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 playground love. (maya)

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MessageSujet: playground love. (maya)   Lun 3 Mar - 19:57


 

 

 
never too late.




Enveloppée dans son plaid rouge, Charlotte était allongée contre l'accoudoir de son canapé. Elle plaça son ordinateur sur ses genoux et reprit ce qu'elle faisait avant sa pause. L'écran noir vira au bleu, son ordinateur s'allumait puis word s'afficha. Un sourire professionnel s'installa sur son visage alors qu'elle établissait une traduction, tiré de l'italien, sur un bouquin. Elle pianotait rapidement sur le clavier de son ordinateur, scrutant l'écran lumineux tout en zieutant son calepin qui contenait quelques petites aides. « Marta uscì, e dopo alcuni momenti tornò (...) » Elle écrivait, l'air évasif tout en buvant son thé Mariage Frères dans une tasse. Elle tapota encore un moment mais cessa rapidement, sa concentration l'échappait. Elle se frotta les yeux. Il fallait qu'elle sorte prendre l'air. Elle ferma son ordinateur et se leva de son canapé. Après ça, elle enfila son jean, le premier Tee-Shirt qu'elle trouva, prit son sac et son matériel puis sortit de son appartement. Elle marchait d'un pas rapide, voulant atteindre le parc. Sur le chemin, elle attrapa son portable. « Salut ma maya ! Est-ce que ça te dirait d'aller prendre une petite collation au café du parc ? » Le message était envoyé. Espérons que son amie n'avait rien de mieux à faire.

parc. Charlotte plissa légèrement les paupières, sondant l'horizon qui s'offrait à elle avec quiétude.  Le pas toujours léger de la libraire effleurait les pavés du parc. Elle avait manqué à plusieurs reprises de trébucher et de finir sa course sur le sol. Mais cela n’était pas du à sa maladresse. La neige présente plus tôt dans la journée, se matérialisait en un verglas plus dangereux. La jeune femme se demandait comment un air si doux pouvait provoquer un tel phénomène. Toujours est-il que les fois où elle faillit chuter, elle se reprenait toujours à temps. Jusqu'à ce qu'un trou face une mauvaise apparition sur son chemin. Occupée à réfléchir sur ce qui l’amenait ici, elle ne prenait pas le temps de perdre une seule minute, le vent lui glaçant de plus en plus ses membres. Charlotte ne regardait pas devant elle, et bien vite elle se retrouva quasi à plat ventre, s'écorchant et se râpant les genoux, avant bras, mains et quelques petites éraflures sur son visage innocent. Instinctivement elle poussa un petit cri, triste mélange de peur et de douleur. Elle écarquilla les yeux quand elle s’aperçut de sa position très burlesque, tenta de se relever mais son corps endolori et parcouru de courbatures ne lui permit pas de bouger à sa guise. Après une multitude de clignements, elle sentit soudainement une présence à ses côtés, elle leva la tête et aperçu hasardeusement son sac. Une personne le détenait dans sa main. Son instinct ne lui soufflait plus rien. D'où Jésus. Elle bafouilla et vira rouge pivoine plus vite qu'elle ne l'aurait voulu. « Je. Hum. Merci. » Elle secoua la tête, essayant de reprendre tant bien que mal une contenance. Elle rouvrit les yeux, et levant son regard au ciel, elle se retrouva nez-à-nez avec une jeune femme. Sous son regard incisif, elle renvoya qu'un bref sourire tout en roulant des yeux ; s'en suivit d'un rire profond. « Maya ! »   




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    t'es plus jolie qu'elle, t'es surtout moins putain. Et puis t'as tes yeux qui berce, tes yeux qui m'envolent, t'as cette moue de petite conne céleste. t'es une vraie traînée, de celle que je pourrais presque aimer.
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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Mer 5 Mar - 23:27

Charlotte & Maya
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Maya était à la salle de sport, perdue dans ses pensées, sur le tapis de course à une vitesse qui n’était pas très raisonnable. Elle avait ses écouteurs, du Kanye West à fond, et l’envie d’évacuée trop présente pour s’en allée avec un simple bol de chips. Elle augmenta la vitesse sous le regard désapprobateur de son coach. Oh et puis elle s’en foutait. Elle voulait juste se dépensée, et arrêter de penser qu’elle était seule, sans relation stable et avec un mensonge qui la détruisait petit à petit. Mais elle n’y pouvait rien si elle se sentait honteuse. C’était comme cela qu’on l’avait élevé, c’était une accumulation d’évènements qui faisaient d’elle cette fille qui se dénigrait. De toute façon, personne ne lui prêtait d’attention. Tout le monde avait de nombreuses histoires d’amour et elle restait là, seule, tremblante, conquête d’un soir de filles bien foutues. De toute façon, toutes ses relations étaient des échecs. Et c’était de sa faute, elle se cachait, mentait, se promenait à un mètre de sa petite amie pour être hors de tout soupçon du moindre passant, méfiante jusqu’au bout des ongles que quelqu’un la reconnaisse. Et pourtant elle ne changeait rien. Elle trouverait bien quelqu’un. Et si c’était fait, et si elle avait laissé filer sa chance ?

La dernière en date qu’elle avait la plus regrettée était sans doute Charlotte. Jolie blonde, elles étaient alcoolisées quand elles s’étaient embrassées. Et peuvent elles étaient sortis ensemble, passion, amour, Mais aussi honte, elles ne s’assumaient pas en tant que couple... Elles s’étaient donc séparées. Et elles étaient devenues de proches amies. Mais la brune ne l’avait pas oubliée. Loin de là, en fait elle pensait tout le temps à la jeune femme. Mais c’était fini, Charlotte ne l’aimait plus, et elle oui. Son portable sonna. Charlotte. « Salut ma maya ! Est-ce que ça te dirait d'aller prendre une petite collation au café du parc ? ». Elle ne répondit pas, ses mains tremblaient. C’était l’heure d’en parler. Elle devait lui avouer ses sentiments, quitte à se faire rejetée, elle se sentirait mieux ensuite. Elle se rendit chez elle, se mit dans un jean et un de ses plus beau teeshirt, se maquilla, coiffa et enfin empreint la voiture de sa tante, plus spacieuse et classe que la sienne, bien que restant très modeste. Elle se mit en route pour le parc.

PARC Maya marchait dans la rue, pensive, un peu perdue et surtout nerveuse, elle avait ce sourire faux qui se préparait à venir quand elle verra son « amie ». Puis elle percuta quelqu’un, la personne, visiblement une femme blonde, tomba au sol et elle fut dans une position bien osée. Maya, mécaniquement, posa ses yeux sur elle et eu un maigre sourire. *Pas le moment de mater Maya* Elle ramassa le sac de la malheureuse et s’apprêta à lui donner.

« Je. Hum. Merci. » Minute ! Maya connaissait cette vois ! Elle vit que la jeune femme se relevait et tomba nez à nez avec une Charlotte mort de rire. Maya vira au rouge, elle n’aurait peut-être pas due la regarder comme cela, et si Charlotte l’avait vue ? Impassible, elle avait l’air perdue. « Maya ! »

Maya eut un sourire et lui fit la bise.

« Hey Ça va ? » Elle attendit la réponse de son amie pour continuer.  Elle ne l’écoutait pas, seul son sourire et ses belles lèvres fines comptaient. Ce n’était pas bien de penser cela d’une amie, alors Maya tenta de se concentrée sur ses paroles. Elles discutèrent un petit moment puis Maya prit la parole, avec un ton plus doux. « On va boire un café ? »

Elle attendit à nouveau sa réponse avant de se dirigée vers un café en terrasse, auquel elle prit place avec Charlotte. Elle prit une grande inspiration, et un petit silence s’installa. « Tu crois pas qu’il faudrait qu’on en parle ? »* Moi je crois que oui.*
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Je sais que le premier gif est aussi dans mon profil mais je l'aime trop  bril
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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Jeu 6 Mar - 23:36

« Hey, ça va ? » Charlotte releva la tête, son amie était là, proche mais loin à la fois, resplendissante, vêtue d’une beauté sans imperfection. Ses cheveux bruns d’un reflet corbeau volaient au vent. Blondie secoua la tête pour se raisonner. Malgré elle, ses pupilles brillantaient s’accompagnant d’un sourire sournois. Elle lui fit volte-face tandis que de longues mèches de cheveux blondes lustrées par des boucles soyeuses, qui cascadaient autour de son visage,  se replacèrent sur ses épaules. « J’ai pu expérimenter le confort du sol, parfait. » Elle fit une grimace des plus éloquentes se pointant elle-même de haut en bas du doigt, afin que la brune puisse apercevoir son état. « Et toi ? Tu as l’air un peu absente dis donc… Ceci dit je suis heureuse de te voir. J’ai l’impression que ça fait une éternité qu’on ne s’était pas vues. » S’enthousiasma-t-elle avant de s’avancer vers Maya pour l’enlacer, afin de lui offrir un rapide câlin, puis elle se retira. « Juste deux minutes et je te suivrais n’importe où. »  Elle épousseta son pantalon d’un revers de main puis s’attaqua à son manteau. Ses vêtements n’étaient pas trop abîmés, elle avait eut de la chance. « Mince, mon genou. Dire que mon jean était quasi neuf. »  Finalité de sa malheureuse aventure, ne jamais partir dans ses songes à l’extérieur de chez soi. « Tu penses que ça se fait toujours les jeans troués ? »  Charlotte haussa les épaules, signe qu’elle n’y prêtera pas attention plus longtemps.  Elle se recoiffa rapidement, passant une main dans ses longs et fins cheveux d’or, et jeta un regard en direction de Maya.  « Nous pouvons y aller, je suis parée à affronter toutes éventuelles catastrophes. »  Blondie se mit à côté de la serveuse, et posa ses mains sur son bras, l’attirant contre elle. Pouvait-elle se montrer ainsi en public bras dessus bras dessous en compagnie d’une femme ? Maya ne se sentirait-elle pas mal à l’aise ? Elle n’en savait fichtre rien pourtant, une chose est sûre, c’est qu’elles devaient se considérer comme des amies. Puis Maya était là, collée à elle ; ses yeux bien que trahissant aucune expression gardaient une étincelle de petit enfant qui jaillissait de nulle part. Maya et son corps parfait, Maya et ses yeux chocolat, Maya et ses promesses, Maya et le désir qu’elle lui porte. Et pourtant, sous toute cette apparence, cette serveuse belle et charmeuse était toujours dotée de cette nature anxieuse et secrète qui obligeait ce sentiment d’insécurité et de remise en question. Depuis Charlotte s’était résolue qu’à vivre dans une perpétuelle distance relationnelle avec elle. Par ailleurs, la séparation avec Maya avait été plus difficile pour elle qu'elle ne l'avait escomptée de prime abord. Charlotte s'était indéniablement attachée à ce petit bout de femme au caractère délicieux et aux sourires si communicatifs, malgré le peu de temps qu'elles avaient concrètement passé conjointement, en tant que moitié. Elle pouvait aisément supposer que les épreuves qu'elles avaient partagées ensemble, avaient suffi à les rapprocher, là où le temps avait manqué à faire ouvrage. A présent, elle s'était retrouvée d'autant plus partagé entre ses sentiments qui ne semblaient ne jamais vouloir partir et son devoir en tant qu'amie, lors de leurs séquences retrouvailles et confidences. Elle relâcha doucement son emprise lorsqu’elles approchèrent de la terrasse du café du coin. « Pardon ? »  Les traits de son visage se durcirent, ses sourcils se froncèrent : elle exprimait son incompréhension. Même si à l’intérieur d’elle, c’était tout l’inverse. Un vrai champ de bataille où confusion et panique régnait. Son cœur se pressait contre sa cage thoracique à mesure qu'une bouffée de chaleur envahissait son corps. Ses pupilles vrillèrent un instant. Elle savait ou plutôt, se doutait du sujet que la brune souhaitait aborder. Ne pas paniquer. « Promis, quand je suis tombée tout à l’heure, je n’étais pas sous alcool ou autres substances douteuses… »  Tu as tout compris Charlotte, dérobes toi. La meilleure façon d’esquiver la chose, c’est de faire comme si tu ne t’en souvenais pas. L’ignorance, ça rebute n’importe qui, Maya ne va pas se lancer, impossible. Avec naïveté, la jeune blonde croisa les doigts de sa main, qui était cachée sous la table. Si elle avait pu se mettre à genoux pour faire une prière, elle l’aurait fait sans hésiter. A vrai dire, elle se sentait subitement plus à sa place, son courage s’était évaporé si jamais elle en avait eut à ce jour. Devait-elle jouer la comédie ? Ou bien être franche ? Deux comportements opposés qui aboutiraient sur deux terminaisons disjointes.


Spoiler:
 
 




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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Dim 9 Mar - 11:25

Charlotte & Maya
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Charlotte fronça les sourcils et se tourna vers Maya, comme si elle ne comprenait pas. Maya ravala sa fatigue et sa colère. *Reste zen Maya.*

« Pardon ? »

Qu’est ce qui faisait le plus mal pour Maya ? Le fait que Charlotte ne se souvient peut être pas de ce qu’elles avaient vécu et s’en fichait maintenant comme de son premier mouchoir ou le fait que si elle s’en souvenait elle en avait honte. Maya ne pouvait pas trancher, et déplus, elle n’était pas la bonne personne pour juger. Elle aussi en avait honte, tout le temps, partout, seule ou accompagnée de ses amis. Mais là, entre elles, elle cachait sa honte et jouait es filles à l’aise. Charlotte ne se donnait Ps cette peine.

. « Promis, quand je suis tombée tout à l’heure, je n’étais pas sous alcool ou autres substances douteuses… »

Maya ne rit pas en même temps qu’elle. Elle gardait un air grave et sérieux. Elle ne voulait pas jouer à ce petit jeu. Et maintenant elle en était sure, Charlotte essayait d’éviter le sujet. Et May n’aimait pas ce comportement. Pourtant elle l’utilisait beaucoup, mais pas sur le domaine de la sexualité avec une ancienne petite amie. Si Charlotte pouvait prétendre à ce titre. Après tout rien n’avait été officiel. En même temps, parant de ce principe la, Maya n’avais jamais eue de petites amies. Puisqu’elle n’avait jamais rendue aucune relation officielle. Elle voulait trouver la bonne, celle qui ferait qu’elle s’assume. Et dans sa tête, au fond, inconsciemment et très bien caché, elle espérait que cette femme soit Charlotte. Parce que qui rêver de mieux ? Elle était jolie, intelligente, avec un bon caractère et un rire à faré fondre le plus méchant. Mais elle avait ce défaut de tourner les discussions en dérisions alors que l’on souhaite être sérieux.

« Je ne te parle pas d’aujourd’hui Charlotte. » Les mots avaient du mal à sortirent de sa bouche, et la blonde ne pouvait imaginer les efforts que ça demandait à Maya d’être aussi franche et directe. « Je te parle de notre relation, quand on était ensemble. »

Bien sûr Maya savait que c’était récent pour Charlotte d’aimer les femmes, et elle était bisexuelle pour preuve. Ainsi Maya, pendant toute leur relation, avait eu peur de la perdre. Elle s’était montrée jalouse, impulsive, mais jais sous son jour violent. Kamis elle ne pourrait être violente avec la bonde Enfin c’était ce qu’elle se persuadait pour ne pas admettre que sa réaction dépendrait entièrement de la réponse de la blonde. Maya ne pouvait s’empêcher de se dire que même honteuse, elle l’aimait. Alors qu’elles n’étaient même plus ensemble. Alors pourquoi elle n’arrivait pas à l’oubliée ? A tirer un trait, se retrouver mieux et rie à nouveau. Pourquoi dès que Charlotte l’appelait, elle accourait, et revenait toujours même quand la blonde la blessait ? Elle n’en savait rien, mais ça avait un gout amer. Celui d’être comme un labrador qu’on appelle quand on se sent seul.

« Tu sais quoi laisse tomber. On dirait que ne t’en a rien à foutre. »

C’était comme cela du moins, que Maya le ressentait.
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Exactement  mooh 
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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Dim 9 Mar - 21:23

Elle la dévisagea un instant, d'un air vaguement méfiant, avant de pousser, finalement, un profond soupir de soulagement. Maya s'inquiétait et, quand elle s'inquiétait, elle s'énervait et, quand elle s'énervait, mieux valait garder ses distances, tout le monde le savait, mais sur certains  points Charlotte pouvait être obstinée. «  Non attends Maya. ».  Sa main se posa délicatement sur la sienne, comme pour la rassurer. Son regard azur se planta dans celui de sa voisine ; elle s’y perdit quelques secondes, mais suffisamment pour que son esprit divague vers un monde métaphysique. Des images défilaient sous ses yeux, formant une tout autre histoire que celle qui allait se dérouler. Si seulement elle était brave, si seulement elle était capable de l’extraordinaire. Elle s’imaginait glisser ses doigts dans les cheveux de Maya. De prendre son visage entre ses mains et dans cet élan, son pouce venait à caresser ses lèvres avant qu’elle ne les embrasse avec conviction, ce qui lui valut des frissons ; comme si elle était capable de se remémorer des sensations éprouvées, lorsqu’elle était encore intime avec la serveuse. Elle se sentit défaillir. Incapable de quitter ce qu’elle créait. La cadence d’enchaînement des situations s’accélérait en même temps que son rythme cardiaque. Charlotte se voyait l’emmener dans les toilettes du bar avec hâte, avec empressement, attendant ce moment depuis trop longtemps. Elle lui ôtait hardiment son t-shirt, et embrassait chaque partie du corps nu de son amante avec une frénésie dévorante. Après les lèvres, elle s’afférait au cou, au creux du cou, aux épaules, au buste, caressant chaque parcelle de sa peau délicate. Elle continuait sa progression, omettant délibérément ses seins afin de ne pas toucher cette partie de son anatomie, mais sur le ventre. Et... retour à la réalité avec perte et fracas. « Excuses-moi. Je ne voulais pas te faire ressentir ça. Tu sais qu’elle a été importante pour moi, tu l’as été.  » .  Bouleversée, sa gorge s’était nouée. Elle rompu, avec gêne, leur contact physique. Il était toutefois important que ce sentiment ne vienne pas la trahir. La libraire avait acquiescé vaguement, occupée à entretenir le sourire factice sur ses lèvres. Seule alternative trouvée. « Bien sûr, tu l’es toujours. Nous n’étions clairement pas prêtes. Ou bien, nous sommes seulement faites pour être amies. Je veux dire, tout ne peut pas marcher. » Mensonge. Mensonge. Il fallait qu’elle mente avec bassesse, déguiser les choses importantes. Exprimer clairement ce qu’elle ressent ? Jamais. « Tu en penses quoi ? » Elle sourit, c’est sans fond, sans fin. Elle sourit et son regard, il voulait tout dire, il ne voulait rien dire, mais c’est déjà tant. Il était sublime, son air. L’air de la libraire à ce moment-là. Il y avait tellement d’innocence dans ce regard-là. Il y avait tant, tant de jolies choses dans son regard. .




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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Lun 10 Mar - 23:09

Charlotte & Maya
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Maya n’était pas vraiment énervée Plus déçue. Attristée que la jeune blonde joue la carte de la dérision plutôt que d’affrontée Maya. Certes, aussi gentille soit-elle, personne n’avait envie d’affronter la jeune femme. Pas quand on savait comment elle pouvait être dangereuse énervée, un grand nombre de personnes en avaient subies les frais. Quand elle s’énervait, elle pouvait frapper fort. Très fort. Et parfaitement pas qu’au sens figuré. Et si on pouvait penser qu’elle ça ne l’affectait pas. En plus d’avoir honte. Elle avait peur. Peur de blesser ceux qu’elle aimait. Peur de rester seule jusqu’à la fin de sa vie. Et quand elle s’en prenait à quelqu’un physiquement ou la blessait en parlant, elle se blessait elle-même et cherchait à se faire pardonnée par tous les moyens possibles. Encore une autre raison pour laquelle elle ne détestait pas Eva. Elle s’en était prise tellement de fois à sa grande sœur qu’elle ne pouvait plus s’énervée cotre elle, la frapper, lui répondre, se battre pour s’assumée. Parce qu’au fond, elle été triste, elle se disait que si sa sœur ne l’aimait pas vraiment, c’était parce qu’elle l’avait blessée enfant. Comme quand elles nouaient, et que Maya lui avait lancé une poupée dessus, parce qu’elle lui avait dit qu’elle n’avait pas le droit de dire à leur parents que Maya, elle préférait avoir une amoureuse. C’était comme ça, Maya avait peur de blesser les personnes qu’elle aimait, et pourtant à chaque fois elle s’énervait à nouveau.

«  Non attends Maya. »

La blonde posa sa main sur celle de Maya. Et pendant une fraction de seconde, la jeune espagnole se revit au temps de leur relation, courte mais infiniment belle. Elle se remémorait son odeur, ses paroles douces, son rire le matin, son corps svelte, ses cheveux dorée ses yeux brillants, ses baisers... Ça lui manquait bien plus qu’elle ne l’avouerait jamais. Elle voulait la prendre dans ses bras. Pas en amie, elle voulait sentir ses lèvres, juste une fois. Une dernière. Mais elle ne pouvait pas. Charlotte ne le désirait visiblement pas.

« Excuses-moi. Je ne voulais pas te faire ressentir ça. Tu sais qu’elle a été importante pour moi, tu l’as été.  » .  La blonde enleva sa main et Maya avala à nouveau sa salive. As été ? *Oui Maya, tu es sortie de sa vie.*  « Bien sûr, tu l’es toujours. Nous n’étions clairement pas prêtes. Ou bien, nous sommes seulement faites pour être amies. Je veux dire, tout ne peut pas marcher. »

*Tout ne peut pas marcher oui. Surtout quand toi et moi se cachons parce que nous avons honte.*

« Tu en penses quoi ?»

Maya n’eut pas de réaction. Elle se contenta de regarder dans le vide. Lasse. Elle en avait marre. Marre de faire semblant. Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux. Elle ne voulait plus faire semblant avec Charlotte. Avec les âtres elle pouvait, sourire, se dire hétéro, rire pour faire plaisir. Mais là, avec Charlotte, elle ne pouvait plus.

« J’ai envie de t’embrasser... » Elle l’avait dit haut et fort, en pleine rue, sans honte. Elle était plus fatiguée qu’elle n’avait honte maintenant. « Mais ce n’est pas ce qu’une amie fait à une autre hein. » Elle se pencha en avant, très en avant, si bien qu’elle arriva à la hauteur de la blonde. « Bien, alors on parle de quoi ? » elle prit un air souriant, bien qu’on puisse sentir qu’elle commençait à s’énerver. Elle se recala dans son fauteuil. « Alors, tu t’es tapée qui hier ? »

Bon, elle y allait peut être un peu fort. Mais une maya nerveuse, jalouse, qui tentait de se calmée en empirant la situation, ça ne donnait rien de bon.

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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Sam 15 Mar - 14:42

Tant bien que mal, Charlotte tentait de rester calme, ne montrant nullement l’émoie que sa phrase provoquait en elle. Elle a envie de m’embrasser, elle l’a clamée haut et fort. Ses pupilles fixèrent ses lèvres, ne pouvant s’y détacher. Instinctivement elle se mordit la lèvre inférieure en s’imaginant qu’elle puisse le faire. « On… je… comment… difficile. » . Ce regard écarlate qui la regardait, elle, Maya, avec cette lueur de gentillesse. Un peu comme une flamme, protectrice et chaleureuse. Son regard en disait long, ce qui n’était pas le cas de ses paroles. Elle bredouillait quelques mots, bien trop occupée à regarder la serveuse s’avancer vers elle. Blondie se posait des questions sur la situation qui était entrain de se dérouler sous ses yeux : lui faisait-elle des avances ? « Sans doute que ce n’est pas bien, en effet. » .  Elle s’avança à son tour, prête à rentrer dans son jeu si elle la poussait davantage. « Et bien… » .  Il est vrai qu’une question trottait dans l’esprit de la jeune femme. Ceci dit, la brune se retira dans le fond de son siège, laissant perplexe son amie. La jeune libraire remarqua le changement d’humeur de Maya. Elle était passée d’un sourire chaleureux, témoin de sa bonne humeur, à un sourire forcé qui la mit mal à l’aise. La question viendrait plus tard. Elle n’avait pas fait attention à ses réponses –pas dans le but de lui déplaire du moins-. Se rendant compte de son erreur, Charlotte se mordit légèrement la lèvre supérieure. Elle s’en voulait et comptait bien se rattraper sur ce malentendu. Puis ce fut la phrase de trop, malheureusement. Sa main s’écrasa contre la joue de sa voisine. Elle n’avait pu la contrôler, ni vraiment la prévoir, bien trop piquée au vif. « Tu te prends pour qui Maya ? » .  Blondie s’était levée brusquement, sa chaise était tombée à la renverse derrière elle. Ses mains s’écrasèrent sur la table, se respiration se faisant plus irrégulière que jamais. Face to face. Charlotte, décontenancée par la réaction imprévue de la jeune femme, resta coite un moment, froide devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle était offusquée. De un, quelle mouche l’avait attaquée. Jamais ô grand jamais elle ne s’abaisserait à ce genre de pratique. Coucher pour coucher, ce n’était pas dans son état d’esprit. De deux, son éducation ne lui permettait pas qu’on lui parle sur ce ton, ni qu’on emploie des termes aussi vulgaires en sa présence et davantage contre elle. Pour terminer, il lui fut insupportable de s’imaginer qu’on puisse la prendre pour une femme de mauvaise vie ne sachant pas se tenir. « Je ne suis pas ce genre de personne mademoiselle. Et puis ce n’est pas une raison pour être… comme ça ! » .  Elle lança un regard noir et assassin en sa direction puis s’enfuit du bar. A l’abri des regards, tel un lion en cage, elle faisait les milles pas tout en tournant en rond. Puis elle s’arrêta, en plein milieu du chemin. Ses yeux dérivèrent vers le vague et semblèrent rêvasser. Elle ne regardait rien en particulier, elle avait juste les yeux levés vers le ciel. C’était peut-être une illusion, mais on pouvait voir un regret informulé dans son regard. De la douleur, du chagrin, des remords aussi. Elle y était peut-être allée trop fort avec Maya.




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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Dim 16 Mar - 10:58

Charlotte & Maya
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Celle-là, la jeune brune ne l’avait pas vu venir, et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle l’avait giflée. Sur le coup, la brune n’avait pas réagie, trop absorbée par la gifle, et la sensation sur sa peau. Brulante. Elle sentit sa joue s’enflammée. Personne ne giflait Maya d’habitude. On l’insultait, la bousculait. Mais personne ne frappait Maya. Sauf elle. Sauf Eva. C’était la seule à l’avoir jamais giflée. Même ses parents n’osaient pas. Ils avaient peur de la voir en colère ensuite. Alors que Maya ne se mettait jamais en colère, ou du moins n’avais jamais d’excès de rage contre elle après une gifle. Elle était sonnée, et s’en allait. Elle l’avait déjà frappée, mais quand elle recevait une gifle, c’était comme si soudainement, on lui rappelait ou était sa place. C’était une forme de faiblesse pure Maya, et une façon pour Eva de lui dire qu’elle était toujours plus basse qu’elle. Alors cette gifle, elle l’avait sentie passer. Et rien. Elle n’avait pas eu de réaction.

« Tu te prends pour qui Maya ? »

Elle ne répondit pas, sentant la rage monter en elle. Elle l’avait bien méritée celle-là, mais dans son cerveau, ça ne fonctionnait pas comme ça. Son cerveau bouillait en même temps que sa joue, et elle n’arrivait plus à réfléchir, tant le geste de son interlocutrice l’avait troublée. Sa partie calme supportait la gifle et ravalait ses larmes, tandis que Maya, l’autre si l’on pouvait dire, se faisait craquer les os de la main en silence. Elle ne se laisserait pas frapper par cette petite poupée. Elle n’était pas faible. Elle tenta alors de ravaler sa rage.

« Je ne suis pas ce genre de personne mademoiselle. Et puis ce n’est pas une raison pour être… comme ça ! »

Ce genre de personne ? Alors selon elle, coucher avec une personne différente querelle d’avant-hier, ça faisait mauvais genre ? Maya, malgré sa réputation plutôt bonne, et de fille sage et romantique, se sentait souvent seule, alors elle draguait, et finissais parfois au lit avec une nouvelle rencontre, certes bien alcoolisée mais tout de même au lit. Alors elle était de mauvais genre ? C’était ce que la blonde insinuait ? Et puis quoi comme ça ? Enervée, elle en estimait qu’elle avait le droit. Jalouse ? Moins, après tout c’était son amie qui avait raison. Son amie. Pas sa petite amie. Elle n’avait pas le droit de se montre jalouse ou désagréable. Il fallait qu’elle soit juste là pour elle. Une main amicale. Et pas plus. Mais elle ne pouvait pas s’en empêchée... Croire que la jeune blonde avait couchée avec quelqu’un d’autre qu’elle la rendait folle. Pourtant elle l’avait bien fait, elle, mais elle se concentrait sur Charlotte, elle était énervée, elle avait envie de la mettre à terre et en même temps de lui crier qu’elle l’aimait.

Trop tard, Charlotte avait quitté le bar telle une furie. Maya se prit la tête dans les mains. Elle commença a se calmée, et lors ’quelle jeta un regard vers la rue, qu’elle s’attendait à voir déserte, elle vit que la jeune femme s’était arrêtée, la tête vers le ciel. Son sang ne fit qu’un tour, elle se leva, faisant tomber avec fracas la chaise, mais le serveur ne fit aucune réflexion, un peu apeurée par cette fille rouge, respirant fort, faisant deux tête de plus que lui. Etrange non ? Elle se dirigea en courant jusqu’à la jeune femme, avec les larmes aux yeux, si bien qu’on eut pu croire qu’elle voulait la serrée dans ses bras et s’excusée. Elle n’en fit rien, elle la saisit par le col, la plaqua contre le mur de la ruelle derrière. Elle plaça ses mains de chaque côté de son col, en face d’elle, la soulevant à peine du sol. On pouvait lire de la rage dans ses yeux.

« Tu... Tu ... Tu m’as giflée ? » Elle souriait, un sourire de rage. Ce n’était pas un bâillement de timidité, mais un bâillement de rage. Cette fois quand elle reprit la parole elle cria : « Réponds ! »

Elle leva une main en l’air prête à l’abattre sur sa joue. Finalement, elle la posa sur l’épaule de la jeune femme, et fit de même avec l’autre main, le tenant fermement contre le mur. Elle approcha doucement son visage de celui de la blonde, et pressa son front contre celui de la blonde, en tentant de reprendre son calme. Puis elle releva le visage. Leurs lèvres étaient à quelques millimètres. Le souffle de Maya était chaud. Puis elle s’appuya sur le mur et se recula d’un pas, puis deux, puis un troisième et dernier pas. Elle pointa son doigt en l’air, menaçante.

« Plus jamais Charlotte... Plus jamais tu ne me gifle. »

Elle passa une main dans ses cheveux. Et à ce moment, elle se dit à elle-même qu’elle avait sans doute perdue Charlotte. Et elle se demanda si c’était une mauvaise chose de vouloir mettre de la distance entre elle et l’objet de sa peine. Peut-être, peut-être pas, tout dépendait de la réaction de le blonde.


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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Dim 16 Mar - 19:34

Charlotte s’était figée. Sans même avoir osée bouger une articulation de son corps, elle sentit la présence son amie proche d’elle. Courage en main, elle tourna la tête en direction de Maya, qui s’avançait vers elle tel un boulet de canon. D’abord loin, elle se rendit compte rapidement que la distance qui les séparait s’amenuisait rapidement. L’angoisse la submergea. Ses mains tremblaient, elle avait cette étrange impression que ses entrailles faisaient des nœuds dans son ventre. Et en un claquement de doigts, elle se retrouva plaquer contre un mûr, soutenue par le col. La serveuse était agressive ce qui avait le don de ne pas la détendre davantage. Charlotte semblait paniquer et pourtant, elle ne démordait pas, ses yeux ne bougeaient plus de leur point fixe. « Oui je t’ai giflée Maya. Tu as pu sentir ma main sur ta joue, en effet. Ce ne fut pas un rêve. » . La jeune femme serra les dents, et tenta de la repousser mais sa force s’ébranla en voyant une main en l’air. Comptait-elle lui rendre la gifle ? La libraire essayait de se ressaisir. Elle se devait de réfléchir. Ce n’était pas le moment de se laisser éclater en sanglot, d’exploser de rage, de montrer son impuissance. Ne disant mots, elle voulait affronter tandis qu’une poussée d’adrénaline se fit ressentir, accélérant son rythme cardiaque. Prête ressentir une douleur immense, elle ne put s’empêcher de fermer les yeux. Elle était une vraie froussarde finalement. Blondie sentit la pression autour de son col se défaire péniblement, l’emprise qu’exerçait Maya disparut mais réapparut sur ses épaules, la bloquant à nouveau dans son confinement. Elle luttait pour ne pas hurler. Puis, la serveuse posa son front contre le sien. La jeune libraire grimaça sentant combien elle était brûlante. Son amie se retira, permettant à Charlotte de laisser lentement sortir l’air contenu dans ses poumons, tout en s’évertuant à relâcher ses muscles. Elle recommençait à penser avec logique. « Tu compte me faire du mal ? Tu me menaces maintenant, Maya ? Ne sois pas ridicule. » . Elle s’approcha d’elle. Tandis que leurs visages se touchaient presque, les lèvres de la blonde vinrent jusqu’aux oreilles de sa voisine pour lui murmurer ces quelques mots. « Tu ne me fais pas peur et jamais je n’aurais peur de toi. » . De la provocation et pourtant, Charlotte était terrifiée à l’idée que son amie puisse la toucher, la blesser. Elles ne s’étaient jamais fâchées auparavant, et jusqu’ici, la libraire n’avait pu observer tant de haine dans le regard de Maya. C’était déconcertant, effrayant de s’imaginer qu’une personne, aux abords si douce, puisse se mettre dans un état hors de contrôle. Mais paradoxalement, elle la trouvait pour le moins outrageusement attirante. Elle était fascinée par cette femme, elle ne pouvait qu’aimer ce caractère explosif, sa force mais jamais elle ne l’avouerait même sous la torture. Sa main attrapa violemment sa mâchoire afin qu’elle puisse planter son regard azur dans le sien. Elle-même ne se reconnaissait plus dans ses actes et paroles. Comme si la colère de Maya venait à se propager en elle, la souffrance qu’elle exprimait, Charlotte la prenait en elle. « Enerves toi, fais moi du mal Maya si tu le souhaites. C’est vrai je t’ai giflée, renvoies moi la monnaie de ma pièce. » . Stop. Non, non ce n’est pas ce qu’elle pensait ni ce qu’elle voulait. Juste une fierté qui prenait le pas. « J’ai confiance en toi. » . Ca, par contre, elle le pensait et surtout, elle espérait que ça la résonne afin qu’elle se calme. Maintenant son emprise physique sur elle, elle approcha davantage son visage du sien. Leurs souffles chauds et irréguliers se mélangeaient, elle se mordillait légèrement la lèvre inférieure, lui gratifiant d'un petit sourire timide mais en même temps, ses pupilles fixèrent celles de Maya. « Vas-y. » . Leurs visages se rapprochèrent à nouveau, et lentement, ses lèvres frôlèrent les siennes. Néanmoins, la brune n'eut même pas le temps de protester qu'une bouche se pressait furtivement déjà sur ses lèvres avec passion et douceur. Avec amour et envie. Avec la vivacité du feu et la douceur de la neige. C’était excitant, renversant même. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur.




    PILE JE GAGNE, FACE TU PERDS.
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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Dim 30 Mar - 19:08

Charlotte & Maya
Now you're just somebody that i used to know
Charlotte était une jeune femme pour le moins courageuse. Elle n’avait peur de rien ni personne. Et contrairement à ce que l’on aurait pu penser, c’était un défaut. II ne fallait pas sous-estimer ses ennemis, c’était vrai. Mais sous-estimer ses amis, c’était autre chose. Avec les ennemis, on se méfiait d’eux, se renseignaient, ne les attaquaient que quand on était sur de notre coup. Mais les amis, on les prenait pour des gentils, on leur disait qu’on ne les craignait pas. On faisait les malins. Ce que Charlotte faisait. Pourtant elle avait tort, il ne fallait pas, et ça, Maya le savait. Elle savait mieux que quiconque que c’étaient les plus proches personnes qui nous faisaient le plus mal. C’étaient-elles qui nous blessaient le plus. Pourtant Charlotte continuait de croire aveuglement que Maya était inoffensive et se contentait de menacer sans agir.

« Tu comptes me faire du mal ? Tu me menaces maintenant, Maya ? Ne sois pas ridicule. » Quand la jeune blonde s’approcha, Maya se fit violence pour ne pas la pousser de toutes ses forces, elle ne voulait pas lui faire de mal, elle ne voulait pas la blesser. Pourtant ses poings étaient fermés, et ses yeux affolés vérifiaient la rue déserte du regard. La honte la submergeait, mais était largement dépassée par la colère qu’elle éprouvait, elle avait l’impression d’être traitée comme une enfant, comme si elle était inoffensive, manipulable. Etait-ce elle ou la terre se déroba sous ses pieds quand la blonde susurra ces quelques mots à son oreille ? : « Tu ne me fais pas peur et jamais je n’aurais peur de toi. ».

Maya écarquilla les yeux, sentant ses mots résonner en elle. Elle les ferma, a s’en fendre les paupières. Elle ne voulait pas la frapper, et pourtant c’était comme si tout son être lui criait de le faire. Contrairement à ce qu’elle croyait, Charlotte n’était aussi prudente qu’elle en avait l’air, pas aussi réservée. Elle cachait bien son jeu la garce. Mais qu’est ce qu’elle racontait ? Elle n’était pas une garce. Alors pourquoi Maya avait l’horrible impression d’être face à une fille se jouant d’elle comme d’une simple poupée ? Charlotte s’empara de sa mâchoire, et les paumes de maya étaient si serrées contre ses ongles qu’elle sentit des picotements, puis qu’elle saignait. Pas beaucoup, juste suffisamment pour qu’elle relâche la pression. Ses mains s’ouvrent, mais ne bougèrent pas. Elle sentit le sang ruisseler jusqu’au bout de ses doigts. C’était presque fou d’être aussi énervée que cela. Et pourtant elle l’était, jusqu’au sang. Et l’expression semblait prendre tout son sens. Charlotte planta son regard dans le siens, et Maya eut autant envie de s’y perdre que de les arracher. Pourtant elle ne fit rien. Attendant ses prochaines paroles arrogantes, attendant le mot de trop, espérant qu’elle se retire. Mais visiblement, Charlotte n’avait pas peur.

« Enerves toi, fais-moi du mal Maya si tu le souhaites. C’est vrai je t’ai giflée, renvoies moi la monnaie de ma pièce. » Maya avala sa salive, ses mots la blessait, elle avait l’impression d’être face à une personne la prenant pour un animal sauvage, elle l’attaquait, l’embêtait, souhaitait la pousser la bout. Et tristement, Maya se sentait plus triste qu’énervée maintenant. Triste d’avoir réagie ainsi, triste d’avoir laissé Charlotte s’en aller. Pourquoi n’était-elle plus en colère ? En fait, elle l’était, mais les larmes ravalées étaient plus présentes que le sang ruisselant par petites gouttes de ses paumes glacées. « J’ai confiance en toi. ».

Elle ne devrait pourtant pas. Et puis ça ne rimait à rien. Elle l’agressait à son tour, puis tentait de la calmée. Les pensées de Maya étaient bouillonnantes et emmêlées, comme si elle ne se sentait pas bien, elle tenta de se dégagée lentement, en vain. Puis les derniers mots furent la :

« Vas y. »

Maya ne put rien faire d’autre que rester là, immobile, attendant que la blonde s’en aille. Ailleurs. Avec quelqu’un d’autre. Homme. Femme. Peu importe. Qu’elle l’abandonne, elle, la folle, la naïve, l’idiote de service, le faible... Pourtant Charlotte n’en fit rien. Elle s’approcha plus près, et Maya sentit son odeur l’empire. Elle n’osait rien faire, comme si la blonde avait une réelle emprise sur elle. Plus rien. Silence. Elle frôla ses lèvres, et Maya ne bougea pas. Puis Charlotte pressa ses lèvres contre les siennes. Elle ne fit pas un geste. Puis au bout d’une dizaine de seconde, elle ferma ses paupières et se pressa contre elle. Ses mains attrapèrent la taille de Charolles, déposant des petites traces de sang au passage, et elle se colla à elle. Elle se concentra sur la chaleur et la douceur de leur baiser, mélangée à de la passion et de l’amour. Pour elle. Car elle n’était pas sure des sentiments de Charlotte. Se jouait-elle d’elle ? Rien n’était plus sur. Pourtant Maya ne se décolla pas. Elle continua à l’embrasser.

Son genou se leva d’un coup, même Maya fut surprise de son propre geste. Un coup si fort, qu’elle en fut elle-même étonnée, elle y avait mis toute sa rage. Puis elle sentit la haine monter en elle. Bien sûr qu’elle se jouait d’elle, elle la prenait pour une idiote, la rabaissait puis l’embrassait, elle ne faisait que s’amusée, laissant Maya désemparée. Et puis elle le lui avait demandé non ? Elle lui avait dit de lui rendre la monnaie de sa pièce, Maya répondait à ses attentes. Elle avait l’impression d’être un monstre, a la frappée ainsi, mais elle s’en fichait. Pour l’instant, elle sentit ce sentiment de soulagement de s’être défoulée, il ne dura que quelques secondes, mais ce fut assez pour que la jeune femme ait un sourire de quelques dizaines de secondes elle aussi. La violence de son coup dans le ventre de la blonde la fit pliée et Charlotte se tenait maintenant pliée en deux, a mis hauteur. Maya se baissa jusqu’à elle, replaçant gentiment une mèche de cheveux derrière l’oreille de Charlotte.

« Tu es trop imprudente Charlie... » Elle utilisa un surnom, comme pour radoucir la blonde. « Trop téméraire. » Elle se rapprocha encore de son oreille, tenant une main appuyer sur le ventre de Charlotte à l’endroit où elle l’avait frappée, pour l’empêchée de se vengée à son tour. « Tu ne comprends rien... Tu m’obliges à faire cela, c’est de ta faute, tu m’as défiée, tu as perdue. Et ne t’avise plus jamais de m’embrasser, clair ? » Elle lança un regard dans les yeux de Charlotte, mais elle ne les croisa pas.

Dans un sens, elle l’aidait. C’était une leçon qu’elle devait retenir. Ne jamais sous-estimer les Ramirez. C’était horrible ce qu’elle disait, et pourtant elle était convaincue de la justesse de chaque mot. Maya passa une main furtivement sous son nez et renifla. Le temps se rafraichissait. Elle enleva sa main du ventre de Charlotte, puis le poussa sur l’épaule, en arrière. Elle la regardait. Sa rage s’était évanouie. Elle lança un nouveau regard dans la rue. Puis elle eut une voix plus douce, comme si elle n’avait rien fait, qu’elle venait de trouver Charlotte dans cet état.

« Ciel tu as l’air mal en point ! Je vais t’aider à te relever. » Elle se pencha vers elle, la prenant par les épaules, l’appuyant contre le mur. « Ca va aller ? Tu veux que j’appelle le SAMU ? »

Elle était très sérieuse. Pourtant on aurait pu se demander si elle ne venait pas réellement d’oublier ce qu’elle avait fait. Mais non, tout était gravé dans sa mémoire. Mais elle était trop ache, trop lâche pour affronter la vérité. Elle rejetait la faute sur Charlotte, et fuyait la vérité. Elle la détestait, la détestait pour  l’aimer autant.


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MessageSujet: Re: playground love. (maya)   Mar 1 Avr - 22:35

La jeune serveuse s'approcha de la libraire et la prit par la taille. Elle sentit une bouffée de chaleur au contact de ses mains contre ses hanches, comme à chaque fois qu'elle la touchait. Charlotte souriait en même temps, puis accentua le baiser, passa une main dans les cheveux de son assaillante alors que l'autre errait dans son dos. Elle se surprit à se souvenir du goût sucré des lèvres de Maya, de l’odeur de ses cheveux qui venait –autrefois- titiller son odorat. Des espoirs tout aussi apaisants… que douloureux.

Pétrifiée par ce qui venait de lui arriver, son cœur se mit à battre la chamade. Il battait tellement fort, qu’elle était persuadée que celle qui la tenait en joue pouvait elle aussi les entendre. Maya venait lui asséner un coup de genou dans le ventre, ce qui eut pour effet de la faire fléchir. Elle ne s'attendait pas à une réaction aussi vive, aussi violente. Elle toussa deux ou trois minutes croyant presque qu’elle allait recracher ses poumons. Tremblante de la tête au pied, elle abaissa son regard sur sa main, qui pressait son ventre. A la lueur du soleil, la sensation de douleur l’étreignit. Son regard de glace se tourna vers sa partenaire, ses yeux exprimant seulement de l’incompréhension. Le diable lui apparaissait sous forme l’apparence de Maya, sous chacune de ses injonctions. Hallucination ? Prenant tout son courage, elle tenta de balbutier quelques mots sans succès. Rien. Son souffle s’était à nouveau coupé, alors elle s’écroula au sol, genoux à terre. Le temps s’arrêtait, les sons autour devenaient sourds, le monde devenait gris et flou. Même à cet instant, elle avait encore beaucoup de mal à réaliser ce qui lui arrivait. Son visage était blanc, blanc comme la fine couche de neige qui s’abattait sur la ville les premiers jours d’hiver. Elle sut à son regard que l'importance de la situation dépassait celle de maintenir son orgueil. De toute façon, elle ne comptait pas s’y risquer à nouveau. De tempérament extrêmement posé, son aplomb précédent était totalement contradictoire à l’éducation qu’elle avait reçue. Sa famille tout entière en ferait une attaque. Elle qui était si douce, si réfléchi, si délicate, si apaisante. Elle l’aimante, la conciliante. La bonne saint-Maritaine.

Une main se positionna sur son épaule. Alors vulnérable à toute nouvelle attaque, la poitrine de Charlotte se contracta avec dureté la faisant réagir au quart de tour. « Ne me touches pas, ne t’approche plus de moi Maya. » .    Elle lui cracha cette interdiction avec une telle animosité dans la voix, qu’elle s’en surprit elle-même. La jeune femme se sépara de la serveuse à l’aide de sa main libre, qui posée sur le buste de celle-ci, la repoussa faiblement. Elle tremblait de tout son corps, appuyant fermement sur son ventre. Ses lèvres semblaient inlassablement murmurer quelques choses mais elles tremblaient juste sous la difficulté. Elle semblait si confuse. Cette délicieuse poupée avait réussi à passer par tous les stades de chaque émotion en quelques minutes. Elle était épuisée. Aussitôt elle glissa une main le long de son visage, se ressaisit peu à peu et sur sa frimousse se dessina une expression de saisissement. «  Je ferais mieux de rentrer, c’était une mauvaise idée de se voir. » .    Instinctivement elle se recula, mettant ainsi une distance entre son amie et elle. Sa soudaine attitude placide, flegmatique en fût angoissante à la limite de l’incandescence. Elle se leva, passa une main dans ses cheveux et marcha lentement. «  Même si je ne suis pas exclue de tout reproche dans cette situation. Il n’en reste que j’avais énormément d’estime pour toi. » .  L’emploi du passé, était-ce terminé ? «  Tu as toujours été celle… » .    Elle aurait dû lui dire la moindre de ses pensées, mais  à sa grande surprise, son visage resta impassible, muet. Son inconscient s’était résigné bien avant qu’elle ne s’en rende compte. «  Laisses tomber. » .    Elle soupira en même temps que sa main venait à brasser de l’air devant elle. Une rafale de vent amena  ses cheveux blonds à voler dans l’air en même temps qu’elle fichait le camp. Ses pas étaient moins précis que la normale. Sans doute l’affliction mais Charlotte parvenu à se reprendre. Elle pouvait le faire, une dernière fois. «  Tu sais quoi ? Si je t’ai embrassée ce n’était pas anodin, ça signifiait quelque chose. Ceci dit, si c’était aussi terrible que ça, il n’était pas nécessaire que tu appliques mot pour mot ce que je te demandais. Ni que tu tentes de m’intimider par la suite. Tu m’avais seulement indisposée Maya, comprends-le. » .    Lui faisant face, elle haussa des épaules, défaitiste. Elle ne pouvait décrire ce qu’elle ressentait à ce moment précis. Elle souhaitait s’enfuir. Pour ne pas s’expliquer, et oublier ce qu’elle venait de subir. Fuir. Et ne plus entendre parler de la serveuse. Fuir. Mais c’était impossible. Elle avait des obligations qui la maintenaient ici. Elle recula de plusieurs pas, toujours en faisant face à Maya. «  Mais je n’aviserais plus rien, Ramirez. C’est bien clair. » .    Ses aveux lui déchiraient le cœur. Elle s’arrêta un instant, son visage restait fermé. Son index pointé, celui-ci vînt tapoter à plusieurs reprises sur le côté de son crâne. «  C’est rentré dans ma petite tête. » .     Elle lui fit dos puis reprit son chemin. Ses yeux s’embrumèrent d’eau, puis doucement des larmes vinrent couler le long de ses joues, épousant son fin visage. La pression qui l’accablait auparavant retombait enfin. Maladroitement sa main essuya les gouttelettes, ce qui dégrada son maquillage. Elle ressemblait à un clown, à un clown pitoyable. Son regard triste, perdu dans le vide, scrutait l’horizon, les yeux noyés de larmes. Son visage n’esquissait aucun sourire.



    SUJET CLOS




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