noisette. Ses traits s’adoucirent, la colère semblait enfin la quitter. En moins de deux, je m’étais retrouvée debout dans ces bras. J’étais surprise. Elle avait changé rapidement son attitude. « Moi aussi... Je t’apprécie. » J’eus un léger rire. À l’écouter, il y a quelques minutes j’étais la pire personne sur terre et maintenant… Décidemment, cette fille n’était pas bien non plus. Je l’encadrai de mes bras à mon tour, mes mains parcourant son dos. J’aimais notre contact, sentir son parfum qui m’enivrait. Elle me faisait de l’effet, encore. Maya baissait sa garde, j’en souriais. Je me reculai un peu pour lui faire face. Je passai mes doigts dans ses cheveux, lui retirant une mèche gênante devant ses yeux. Je vins alors déposer un rapide baiser dans son cou et me reculai complètement, brisant le contact. Je me dirigeai vers son lit et empoigna la nuisette qu’elle m’avait sortie. Je me retournai vers elle, un sourire charmeur sur les lèvres. Bon, aller chérie, je me change et on se couche… Je me dirigeai vers la salle de bain. Je n’avais pas sommeil… Non, loin de là!
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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Dim 9 Mar - 23:03

May & Maya
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Maya ne se souvenait pas du moment où ses crises avaient commencées. Du plus loin qu’elle s’en souvenait, ça avait toujours été ainsi. A ses cinq ans, a avait mordu un camarade pour lui avoir dit qu’elle était qu’une pauvre fille. Le mot pauvre l’Avit sonnée, et deux secondes plus tard, elle plantait ses petites dents dans son bras dodu. Puis elle avait grandie, avait eu cette apparence gentille et niaise en accord avec son apparence. Mais au fond, elle sentait ce bourdonnement désagréable. Et dès qu’on la provoquait, qu’on la prenait pour une c*onne, qu’on l’attaquait sur un sujet sensible, elle explosait. C’était assez aléatoire, un coup elle pouvait endurer pendant des jours sans rien dires, un coup une seconde suffisait et elle ne se contrôlait plus. Quand sa crise était légère, elle s’arrachait les cheveux, criait, pleurait de rage, comme ici. Mais quand elle était vraiment énervée, quand elle sentait ce vent de colère, de rage, de puissance s’emparer d’elle, elle frappait. Sur la personne à sa portée, ou s’en prenait aux objets. As plus tard que la semaine dernière, elle avait cassé la chaise de sa sœur Eva. C’était comme ça avec Maya, on croyait jouer aux mots croisés, mais en fait, c’était la roulette russe. Bipolaire. Le mot qu’avait employé sa sœur a ses quinze ans, en parlant d’elle devant ses amis. « La plus petite est une idiote et l’autre est bipolaire. » Voilà la phrase exacte d’une ado pour parler de la fille qui se tenait dans le salon à lire un livre avec ennui, ses lunettes immenses sur le nez, alors qu’à coté Tara dansait la musique à fond et que dans la chambre tout au fond du couloir, Eva discutait avec ses amies sur le lit. Mais Maya, elle avait entendu les rires après cette phrase, depuis sa place, alors elle avait pris le vase à ses côtés et l’avait lancé contre la porte de la chambre d’Eva. Des cris, une Eva furieuse qui s’était ruée sur la cadette, l’avait frappée, celle-ci qui avait répliquée. Puis Tara qui avait frappé Eva, les amies d’Eva qui étaient venu. Bagarre. Dégâts. Crises. Punitions. Et tout par sa faute, car dans ces moment-là, plus rien n’allait.

Maya se laissa alors approchée sans s’énervée par May, qui en profita visiblement pour lui déposer un léger baiser dans le coup, après avoir enlevé une méché de son visage. Maya ne sut pas trop comment réagir. Alors le plus simple, ce fut qu’elle resta droite comme un piquet, à attendre que May quitte la pièce après avoir rompu ce contact si agréable. May s’empara de la nuisette et quitta la chambre pour la salle de bain.

Bon, aller chérie, je me change et on se couche…

Se. Se couche. Heureusement que ce « se » était là. Pendant une seconde, Maya resta debout, immobile, comme si elle n’osait pas bouger. Finalement elle tomba comme une masse sur sa chaise. Elle se regarda sans le miroir. Les cheveux emmêlés, des légers cernes, des yeux fatigués, une allure dépravée et un air anxieux et triste sur le visage. Alors pourquoi May la désirait ? Elle qui pouvait Rien. Elle aurait pu aller autre part, coucher en deux secondes et finir l’avoir mille fois plus facilement. Mais non, May voulait jouée. Soit, jouons. Maya ne se laisserait pas faire, qu’on se le dise. Elle s’empara d’un baume à lèvre coloré et s’en passa sur les lèvres. Bien. Il était temps d’aller se coucher. Elle se v=leva, et vit sur le seuil de la porte May, un sourire aux lèvres. Maya se leva, un peu gênée. *Courage Maya, tu vas finir par dormir un jour*. Elle s’avança vers May, posa sa main sur sa hanche, se rapprochas, et d’un coup vif, elle la poussa contre l’encadreur. Elle eut un sourire gentil.

« Je te laisse mon lit. »

Elle passa dans le couloir, et disparut dans la chambre à l’autre bout. Elle s’enfoncé dans ses draps, les rayons de la lune touchant sa peau à travers la petite fenêtre. Elle eut un sourire, il semblait qu’elle avait gagnée. Elle se prépara alors à s’endormir. Elle ferma ses paupières. Un sourire victorieux au visage.


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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Lun 10 Mar - 14:21



Maya & May

JUST TONIGHT I WILL STAY

Je ne m’étais pas interposée lorsqu’elle m’avait levée de terre. Je ne l’avais pas non plus repoussée lorsqu’elle me prit dans ses bras, m’étreignant plus que nécessaire. C’était bon signe, elle rebaissait sa garde face à moi. Je ne lui voulais pas du mal, que du bien. Oh oui! Que du bien. Cependant, ça ce n’était que de mon point de vue. Encore une fois, Maya et moi divergions sur ce sujet. Elle me l’avait encore rappelé ce soir. J’étais la méchante fille et elle, la pauvre victime. J’avais participé au contact. Je l’avais, à mon tour, enlacée. Mes mains avaient été à la rencontre de son dos, le caressant tendrement. Oui, tendrement. Par la suite, je lui avais retiré une mèche de cheveux, la replaçant derrière son oreille. Nouveaux gestes tendres à son égard. Je faisais des efforts. Je savais que c’était le genre de trucs qu’elle aimait : les petites attentions, être douce et tendre avec elle… Ce n’était pas mon genre à moi. J’aimais la passion brutale. Celle qui fait perdre la tête et s’empare de nous et de nos sensations. J’aimais avoir l’impression que tout pouvait se produire, que rien ne soit prévisible. J’aimais qu’une infinité de possibilité s’étende devant moi. Ça c’était mon truc. Une autre différence qui nous plaçait plus à l'opposé que nous l’étions déjà. C’était inexplicable ce qui nous attirait l’une chez l’autre. Nous étions aux antipodes. Je lui avais déposé un très bref baiser dans son cou. Ça, c’était plus moi. Plus sensuel, moins romantique. Pendant une fraction de seconde je pensai à la marquer. Je ne savais même pas d’où sortait cette idée, mais je souris, seule dans mes songes. Je me détachai alors, me dirigeant vers la salle de bain, la nuisette en main. Je l’avertis qu’on se coucherait par la suite.

Je la laissai donc seule et je me retrouvais dans la petite pièce de l’étage. J’étais fière de moi. D’habitude, je me serais tout simplement déshabillée devant elle, voulant l’allumée. En fait, j’aurais dormi nue, me collant à son corps. Toutefois, avec les derniers événements, je ne pouvais pas faire ça. Elle me jetterait par la fenêtre, elle me tuerait. Il fallait agir avec finesse. J’enfilai la nuisette après avoir retiré ma robe. Ouais, bah… Ce n’était pas bien bien plus long. Étais-ce fait exprès? Ne m’aurait-elle pas habillée comme elle, un long t-shirt et un short? Quoi qu’il en soit, je me regardai dans le miroir. J’avais une sale tête. La tête d’une fille qui avait trop bu. Pourtant, plus aucun effet d’alcool ne m’embrouillait l’esprit. Je plongeai mon visage dans mes deux mains que j’avais préalablement remplies d’eau. Je retirai mon maquillage extravagant et démêlai mes cheveux par mes doigts. Je retournai par la suite à la chambre de Maya. Elle m’attendait. Enfin, c’est ce que je croyais. Je restai dans l’encadré de la porte, m’y appuyant. J’observais Maya, sourire aux lèvres. Sans que je n’aie le temps de dire quoi que ce soit, cette dernière me poussa et partie dans la chambre à l’opposé de la maison. Par… Pardon? Comment avais-je pu me faire avoir de la sorte? Je me retrouvais seule dans la chambre de Maya. Je lançai avec énervement ma robe sur son lit. Du calme… Je fermai mes yeux, me massant les tempes. Elle m’avait eu. Je me sentais bête sur ce coup. Je croisais les bras. Je devais réfléchir et vite. Non, je n’allais pas dormir dans son lit, encore moins toute seule. Il n’en était pas question. Je laissai le temps de Maya de s’installer dans l’autre chambre, mais je ne devais pas trop attendre, sinon elle pouvait s’endormir.

Après quelques minutes d’attente, je me dirigeai vers la chambre où se trouvait Maya. Je marchais sur la pointe des pieds, je ne voulais pas m’annoncer. Je m’infiltrai à la porte, qu’elle avait laissée entrouverte. Je m’approchai du lit, toujours aussi subtilement. Je pouvais voir la forme de son corps, malgré l’obscurité. « Maya… » Je parlais dans un souffle, je chuchotais. J’avais une petite voix de gamine. « Maya… Je crois qu’il a des monstres sous ton lit… Maya… Ils vont me manger, je ne peux pas dormir là! » Je jouais l’enfant qui fait un cauchemar. J’avais un grand sourire aux lèvres. Je me faisais rire. Quelle idée, aussi! Je m’assis sur le lit, ne m’approchant pas, ne la touchant pas. « Maya, j’ai peur, protèges-moi! »

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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Sam 15 Mar - 15:05

May & Maya
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Maya avait réellement cru que son plan avait fonctionné, pendant environ une minute. Ensuite elle avait entendu un petit bruit, comme in grincement, accompagné, d’une lueur jaune, celle de la lumière de son couloir. Elle ne prit même pas la peine de tourner la tête vers la source de lumière pour savoir qui arrivait. Surement Ps sa sœur ni sa tante en tout cas.

« Maya… »


Elle ne souvenait pas avoir déjà entendue la jeune brune prendre cette voix plaintive de petite fille. A lui rallait vaguement son enfance, quand de sa petite voix elle venait dormir dans la chambre d’Eva, sur sonne dépliant. Elle le faisait enfant, mais comme le lit de sa sœur était trop petit pour deux, elle collait le canapé lit une place contre le lit de sa sœur, et elle dormait là. C’était sans doute une des périodes où elles avaient été les plus proches. Avant qu’Eva ne devienne une des plus grandes garces qu’elles ne connaissent. Mais elle s’égarait, quoi qu’il en soit, elle devait avouer que voir la jeune brune prendre cette voix d’enfant la fit sourire.

« Maya… Je crois qu’il a des monstres sous ton lit… Maya… Ils vont me manger, je ne peux pas dormir là! » Maya sentit sons sourire s’étendre sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle sentit le poids de May sur le lit, et elle s’attendit à ce que celle-ci la touche, mais non, elle reprit son petit jeu. « Maya, j’ai peur, protèges-moi! »

Elle alluma la lampe à sa gauche.

« C’est vrai ? » Elle avait perdu sons sourire, avec un air faussement effrayé. Elle eut un petit sourire malgré elle. Et sa phrase sortit toute seule. « Alors ferme la porte avant qu’ils n’entrent. » Elle jeta un regard à la porte entrouverte, attendant que May ne la ferme pour continuer. « Tu veux que je laisse la lumière au cas où ? »

Elle eut un rire. Se pencha vers la latino. Elle déposa un baiser sur sa joue, pour lui dire bonne nuit. Puis elle sentit le contact de sa peau douce sous ses lèvres. Elle descendit un peu, déposant un baiser dans le bas de son visage, puis dans son coup, jusqu’à déposer un baiser sur son épaule. *Non !* Elle se releva d’un coup et s’empara des lèvres de la brune, comme si elle en mourrait d’envie depuis le début. Et dieu savait qu’elle mourrait d’envie depuis le début. Elle ne prit pas la peine de parler, ni de la ménagée, elle posa une main dans le dos de la latino et la colla à elle. Elle sentait son cœur battre plus rapidement que d’habitude et cette sensation agréable. Trop agréable à son gout. Elle sentait encore l’alcool. Mais Maya s’en fichait. Elle continua de l’embrassée, devenant rouge à souhait, sa respiration devenant haletante. Elle avait les paupières cosses et toutes ses pensées dirigées vers la brune. Puis, elle eut un sursaut de conscience. Ou était passé sa détermination à uni résister ? Envolée surement. Elle ouvrir les yeux et se releva, enlevant ses mains de May, comme si elle venait de faire une bêtise. Mais elle venait de faire une bêtise. Elle recula un peu. Se mettant sous la couette.

« D...Désolée. » Elle bégayait, elle &tait ridicule. Elle tenta de cacher sa gêne en toussautant. « La fatigue tu sais ! »

Elle eut un rire nerveux.



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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Sam 15 Mar - 22:19



Maya & May

JUST TONIGHT I WILL STAY

J'avais joué à la perfection. Même si, pourtant, je n’avais jamais fait ceci avec mes parents. Lorsque j’avais peur, la nuit, je me cachais sous mes couvertures, silencieuse. Je m’endormais finalement lorsque je n’avais plus la force de combattre le sommeil. Je n’avais jamais été assez proche de mes parents, même déjà petite, pour avoir ce genre de comportement. Il n’y avait pas ce lien de confiance. Mes parents auraient aimé que je les réveille en pleine nuit, comme n’importe quel enfant, mais non…

J’avais donc imité une enfant, me rendant jusque dans le lit que Maya avait pris. Croyait-elle vraiment que je ne reviendrais pas à la charge, que je n’allais pas essayer une énième fois de l’avoir près de moi? Elle se trompait. Je tenterais ma chance jusqu’aux premières lueurs du soleil, s’il le fallait. J’étais donc dans le lit, la regardant, attendant qu’elle réagisse à mon petit jeu. Je clignai des yeux lorsqu’elle alluma la lampe, mes yeux s’étant déjà habitués à l’obscurité. Je m’attendais à ce qu’elle me gronde, qu’elle m’oblige à retourner dans sa chambre ou même à quitter la maison. Je savais maintenant qu’elle avait du caractère, ma petite chérie. Quelle que fût ma surprise lorsqu’elle entra dans le jeu! Wow… J’avais encore une chance. Elle baissait sa garde pour mon plus grand plaisir. Il n’avait plus rien à prendre au sérieux. Il n’y avait que nous deux qui partait dans un délire. J’avais cette impression de retrouver la Maya du début. Celle qui n’était pas amoureuse de moi. Je souriais à m’en décrocher la mâchoire. Je devais revenir au rôle et garder mon sérieux, mais rien n’y faisait. « Alors ferme la porte avant qu’ils n’entrent. » Elle ne me le dira pas deux fois. Je bondis du lit et courut fermer la porte. Je retournai promptement vers Maya, me glissant sous les couvertures près d’elle. « Tu veux que je laisse la lumière au cas où ? » « Mais non! Sinon ils vont savoir que nous sommes ici! ». N’étais-ce pas mignon? Je me surprenais moi-même. Mon sourire ne quittait pas mon visage et je pouvais entrevoir celui de Maya, à ses lèvres. Je savourais ce moment. Son rire cristallin me fit frissonner de plaisir.

Je sentis ses lèvres venir à la rencontre de ma joue. C’était un geste inattendue, mais moins encore que les prochains baisers qui suivirent. Mon sang bouillonnait d’excitation. Je ne voulais pas qu’elle s’arrête! Comme si elle avait lu dans mes pensées, sa bouche se déposa sur la mienne. Je… Oh! Seigneur! J’avais envie de crier victoire. Oui, victoire! J’avais ce que je désirais tant depuis le début de la soirée. Je pouvais sentir son corps chaud contre le mien. Mon esprit se calmait d’un coup, plus aucune pensée me submergeant comme à l’habitude. Je glissai une de mes mains à sa hanche, la rapprochant un peu plus de moi. Je sentais qu’elle me collait tout autant à son corps. Nos lèvres dansaient entre elles. C’était bon! Mon autre main s’amusa dans ses cheveux, atteignant sa nuque que je caressai. Je t’ai maintenant, tu ne me quittes plus! Trop tard! Elle venait de mettre fin au baiser. Non,déjà? « D...Désolée. » Je laissai un soupire émaner d’entre mes lèvres. « La fatigue tu sais ! » Je me laissai tomber sur l’oreiller derrière moi. Retour à la case départ. « Tu sais très bien que ce n’est pas la fatigue chérie! » J’attrapai son bras, la ramenant à moi. Je me blottis contre elle, me rendant à son oreille. « Sinon, tu ne m’aurais pas laissé monter dans le lit. » J’avais chuchoté, déposant mes lèvres à son cou. Non, il n’était pas question de faire marche arrière. Elle ne pouvait pas me laisser goûter à ce plaisir et tout m’enlever. Je caressais du bout des doigts sont dos, déposant des baisers à répétitions.

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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Mer 2 Avr - 21:08

May & Maya
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C'était surement une des premières choses qu’on remarquait chez May en première. C’était une jeune femme qui se vexait dès qu’on lui résistait. Elle ne pouvait sans doute pas comprendre que deux personnes puissent être amies sans partager le même lit régulièrement. Pourtant Maya en avait envi, de prendre ses lèvres, de toucher sa peau douce, de respirer le doux parfum de ses cheveux. Mais ce dont elle n’avait pas envie, et qui dominait largement, c’était de souffrir. Elle avait toujours souffert, et aujourd’hui, elle souhaitait juste que les deux jeunes femmes soit proches, sans pour autant coucher ensemble. Parce que si elles se contentaient de sortir en boite ensemble et de trainer toutes les deux dans la ville, Maya savait qu’elle ne finirait pas la considérée comme une amie.

Ça avait été un amour passager, et elle voulait qu’il s’en aille, ainsi elle aurait un poids en moins sur les épaules. Mais May ne l’entendait pas de cette oreille, et encore une fois, elle croyait avoir gagnée. Mais non. Maya ne se laisserait plus faire. Désormais elle serait celle qui serait là pour elle, comme des bras accueillants, et non simplement la fille qu’on met dans son lit quand on se fait rejeter par un minable au profit d’une blonde a forte poitrine. Elle ne voulait plus être la fille jolie et bonne poire qui se faisait avoir à tous les coups. Maya s’était faite une promesse, elle la tiendrait comme prévu. Ce soir, elle resterait aussi froide qu’une bonne sœur. On pouvait dire que ça ne commençait pas du bon pied.

Elle sentit May se laissée tombée à ses côtés, puis se nichée contre elle. Soudain elle eut l’espoir que le message était passé. Elle eut un frisson quand la latino lui parla dans l’oreille, de sa voix douce et mielleuse.

« Tu sais très bien que ce n’est pas la fatigue chérie! » Maya soupira légèrement, eh bien non, elle n’avait pas compris. En fait peut être que si. Elle avait compris que l’espagnole avait envie d’elle, vraiment beaucoup. Mais d’une autre part, elle n’avait pas cerné ses attentions. Ce qu’elle voulait faire du corps de la latino ? Rien. Justement et précisément rien. « Sinon, tu ne m’aurais pas laissé monter dans le lit. »

La latino avait dit cela dans un murmure dont Maya dut se pencher pour percevoir les mots. Puis May déposa quelques baisers dans son cou et Maya serra les dents. Elle n’avait pas la force de la repoussée et pourtant elle le devait. Elle deviendrait folle à nouveau si elle succombait. Et tout recommencerais, la jalousie, le secret, la peur, l’amour à sens unique... Alors elle devait s’arrêtée. Pour son propre bien. Elle se retournât et plaque May contre le lit. Mais contre ce que pouvait attendre la latino, elle se leva. Lâchant la brune en face d’elle, elle se mit assise sur le lit. A une distance raisonnable pour pouvoir prévenir essai de May de s’approchée d’elle.

« Ecoute May, tu sais que si je couche à nouveau avec toi, ça me reprendra. Je ne veux plus tomber amoureuse de toi, parce que je sais qu’au final, je souffrirais. » Elle avait l’air de réciter un texte, comme si elle s’était préparée à le dire milles fois. « Deux choix s’offrent à toi. Sois tu décides que tu peux te servir de ce truc qu’on appelle cœur, soit tu décides que tu ne veux pas me faire de mal et qu’on reste amies. »

Elle s’approcha légèrement. « Honnêtement. Crois-tu avoir le choix ? » Question qui ne nécessitait qu’une réponse : « Amies. »


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MessageSujet: Re: Maya&May ∞ Just tonight I will stay   Sam 12 Avr - 14:17



Maya & May

JUST TONIGHT I WILL STAY

Je n’accepte pas les refus. C’est trop facile, sinon. J’aime le jeu. J’aime jouer au chat et à la souris. J’aime ressentir cette excitation quand la victoire est imminente. J’aime qu’on me résiste pour finalement me laisser vaincre. Repousse-moi tant que tu veux, je vais gagner. Je gagne toujours. Du moins… Jusqu’à aujourd’hui. Maya démontrait un caractère nouveau. Une volonté que je ne lui connaissais pas. Je l’avais si souvent prise pour acquise. C’est vrai, au moment de cette courte relation, je n’avais fait que me servir d’elle pour apaiser mon trop plein de colère. Elle calmait cette tempête continuelle en moi, ce que bien des gens ne savaient faire. C’était purement égoïste et je le savais. Mais c’était la seule. La seule qui m’apportait véritablement quelque chose. Il était difficile de comprendre pourquoi je n’en avais pas profité pour développer quelque chose avec elle et l’avoir à mes côtés en tout temps. D’un point de vue extérieur c’était insensé. Oui, ce l’était. Toutefois, je ne pouvais pas mentir : je ne ressentais rien. Mon cœur n’est pas comme le sien, il ne bat pas pour d’autres personnes, aussi minable cela puisse paraître. Peut-être n’étais-ce que dans ma tête? Je créais certainement moi-même ce blocage émotif. Je n’avais pas envie de m’auto-psychanalyser et de tenter de comprendre ce qui n’allait pas chez moi. Je n’en avais pas la force. Il faut l’avouer, ce serait une démarche longue.

Lorsqu’elle avait mis fin au baiser, s’excusant par la fatigue, je ne l’avais pas laissé faire. Je l’avais ramené à moi, lui faisant comprendre que je n’étais pas dupe. Elle ne pouvait pas mettre son geste sur le compte de la fatigue. Elle en avait envie autant que moi. Ça se voyait. Par contre, sa résistance aussi se percevait, mais je ne voulais pas l’accepter. Elle ne pouvait pas m’échapper. Je la voulais. Maya était si belle dans cette simplicité qui lui était propre. Je voulais qu’elle continue de m’embrasser que je puisse la toucher encore une fois. Je voulais ressentir la chaleur de son corps contre le mien. Je lui déposais des baisers dans le cou pour attiser son envie, qu’elle soit comme la mienne. Maya était plus forte, désormais. Elle me plaqua alors sur le lit, m’arrachant un sourire. Ce n’était qu’un faux espoir. Elle se détacha de moi, s’éloignant. C’en était trop! Elle ne pouvait pas me repousser comme cela. Pas après ce petit jeu des deux gamines, pas après ce baiser… Merde! Une panoplie d’insultes traversaient mon esprit. J’avais si souvent jouer avec elle de cette façon, sans me soucier de Maya. Alors maintenant qu’elle me le faisait, j’avais envie d’hurler. J’abandonnais. Pour la première fois, je décidais d’abandonner. Ce n’était pourtant pas un adversaire de grande taille, j’avais connu plus farouche encore, mais quelque chose chez elle, dans son refus, me décourageait. C’était voué à l’échec dès le début j’aurais dû m’en douter.

Je me retournai, toujours couché, lui faisant maintenant dos. J’avais replié mes jambes sur moi-même. Je ne sais pas ce qui me retenait ici. J’aurais dû quitter sur le champ. La voix de Maya s’éleva dans la petite chambre. « Ecoute May, tu sais que si je couche à nouveau avec toi, ça me reprendra. Je ne veux plus tomber amoureuse de toi, parce que je sais qu’au final, je souffrirais. Deux choix s’offrent à toi. Sois tu décides que tu peux te servir de ce truc qu’on appelle cœur, soit tu décides que tu ne veux pas me faire de mal et qu’on reste amies. » Mon cœur? C’était impossible qu’il se mette en marche. Elle le savait. C’était certainement pour cette raison qu’elle m’avait donné ce deuxième choix. Amies? Y pensait-elle vraiment? « Honnêtement. Crois-tu avoir le choix ? » Je laissai échapper un soupire d’entre mes lèvres. « Je ne sais pas c’est quoi, être amie, Maya. J’en n’ai jamais eu. Tu souhaites vraiment avoir une amie comme moi? » Question légitime, connaissant mon caractère et mon style de vie. Je me relevai à mon tour, maintenant assise en face d’elle, sans la toucher. Mon orgueil m’interdisait de me laisser m’apitoyer. J’étais redevenue sérieuse. Je croisai mes bras sous ma poitrine. « Ce n’est pas vraiment un choix que tu me donnes. Franchement… Je ne sais pas. » Pouvais-je vraiment avoir une amie? Serais-je capable de résister à la tentation en la voyant? Ça consistait à quoi, être amie? On sortirait en boîte, on trainerait ensemble… Je la verrais avec d’autre fille que moi? Impossible… Il fallait vraiment qu’elle soit convaincante sur ce coup.

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