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 (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.

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MessageSujet: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Lun 10 Mar - 20:05



« Je ne suis pas triste.
Mais il y a un vide à l'intérieur de moi,
qui bat et couple le souffle.
Je suis absente à moi-même. »


Aislinn ne sait pas perdu dans les rues, à force, elle les connait, quand elle est baladé d'un coin à autre de Sligo, pour les combats, elle connait aussi les  raccourcis aussi, à force. Pas de soucis si elle se perd. Elle sait dans quelle direction aller, et ne pas se perdre. Mais il n'est pas l'heure du combat, et il est trop tôt pour se mettre au chaud dans un café ou dans une boutique. Elle parcoure un chemin qu'elle a fait cent fois pour aller vers un vieux complexe sportif à l'abandon, et c'est là qu'elle dormait depuis un moment, aussi. Sauf cette nuit, elle a plus erré dans la ville la nuit que dormit. Elle s'est laissé perdre dans ses pensées, et tout ce qui s'est passé ses dernières jours. Elle a besoin de décompresser, et de s'entrainer, aussi. Le dernier combat a été tellement de mauvaise qualité et c'est fini tellement vite qu'elle s'est rendue compte de son manque d'entraiment, et aussi du fait qu'elle prenait à la légère les combats depuis qu'elle avait quitté la maison des Salander. Elle se dépêche de prendre le chemin, voire même de courir, pour ne pas penser, ne pas être face à ses idées seule. C'est pour ça qu'elle a continué les combats de rues, une fois que sa nouvelle famille l'a pris chez elle, pour ne pas ruminer et se jeter sous un train. Elle n'a pas la force ces derniers jours, de ruminer. Alors, une fois qu'elle est face à un sac de sable, elle s'acharne dessus sans même se changer, ou quoi que ce soit. Elle se contente de foncer tête baisser derrière le rempart de la douleur qu'elle s'est construit à force. Surtout depuis Eugène. A peine le nom pensée, qu'elle frappe un peu plus fort. Elle laisse exprimé un peu plus sa haine contre lui. Elle continue ainsi une bonne heure, pour se calmer. Pour aller bien aussi. C'est la seule façon qu'elle a trouvé pour tenir debout.

Quand elle a eu fini de s'acharner contre le sac, elle est partie voir dans les anciennes douches si l'eau coulait encore, et elle a été surprise que l'eau coule. Elle sourit , même si ce n'est que de l'eau froide, elle prend sur elle. Non, elle ne veut pas qu'on lui dise pauvre petite, non, elle ne veut pas voir de main tendue. Ce qu'elle veut, au fond, c'est paraître comme les autres dans sa fuite. Et une fois propre, elle prend son sac, et part faire un tour dehors. Les magasins et les cafés ouverts, elle se laisse flâner. Et quand ses yeux tombent sur une famille qui a l'air heureuse, elle les regarde, et pense à son frère qu'elle a laissé là-bas, il lui manque, comme le reste de la famille Salander. C'est quelque chose d'effrayant, et qu'elle n'exprimera pas. Il lui a fait comprendre qu'elle devait partir, qu'elle n'était plus la bienvenue. Elle lui en veut de ne pas lui avoir dit qu'il l'aimait, alors qu'Eli l'a fait, sans qu'elles aient le même sang. Elle se trouve des excuses, c'est tout. Elle veut rentrer, mais elle est trop fière pour y retourner d'elle-même, et elle ne veut pas non plus affronter leur regard. Elle a fui, elle doit continuer de le faire, c'est qu'elle fait de mieux, vu qu'elle ne sait rien faire d'autre à part fuir, et jouer de la musique.

La musique, c'est tout ce qu'elle a, tout ce qu'il compte, tout ce qui est réel dans sa vie. Elle n'est pas difficile dans ce qu'elle veut non plus dans la vie aussi. Mais elle ne sait faire que ça, de la musique, alors, elle se donne dedans comme si sa propre vie en dépendant. C'est tout. Rien de plus, et quand elle a vu l'état de sa guitare, au studio de répétition, elle l'a achevée avec son pied, et les larmes sur les joues. Hayden lui a aussi fait comprendre qu'elle n'était plus la bienvenue. Elle n'a jamais eu aussi mal d'ailleurs. Elle s'est sentie un peu plus la laissée pour compte, celle de trop. Elle a accusé le coup, et a fui, un peu plus. Elle a juste eu envie de se terrer, de se cacher, sans pouvoir le faire. Elle a l'impression de ne plus avoir de coeur, ou plus assez pour tenir. C'est donc le coeur lourd qu'elle s'est jetée dans le combat du soir. Elle a tout donné, toute son énergie. Elle s'est défendue, et a remercié sa bonne conscience de l'avoir poussée à s'entrainer. Elle s'est bien défendue, elle s'est battue, et elle a gagné de peu. Elle aime ce genre de combat. C'est motivant de se battre à force égale, et prouver ce qu'on est et ce qu'on sait faire aussi. C'est aussi une des raisons, qu'elle continue les combats. Elle a de la valeur comme ça, aux yeux des autres, quand elle gagne. Même si ce n'est pas la meilleure, et qu'elle ne gagne pas tout le temps.

Après le combat, elle a repris son sac, et s'est vite regardée dans une fenêtre où elle pouvait voir son reflet, elle n'est pas trop amochée, et si elle se cachait dans un bar, ça passerait crème. Elle prend son sac, et commence à marcher, elle se dit qu'elle ira dormir dans le vieux complexe où elle est passé ce matin. Aislinn marche sans se soucier de ce qui se passe autour d'elle, et entre dans un bar, où elle ne boit pas. Elle regarde juste le verre, quand elle entend la voix d'un inconnu près d'elle. Elle le regarde, un moment, prête à demander ce qu'il veut, et à le rembarrer mais quand il lui parle de solitude, et de tristesse, elle se recule, un peu, prête à partir, mais au final, elle lui donne son verre, elle a besoin de compagnie. Elle n'a plus rien à perdre, n'est-ce pas. Elle finit par accepter de prendre un verre, et le temps qu'elle aille aux toilettes et qu'elle demande s'il veut garder ses affaires. Elle est partie, et elle vite revenue. Un merci, et elle boit doucement son verre. Elle parle sans se rendre compte, elle parle de chose extérieur à elle, mais elle s'étonne qu'autant de paroles sortent de sa bouche, et quand elle fait pour partir, il insiste, il veut la ramener, ou même dormir chez lui. Elle ne sait pas quoi répondre, elle se laisse guider, c'est tout. Et une fois chez lui, elle repousse ses mains, ses lèvres contre les siennes, elle sent les larmes loin monter, elle se sent molle, et elle a juste envie de fuir, mais elle ne sait pas. Elle reste là. Mais elle a juste envie de fuir, comme toujours, et une fois dans la chambre, elle entend la voix d'Eugène, elle se fige, elle le regarde, et tout va trop vite. Elle n'arrive pas à suivre, elle n'arrive pas à protester. Elle est passive, et elle ne peut rien faire pour changer ça. Elle ne peut pas. Elle subit, et l'idée de la mort trop présente, trop consciente, elle aurait aimé ne pas l'être, consciente. Aislinn ferme les yeux, et ne remarque même pas la caméra. Elle aurait aimer mourir à cet instant. Elle ne voit pas le temps passé, elle ne le sent, elle sent juste leur corps trop près de siens.

Un fois que chacun eut son compte, elle a doucement ouvert les yeux pour ne voir qu'Eugène. Elle s'est contentée de le regarder sans un mot, et même pas un merci quand il l'a rhabillé non plus, il n'a rien dit à part un : t'es qu'à moi, Aislinn. j'ai pas envie de le répéter sans cesse. Elle a juste hoché la tête, elle ne sait juste pas quoi faire. Et quand elle fait pour marcher, elle se laisse tomber, il a fallu qu'Eugène la porte dans le fauteuil, et qu'il appelle le premier numéro qui apparaît .

« Allo ! Oui, je suis Matthew, j'ai trouvé ... Aislinn, je crois, dans un coin de rue, assez mal, vous pouvez venir la chercher, s'il vous plait ? »

Il attendu d'avoir une réponse positif pour raccrocher, après avoir donner l'adresse, et un au revoir. Il s'est ensuite mis près d'Aislinn, le regard sur l'adolescente. Elle était en boulle, les jambes contre sa poitrine, et le regard avec une lueur. C'est comme ça qu'il aime la voir au fond. Il a détourné le regard, et a mis un film qui passait à la télé.


TENUE:
 




« On ne m'ôtera pas l'idée
qu'il faut avoir un petit coin de sa tête
accroché dans les étoiles. »

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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Mar 11 Mar - 9:18

Depuis qu’Aislinn est partie, plus rien n’est pareil. Il s’est senti trahi et humilié de se réveiller avec un simple papier griffonné. Il a fait les premiers pas maladroits de la confession de ses sentiments et il se retrouve avec un lit vide. Alors qu’il avait pensé avoir rattrapé ses erreurs après la soirée passé. Il s’est endormi à côté d’elle. Il avait quelques choses d’agréable pour lui et qu’il ne partagerait avec personne. Tout le contraire du réveil que son père lui a offert. Il a été tiré des restes de sommeil par des cris. Sa mère pour le calmer derrière sans qu’Hayden ne comprenne vraiment les mots ou leur importance. Il a fallu du temps avant que l’idée qu’ils soient au courant pour la sextape monte au cerveau et que le papier prenne son sens…. Je suis désolée, parce qu’elle est partie. Il a réparé ses  conneries comme il le pouvait mais ce n’était pas suffisant pour elle. Qu’elle ne vienne pas lui demander de faire des efforts quand elle rentrera. Tate a été bien trop heureux de ce qu’il s’est pris dans la gueule et de son retour dans la vie sans technologie. Le matin même, il s’est retrouvé avec un vieux gsm et plus de connexion internet. Il n’a même pas eu le temps de temps de s’expliquer. Juste une protestation pas prise en compte.

Tout comme le reste de la semaine avec des discours sur le respect des filles et l’importance des premières fois.  Il les a laissés se faire plaisir, en les évitant autant que possible avec le rugby. Il a évité le magasin de sa mère aussi les premiers jours, sans faire attention à la guitare d’Aislinn dans sa chambre. Aucun intérêt jusqu’à ce que Tate réalise sa promesse. Dépistage pile le jour après sa sortie en boite. Gentille proposition de Tate qui sait apparemment qu’une soirée ne se fait pas sagement avec lui. Il a bien taper dans les réserves des parents et ça s’est vu assez pour lui couter sa place pendant une période indéterminée. En plus d’avoir la sœur qui fait des coups de pute en se cassant sans rien dire, il a droit au connard de frère qui ne pense qu’à lui. Putain, il lui a rien fait à sa conne de sœur, c’est elle qui est parti. Il l’y a pas poussé, lui aussi est tout seul. Autant dire que dès qu’il a pu, il lui a sauté dessus pour coller son poing dans son visage. Ça n’a pas changé à la maison. Les parents ont dû les séparer plus d’une fois, peu importe la présence d’Eli dans les parages ou non. Et si la vie de famille à continuer normalement, il s’est peu à peu dérèglé. Ils ont commencé par ne plus le voir sortir souvent de sa chambre jusqu’à ne plus voir du tout si ce n’est en début de soirée. Il n’a d’ailleurs pas fallu longtemps après son exclusion de l’équipe pour que sa sœur aille dormir avec Tate. La chambre  ayant subi un raz de marée du nom d’Hayden. Il s’est assez énerver pour taper dans tout ce qui passait sous ses mains pour détruire le lit ou encore ce qui lui servait à tourner sa webtv. Même la guitare dont il ne s’était pas rendu compte à fini par y passer sous le coup de la colère. Il a rapidement trouvé la clé de la chambre aussi pour que sa mère arrête de le harceler de question en rentrant à l’improviste ou pour empêcher son père de le réveiller à chaque heure trop tardive à son gout. Quant à l’avenir de la guitare, il l’a simplement ramener à l’endroit où son propriétaire risquait le plus de la trouver. Son désolé mis en évidence dans l’étui. Elle peut aller se faire foutre si elle pense que ça sera suffisant. Elle a trouvé la manière la plus destructrice de son égo  après qu’il se soit dévoilé sur ses sentiments pour la première. Elle n’aurait pas pu le faire souffrir plus qu’en le laissant dans le silence avec son répondeur sur son gsm.

Ce n’est pas faute d’avoir quand même essayer de la contacter au milieu de la nuit avec le fixe. Chaque fois , c’était pareil. La voix froide du répondeur qui lui récitait le numéro. Et chaque fois la même colère. Le même boucan dans sa chambre et cette conne d’Eli qui demande si ça va. Elle réfléchirait un peu, elle le saurait  toute seule qu’il en a marre de la ressemblance morne des jours ou plutôt des nuits qui semblent éternelles. Il a été gâté d’avoir une pareil famille de casse-couilles.  Seulement cette nuit-ci est différente, ce n’est pas lui qui sonne avec le fixe mais l’inverse. Il y a le numéro d’Aislinn. Il décroche en se précipitant pour lâcher un « Tu peux aller te faire foutre. », seulement c’est une voix masculine qui prend place et qui l’a presque surpris. Il l’écoute se présenter d’un nom qui lui est inconnu et une voix qui l’es tout autant. Il connait Aislinn de loin ou le fait croire du moins. Son père lui a assez dis de se méfier des inconnus. C’est facile de mentir sans problème. Même si ce n’est pas sa préoccupation première, il préfère connaitre l’adresse du type. C’est plus pratique pour aller la chercher. Et une fois raccroché, il se dirige juste vers la chambre de sa mère pour la prévenir, une fois qu’elle a les yeux ouverts.

« Je vais chercher Aislinn,  y a quelqu’un qui l’a trouvée... Elle avait pas l’air bien. »
A peine dit, qu’il va déjà chercher les clés de la voiture pour s’y rendre. Il sait que Katarina prévenu, toute la famille sera là pour s’occuper d’Aislinn à leur retour sans qu’il ne doive lui faire la conversation. S’il espère qu’elle n’a rien de grave, il ne peut s’empêcher de rêver qu’elle s’est évanoui ou un truc du genre pour ne pas devoir lui parler. Il ne veut plus si c’est pour la voir encore disparaitre. Il arrive rapidement à l’adresse donné, il a profité de l’heure pour faire des excès de vitesse sans conséquence. Il ne s’attarde pas sur l’aspect de l’immeuble ou les détails. Il a juste trouvé le bon numéro, avant de chercher l’appartement. Il a mis quelques minute pour ne pas se tromper dans le nom. Son poing blessé aux jointures vient toquer à la porte de manière forte et pressé. Il n’a pas envie de mettre des heures à rentrer. Reprendre Aislinn, la confier à ses parents et fuir le monde, c’est le mieux à faire. Ou du moins le plus attrayant. Il en met du temps à ouvrir !  Il vient pousser sur la sonnette en espérant le faire bouger plus vite. Ce Matthew qui croit connaitre Aislinn sans vraiment le faire. Il semble déjà étrange à ses yeux. S’il avait fouillé dans ses papiers pour le trouver, il n’aurait pas été aussi hésitant.
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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Mar 11 Mar - 15:33



« Je ne suis pas triste.
Mais il y a un vide à l'intérieur de moi,
qui bat et couple le souffle.
Je suis absente à moi-même. »


Aislinn regrette à peu près tout ce qui s'est passé, tout les mots qu'elle a dit, tout les gestes qu'elle a fait aussi. Elle regrette même son départ. Elle n'aurait jamais du écouter son frère, et ne pas partir, elle aurait du, mais elle l'a fait, elle l'a écouté, et elle s'est retrouvée une fois de plus à la merci d'Eugène. Elle n'a pas si peur de lui pourtant, elle s'est souvent pris le bec avec, elle veut juste fuir, et partir. Courir loin, et partir, amis elle n'a pas su, elle a laissé ses mains la toucher une fois de plus, lui et ses copains. Elle n'est pas un jouet, elle n'est pas une poupée non plus. Alors elle se demande toujours pourquoi il lui est impossible de bouger quand lui est là, quand il essaie de montrer que c'est lui qui domine et pas elle. Elle a juste voulu une fois de plus se tirer une balle. A cause de lui. Elle pensait être forte, elle pensait que même si elle n'était près de son frère, elle pouvait être assez fort, mais seule, elle ne ressemble à rien, elle ne ressemblera jamais à rien de toute façon. Elle n'a pas de valeur, elle n'est rien. Elle n'est qu'une silhouette, elle n'est qu'une ombre sans que le corps soit rattaché à elle. Elle n'a plus rien, et Eugène lui a montré tout la dimension du fait qu'elle n'a plus rien.

Aislinn peut supporter ses sodomies, c'était toujours ce qu'il a fait, quand il voulait, où il voulait. Il n'a jamais dérogé à cette règle, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il change sa façon de la détruire, elle le déteste, elle déteste chaque morceau de son être, chaque parcelle de ce qu'elle est elle, aussi. Elle n'a pas sa place sur cette terre, et tout le monde passe son temps à le prouvait. Le coup fatale reste l'état de sa guitare avec son désolée, qu'Hayden à pris le plaisir de lui rendre. Elle n'a pas pleurer pour l''état de la guitare, mais le fait qu'elle se retrouve seule pour du bon. C'est réel, c'est tout. Ca la prend au ventre un peu plus, là, sur le canapé, à se dire qu'elle n'aura jamais plus de valeur, et qu'elle n'a plus de fierté aussi. Elle aurait du téléphoner elle-même, elle n'aurait pas eu à rentrer. Mais l'homme a décidé à sa place. Et elle sait qu'ils ne veulent plus d'elle, elle le sait, alors pourquoi il a fallu qu'il sonne ? Surtout que quand il lui rend son téléphone, le journal d'appel ouvert, elle se rend compte que c'est Hayden. Elle serre un peu plus ses jambes contre sa poitrine, les larmes aux yeux. Ce qui n'a pas manqué aux yeux d'Eugène.

« Pourquoi tu pleures ? Tu vas rentrer chez toi, c'est bien, non ? »

Il lui parle comme si elle était une enfant, ce qui la fait se fermer un peu plus encore. La boule aux ventres. Elle se ferme, et cache sa tête entre ses bras. Qu'il la laisse tranquille, à la fin. Et quand elle sent sa main descendre entre ses cuisses, elle le repousse violemment, ou du moins, avec la force qu'elle lui reste. Elle qui s'attendait à une gifle ou un coup, elle a eu droit à ce qu'il appuie sur son hématome, elle pousse un cri de surprise, et de douleur, avant de redevenir muette, mais elle n'a pas le temps  de reprendre ses esprits qu'elle sent les lèvres d'Eugène sur les siennes, sa main prés de sa blessure, et l'autre entre de fouiller entre ses cuisses. Elle regarde la porte, avant de lui mordre la langue. Il se recule légèrement, et lui donne un coup dans le tibia, il la traine sur la canapé pour qu'elle soit prés de lui, et refait ce qu'il a fait précédemment. Aislinn reste là, sans pouvoir retenir ses larmes. Il reste contre elle jusqu'au moment où le son d'un main contre la porte d'entrée se fait entendre, il se retire, et se rhabille, avant de refaire la même chose avec sa victime. Il essuie rapidement les larmes sur ses joues, avant de se lever, et  de prendre un calmant, qu'il donne à la brunette. Il force à ce qu'elle le prend, et lui met un couverture sur ses épaules, avant d'ouvrir le son de la sonnette qui vient de se finir.

« Oh, excusez-moi, j'étais aux toilettes. » Un faux sourire qui a tout les caractéristiques d'un vrai avant,  de le faire entrer, et de le mener à Aislinn. « Elle est un peu ailleurs car je le lui ai donné un calmant, elle n'arrêtait pas pleurer. Vous voulez à boire ? »

Aislinn ne regarde pas le nouvel arrivant, elle se cache sous la couverture, ou presque. Les yeux sont encore un peu rouge, et Eugène lui ferait payer s'il avait une fuite sur ce qu'il s'était passé. Elle a juste avant de crever, depuis qu'elle est ici, mais même aller jusqu'à la salle de bain, elle ne sait pas le faire. Elle se contente de faire ce qu'elle a fait plutôt : resserrer ses jambes contres sa poitrine. Elle a le coeur encore plus lourd qu'avant, et elle sent les larmes lui venir aux yeux. Elle aurait aimé que ce soit Tate ou Drew qui a pris le téléphone, mais pas lui. Si elle sait affronter le regard de son frère, elle ne veut pas voir celui qui a bousillé sa guitare, et son coeur par la même occasion. Même si elle le remercie d'avoir abréger le supplice. Aislinn reste là, c'est seulement quand Eugène dit « Aller, on y va ! » qu'elle le regarde. Elle le fusille du regard, elle sait qu'elle ne pourra pas marcher, ou qu'elle ne fera pas deux pas sans tomber, elle baisse le regard, garde la couverture sur elle. Eugène lui tend son sac, et avec un « Fais plus attention à toi, la prochaine fois. » Elle est assise sur le fauteuil, ses pieds sur le sol, et elle se lève, le sac en main, mais comme elle l'a sentie, elle se retrouve au sol, elle ne regarde personne, surtout pas Hayden, elle remet ses jambes contres elle, et les serre.

« Vous voulez un coup de main pour la porter à la voiture ? »

La voix aimable à l'adresse d'Hayden. Il ne sera pas ce qu'il s'est passé.


TENUE:
 

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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Mer 12 Mar - 9:52

Il s’impatiente devant la perte. Ce n’est pas une de ses qualité mais ça l’es encore moins devenu ces derniers jours. Il s’empresse de sonner au bout de quelques instants trop longs même pour quelqu’un qui est au petit soin d’un autre. Il aurait été à sa place, il aurait sûrement fait les cents pas en attendant qu’on vienne le débarrasser de ce poids. Mais pourtant il a du mal à se faire à l’idée que c’est un total inconnu. Et son excuse pourrie ne le fait pas changer d’avis. Il esquisse juste un sourire poli pour ne pas parler ou montrer qu’il doute de ses propos. S’il vit seul y avait bien Aislinn pour venir lui ouvrir au moins. C’est difficile de ne pas douter de tous les détails avec des parents qui lui ont dit de se méfier de tout le monde. Il suit néanmoins l’homme à l’intérieur pour voir Aislinn en boule, les jambes serré contre sa poitrine. Il se rappelle douloureusement leur dernière échange prêt de l’université. Il n’a pas changé d’avis, il n’aime toujours pas la voir dans cet état. Même si ce n’est pas sa faute cette fois.

« Non, merci. Vous l’avez retrouvée où ? Elle vous a dis ce qui s’est passé ? »

Il ne montrera pas qu’il a des doutes. Il respecte simplement son interlocuteur en se calquant sur sa manière de parler, alors qu’ils doivent avoir environs le même âge. Il a précisé qu’elle n’a fait que pleurer mais qui sait si il a des informations ou si elle-même a lâché une information comme ça. Il ne peut s’empêcher de vérifier son identité avant qu’il ne dise quoi que ce soit.

« Je pourrai ravoir votre nom avant de partir ? Je crois que mes parents voudront vous remercier. »

Il garde ce même sourire poli en jetant un œil sur Aislinn. Elle ne viendra pas mettre son nez dans leur conversation, vu son état. Ce serait étonnant qu’elle s’en mêle avec ses airs de droguée. Il préfère accuser le coup du choc comme l’inconnu plutôt que de se faire des films sur les évènements. Il le regarde prendre ses aises avec Aislinn. Il a l’impression qu’elle n’est pas qu’une fille ramassé dans la rue. Peut-être même qu’il ne se souvient plus exactement de ses propos et qu’il peut jouer un peu dessus. Il ne sait pas sur quel terrain il s’avance mais il a quand même envie de tester pour protéger au mieux la brune qui s’est retrouvée au sol et vers laquelle il s’est précipité avant de s’arrêter devant.

« Vous la connaissez d’où ? »

Pas d’ambiguïté. Il ne veut pas qu’il pense à un piège qui se tend doucement. Il verra bien sa réaction pour savoir s’il doit justifier qu’ils ont l’air plus amicaux que deux inconnus. Enfin plus attentionné pour ce moment-ci. L’inconnu est fort doux avec elle, peut-être même un peu trop pour ne pas susciter quelque jalousie de se rapprocher autant de la seule qui fait battre son cœur. C’est sin petit diamant à lui, les autres auront le droit de la voir de loin. Même s’il y a une heure, il lui aurait bien dit qu’elle pouvait aller crever au lieu de lui parler. Les mots partent plus vite dans l’air que les sentiments qu’ils cachent. Elle lui a bien dit que le plus important c’était de le montrer et s’il le fait mal, il le lui prouve à sa manière en courant quand elle est en danger et en la blessant quand elle fait de même avec lui.

« Ca devrait aller. Vous en faites pas. »

On ne peut pas dire qu’elle soit vraiment lourde. Il devrait pouvoir la porter seul jusqu’à la voiture, elle a assez vu de gens pour les semaines à venir dans son esprit. Et vu qu’il ne connaitra probablement pas la véritable relation qu’elle garde avec l’homme, il préfère l’en éloigner. Il vient se saisir du sac qui se trouve à côté d’Aislinn. Il le fait passer sur son épaule en regardant la jeune fille qui n’a même pas l’air de l’apercevoir. Ca lui brise un peu plus le cœur mais il met sa main sur son épaule avec un petit sourire désolé pour essayer de la rassurer sur leur relation du moment. Le temps qu’il ait fini sa conversation avec l’autre homme.
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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Jeu 13 Mar - 15:28



« Je ne suis pas triste.
Mais il y a un vide à l'intérieur de moi,
qui bat et couple le souffle.
Je suis absente à moi-même. »


Elle déteste Eugène, depuis que son père a disparu, depuis aussi, qu'elle a vu de quoi il était capable, avec son frère. Elle déteste Eugène, et les mots ne sont pas assez fort pour exprimer ce qu'elle ressent, c'est comme ça, et pas autrement. Et encore plus quand elle sent le souffle chaud dans sa nuque, et les mouvements de bassin, l'idée de mourir reste là, tout le temps. Le coeur douloureux et le corps aussi. Elle ne peut pleurer alors qu'il est entrain de montrer tout la puissance qu'il, et qu'il peut avoir. Aislinn n'a même plus la force de le repousser, mais larmes trouvent leur chemin, et elle se sent encore plus impuissante. Elle se demande ce qu'elle fait sur Terre d'ailleurs. Elle se demande souvent où est sa place, surtout quand elle a quitté celle qui lui allait le mieux. Elle reste en boule, et prend le calmant. Il ne peut rien lui arrivé s'il y a Drew ou Katarina sont déjà venu la chercher. Après tout, ce n'est pas Hayden qui a répondu, à cette heure-ci. Mais quand il entre dans la pièce, Aislinn ne fait rien, elle reste un peu plus en boule, c'est bien lui. Et elle ne peut pas fuir sans cesse, mais là, c'est le mauvais moment. Et venir la chercher à du lui casser assez les couilles, surtout s'il devait avoir une autre dans son lit. Elle ne le regarde pas. C'est Eugène qui lui donne toute son attention, d'ailleurs, elle n'a pas besoin de parler. Surtout quand il demande ce qu'il s'est passé. Elle enfuit un peu plus son corps en elle-même, elle ne veut pas savoir quel mensonge il aura droit.

« A deux rues de l'église, elle a du avoir un combat qui a mal tourné. Elle n'a rien dit. Vous devez le savoir autant que moi, elle ne parle pas beaucoup de ce qui se passe dans sa vie. »

Un autre sourire comme il sait les faire, parce que le peu qu'il connait Aislinn, il s'est vite rendu compte que ses tentatives pour la faire tombée, il n'a jamais eu de représailles, depuis qu'elle s'est pris les coups à la place de son frère à maintenant, il se doute qu'elle accuse chaque coup dans le silence, et si jamais elle finit par péter un plomb, ce n'est pas en le dénonçant. Aislinn a tellement peu d'estime d'elle-même qu'elle ne veut pas que les autres sachent ce qu'il se passe, quitte à mourir une balle dans la poitrine. Elle a dit ça une fois, à son frère, il l'a entendu, et il s'en sert un peu plus. Tout comme le fait que le gars face à lui et elle ce sont retrouvés dans une sextape, il veut faire la même chose, mais dans la seule intention de la faire chanter, ou de lui faire payer son infidélité. S'il lui a pris sa première fois entre ses fesses, celles entre ses jambes l'a tentée tout autant, mais la peur qu'elle soit tombe enceinte de lui aussi.

« Eug-Matthew. Mais ce n'est pas nécessaire de remerciement, occupez-vous plus d'elle, que ça. Je pense qu'elle en a grandement besoin. » Il le regarde droit dans les yeux, à la suite de ses paroles, il a tout pensé, et sait répondre à ce genre de questions. « Je connais bien son frère, c'est mon ex-copain. Il y a quelques temps qu'on est plus ensemble, c'est pour ça que je n'étais pas sur que ce soit elle, elle a changé depuis tout ce temps. »

Même si c'est un jeu pour l'homme, il précise de petits choses qui lui enlèverait tout soupçon face à l'inconnu, même si lui aussi trouve étrange la situation. De plus, il ne peut pas empêcher une lueur lourde de sens partir quand il regarde Aislinn, à la fin de sa phrase. Il n'est pas rassasié, il a encore envie d'elle. Mais il doit la laisser partir, mais il récupéra sa poupée gonflable, si elle est partie une fois d'une famille qui semble l'aimer, alors elle peut disparaître une seconde fois. Un mot, et elle peut être à lui. Aislinn reste faible, et tout la suite des événements le montre. Si le GHB fait toujours effet, c'est à moindre dose qu'au début, mais le calmant a du geste la rendre assez molle pour qu'elle n'aille nulle part. Mais il eut peur de l'overdose, et ne l'a pas donné plus tôt, il aurait tellement pu s'amuser pourtant. Surtout quand elle voit le regard qu'elle adresse à Hayden, une fois qu'il s'est précipité devant elle. Elle a l'air désolée, mais ça la rend pitoyable. Tout comme Aislinn se sent. Pitoyable et monstrueuse. Il n'y a que ça qui lui correspond, elle a juste envie de fondre en larmes, et de sombrer dans le néant et le monde des rêves éternels. Silencieuse, elle regarde Hayden un instant, avant de se fermer comme une huitre quand elle se dit qu'elle ne mérite pas autant d'attention, elle veut partir, c'est tout ce qui compte. Quand elle sent sa main sur l'épaule, elle le regarde de nouveau, puis regarde sa main, elle ne veut pas voir son sourire. Elle sait qu'une fois qu'à deux, elle aurait droit à ce qu'il y a de pire, et elle sait qu'il n'a pas envie d'être ici. Qui voudra d'elle ? Et qui voudra venir la chercher aussi ? Il a du être poussé par sa famille. Il est trop fier pour qu'il lui accorde autant d'attention. Elle est quand même partie.

« Pardon. »

Et si c'est un petit mot, pour Aislinn, il signifie tellement de chose. Elle lui demande pardon que ce soit lui qui soit venu la chercher, d'être partie, d'être ce qu'elle est, elle lui demande pardon de vivre. Elle lui demande aussi pardon d'être une intruse dans sa vie. Parce qu'elle est celle de trop, celle qu'on a envie de voir partir. Elle sent les larmes lui monter, ça ne peut pas échapper à Hayden, avant qu'elle se cache entre les bras à elle. Qu'on lui tire une balle dans la tête de suite, ce qui suit parait insupportable et insurmontable. Elle n'a plus rien. Et si elle a vu le numéro du fixe de la maison, elle se doute que c'est plus Drew ou Katarina que celui près d'elle, mais Tate, elle n'a eu droit qu'à un : ne reviens pas. en texto.


TENUE:
 




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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Ven 14 Mar - 7:10

Il ne laisse rien paraitre à travers son regard. Il ne veut pas que quelqu’un le voit perturber par l’état de la jeune femme ou qu’on remarque qu’il a dû mal avec les propos de l’inconnu. Il va rarement voir Aislinn en combat. Son père dit que c’est son truc à elle et qu’il faut la laisser faire dans son univers mais il a dérogé à la règle quelques fois. Il sait que de temps à autres, elle change de lieux mais ils ne se sont jamais déroulé prêt d’une église. Et puis pour ne s’être déjà pas levée et arriver à ressembler encore à quelques chose de potable le combat qui a mal tournée et qui l’a entrainé dans les rues sonne faux. Il aurait pu le laisser  passer mais son cerveau fonctionne à toute allure en cherchant toutes les imperfections possible. Mais s’il devient suspicieux, il hoche simplement la tête.

« Ouais… Je sais… »

C’est bizarre de parler de la brune alors qu’elle peut entendre tous les mots dis sur sa personne. Il a peur qu’elle se vexe. Il ne connait pas ses relations avec l’étranger, il ne veut pas la gêner ou l’humilier un peu plus. Il voudrait la voir dans le fond du gouffre à souffrir le martyr mais il ne serait pas capable de le supporter plus de cinq secondes. Il veut la protéger de son mieux et éviter de refaire les mêmes erreurs. C’est con de lui en vouloir à ce point et de ne pas pouvoir se venger de ce qu’elle a engendré. Il veut mettre sa colère à son service. Il cherche à piéger celui qui pourrait être son bourreau et qui commet une erreur dans son prénom, bien hésitant. Le début  lui dit quelque chose pour les rares fois où il a écouté Tate parler ses derniers jours. Il écoute sans broncher. Un ex copain de Tate dont il ne leur a jamais parlé. Aislinn qui a trop changé. Alors que les rares photos d’elle ne laissent pas  de doute sur le fait que ce soit la même personne. Il trouve son interlocuteur de plus en plus étrange. Mais il ne veut rien dire. Le nom a juste fait tilt dans sa tête sans qu’il n’arrive à le replacer dans le contexte. Il se voit obliger de tourner la tête vers la jeune femme lorsque sa voix frêle se fait entendre. Un mot dont il ne connait pas vraiment la portée. Ça doit juste être pour ce soir, pas pour le drame d’avoir volé son cœur et de s’être envolé avec.

« J’étais déjà debout, t’en fais pas. »

Ce n’est pas un mensonge. Il ne veut pas donner à l’homme en face l’état de leur relation surement désastreuse. Enfin non, ils n’ont plus aucune relation, ça ne peut pas être désastreux. C’est inexistant, même après avoir vécu dans la même maison des mois. Ca en serait presque plus dramatique de se dire que rien ne les  rattache plutôt qu’ils ont pris une mauvaise pente.  Il n’y a rien à réparer et il ne veut pas reconstruire. Il a été trop loin la première fois. Il préfère ignorer tout ce qui s’est passé plutôt que de devoir le redire. C’est la seule personne à qui il s’est réellement confier et elle a  confondu ses sentiment avec un tapis en prenant le chemin de la sortie. Seulement doucement le Eug qui était devenu Eugène est revenu avec tout ce qui lui est lié. Il se souvient de Tate qui l’accuse d’être pareil lors de la sextape et ça n’a pas dû être un type bien pour qu’Aislinn évite de lui dire quoi que ce soit dessus. Il aurait du mal à croire qu’il soit l’ex de toute la famille. Ses yeux se repose sur lui sans rien laisser paraitre.

« Tate m’a plus parlé d’un Eugène que d’un Matthew. Matthew ca me dit rien, désolé. »

Il garde sa voix la plus neutre. Il ne veut pas que le coup de poing qu’il vient de lancer dans la mâchoire du type avec toute sa force, rapidement suivis d’un second. La colère est venu se peindre sur son visage aussi rapidement laissant par la même occasion la haine se frayer une place dans ses yeux.

« Elle aurait mieux fait de rester dans la rue que de tomber sur toi c’est certain ! » Il se retourner vers Aislinn avec un petit sourire et une voix plus tendre. « Allez, on y va pour de bon.»

Il se penche rapidement pour venir passer un bras sous ses jambes et l’autre derrière son dos. C’est le plus facile à son avis et surtout plus apprécié que de simplement la prendre en sac à patate sur une épaule. Il ne traine pas à prendre la porte de sortie. Il ne veut pas voir l’autre riposter à son geste impulsif, même s’il a cherché à le placer. Il prend les escaliers dans un quasi silence si ce n’est un «  Tu fera plus attention la prochaine fois. » d’un ton réprobateur. Le reste de la marche jusqu’à la voiture se fait en silence. Il la dépose simplement à l’arrière avant de prendre place devant et de jeter le sac  du côté passager. Aislinn doit bien savoir s’attacher seule et c’est ce qu’il attends pour démarrer.
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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Dim 16 Mar - 13:37



« Je ne suis pas triste.
Mais il y a un vide à l'intérieur de moi,
qui bat et couple le souffle.
Je suis absente à moi-même. »


Dans tout les cas ils auront beau parlé sur le dos d'Aislinn, elle est absente à elle-même, elle ne pourra pas protester contre quoi que ce soit, même si Eugène la fait passer pour la pire des salopes qu'il a pu rencontré, elle ne pourrait pas se défendre, cela a toujours été comme ça avec lui, certaine personne ont le don de soumettre plus faible que soit alors que ce quelqu'un a toute la volonté du monde pour le repousser, le faire fuir, l'éloigner aussi. Aislinn a beau l'avoir, cette volonté, elle reste dans le fauteuil, à chercher un moyen d'être plus petite, un moyen aussi de disparaître dans se faire remarquer. Elle est mal, et elle a le mal de vivre. Elle déteste Eugène d'avoir appeler chez les Salander. Elle ne voulait pas qu'ils la voient comme ça. Elle n'assume pas ses positions de faiblesse, même si elle ne s'en cache pas. Elle ne veut pas que ce soit une porte ouverte à Hayden pour qu'il l'achève. Même s'il a le droit, après être partie, elle n'aura eu que ce qu'elle mérite, mais elle filtre trop avec l'idée de mourir en ce moment pour être achevée. Mais Eugène lui a d'autre préoccupation, celle de ne pas se faire découvrir, est la première, et s'il fourche sur son nom, il espère que ça ne s'est pas entendu. Il ne veut pas qu'on lui enlève son jouet pour de bon, ou de finir en prison non plus. Les deux lui sont intolérables. Il a toujours essayer d'être le plus calme avec elle. Depuis qu'elle a défendu son frère, petite. L'idée de la briser, qu'elle soit à sa merci, qu'elle rampe vers lui en l'implorant d'arrêter reste aussi violent que son désir pour elle. C'est une petite teigne, et quand elle se laisse faire sans rien, dire où entraver chaque mouvement qu'elle fait pour se dégager, l'excite encore plus. Mais s'il a voulu être gentille avec elle, et appeler sa famille d'accueil, Eugène regrette. Il aurait du la déposer comme une mal propre devant le magasin. Par ce que au fond c'est ce qu'elle est, une mal propre, une intruse. Tout comme Tate, mais lui, il ne peut pas lui faire payer, non. C'est Aislinn qui se prend tout la figure. Et ça l'amuse, de la voir se planter, de la voir aussi faible que maintenant. Il cache au mieux ses sourires par des sourires compatissants quand il la voit demander pardon à Hayden. Il a envie de lui dire qu'elle fait pitié, mais il se retient. Surtout qu'Aislinn sait qu'elle fait pitié, et que ce n'est pas les brèves paroles qui lui accorde qui la rassure sur son cas et sa présence aussi. Elle a l'impression d'être un animal qu'on reprend sur le bord de la route pour mieux l'abandonner dans un chenil.

« Fallait pas te sentir obligé de venir. »

Aislinn lui fait comprendre qu'elle sait que c'est une corvée, qu'elle est une corvée, avant de plonger sa tête entre ses bras, pour ne pas montrer que tout ce qu'il se passe est au-dessus d'elle, elle ne veut pas se rendre compte qu'elle a tout détruit, qu'elle a tout brisé de par sa propre faute, et le fait qu'elle est suivie les conseils de son frère sans réfléchir. Elle déteste Tate autant qu'elle se déteste. Si elle pensait qu'il voulait que son bien, elle se rend compte que suivre ses idées reste la pire chose à faire, surtout dans ce genre de situation. Elle s'est mise dans la merde, et jusqu'au cou. Mais elle ne peut rien faire, elle est trop faible pour se défendre, même dans les combats, elle fait réellement n'importe quoi ces derniers temps. Elle se ferme, et elle espère vite rentrée, qu'ils cessent de parler. Et elle sent un peu plus la tension monter quand Hayden parle plus d'un Eugène que d'un Matthew, elle sort la tête de ses bras, pour regarder Hayden, puis le rictus mauvais sur le visage de son bourreau. Ca va mal se finir, elle attrape la main d'Hayden, en lâchant : « Laisse tomber Hayden, c'est pas important. On y va, s'il te plait ? » Elle détourne le regard, elle ne veut pas croiser ses yeux, elle ne veut pas être totalement consciente qu'il la déteste pour de bon.

« La petite a raison, vous devriez peut-être partir. Il se fait tard, et elle doit être épuisée. »

Elle lâche la main de son sauveur quand Eugène a parlé, elle n'a pas vu le poing arriver, ni même celui qui se l'est pris, et encore moins le second. Eugène est déboussolé, assez pour ne pas réagir, et il n'est pas doué avec ses poings, encore moins quand c'est un gars comme lui. Il ne veut pas y perdre des plumes, et laisse l'homme prendre son jouet. Jouet qui passe les bras autour d'Hayden pour ne pas tomber. Elle fait pitié, s'accrocher à un con qui lui a pris ce que lui devait lui prendre. Il essaie de se calmer, mais pas assez longtemps. Une fois la porte passée, Eugène regarde les deux autres partir, en lâchant aimablement :

« De toute façon, ça reste une pute, ta p'tite copine. C'est tellement facile de lui écarter les jambes »

Aislinn resserre ses bras autour du cou d'Hayden quand elle entend ça. Elle ferme violemment ses yeux, avant de fondre en larmes, elle ne dit pas un mot le long du trajet jusqu'à la voiture, elle se contente de pleurer en silence. L'ancien footballeur à le droit à sentir ses larmes le long de son cou. Elle a juste envie qu'il la laisse tomber, qu'il la jette sous un pont, sous une voiture, au lieu de la déposer sur la plage arrière, et s'il lui dit de faire plus attention, elle accroche vite sa ceinture, pour se mettre en boule, et fondre un peu plus en larmes, dans un silence presque parfait. Le silence la pèse, et si elle a envie de lui dire : on oublie, et on recommence, rien ne sort, un peu plus en boule, elle a envie de mourir, c'est prend trop place, elle n'a aucun courage pour le faire, c'est ce qui le pire. Avant qu'il démarre, Hayden a quand même droit un : Je ne voulais pas que tout ça arrive Avant qu'elle se ferme un peu plus.



TENUE:
 

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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Dim 16 Mar - 20:59

« J’allais te laisser ramper jusqu’à la maison, ça aurait été mieux ! »

Tout se passe vite, trop vite. Il ne veut pas s’expliquer sur ses sentiments mitigés à son égard. Il ne veut pas lui avouer que dans le fond cette idée ne le dérange pas tant que ça et que si elle continue à mettre en doute ses paroles, ça pourrait même le démanger. Bien enfoui, dans le fond de ses sentiments, il trouverait surement le courage de la trainer à côté de la voiture. En tout cas, il se plait à le penser pour ne pas céder aux faiblesses du cliché romantique. Mais les mots et les pensées tournent trop vite dans sa tête. Il réalise face à qui il se tient. Il comprend les propos de Tate. Et ça doit se comprendre pour les deux spectateurs de la scène. Il regarde la main d’Aislinn sur sa main, avant d’observer sa propriétaire en silence. Il n’a pas réellement là, il a l’impression de regarder un programme télévisé. Il entend mais ne fait pas vraiment parti de la scène. C’est presque surréaliste. Il tourne le regard en suivant l’échange de mot. Ses poings partent tout seul avec la haine qui les accompagne. Des mots qui ne blesseront pas et qui rassureront encore moins. Ils avaient juste besoin de le faire sortir et ce n’est pas à la maison qu’il en aurait eu la chance. Il attrape la jeune femme dans ses bras pour la faire partir loin de cet endroit malsain. Il la serre assez fort pour ne pas qu’elle tombe, son sac à l’épaule. Il ne fait plus attention à leur inconnu aux multiples noms. Seulement il n’est pas devenu sourd pour autant et ces mots arrivent jusqu’à lui. Ses doigts s’enfoncent dans la cuisse d’Aislinn par colère.

« C’est pas ma copine ! »

Il le crie en se retournant à moitié. Si il ne faisait pas face à une porte, il n’aurait pas hésité à aller donner encore quelques coups à l’autre. Seulement il se retrouve avec son poids dans les bras et une porte de bois en face, ça ne lui servirait à rien de perdre du temps aussi inutilement. Bien qu’il aurait pu s’énerver sur le fait qu’elle ne soit pas une pute, seul l’état de leur relation peut sortir aussi vite de sa bouche. Ils ne sont pas en couple, ils ne le seront jamais. Une lâche de ce genre lui fait plus peur qu’autre chose. Tenter de se lancer dans l’inconnu avec quelqu’un qui pourrait détruire tout en fuyant une nouvelle fois l’effraye. Il connait la souffrance, il ne veut pas qu’une blessure similaires trône à côté de celle qu’il s’est infligé, il y a quelques jours. Aislinn, arrive au moins, elle, à sortir ce qu’elle ressent. Même si ça ne lui donne qu’une envie. Il a envie de lui hurler d’arrêter de faire sa nunuche à pleurer sans s’arrêter pour un rien. Il n’a pas envie de la sentir se déverser de toute sa tristesse dans son cou. Il n’a pas réussis à se lâcher depuis qu’elle est partie alors pourquoi ça lui semble si facile à elle. Il lui en veut. Presque autant que de l’avoir abandonner sans trace pour la trouver. Heureusement qu’il peut s’en débarrasser sur la banquette arrière sans avoir craqué sous l’envie qui ne demandait qu’à être comblée. Il s’installe devant en réglant le rétroviseur à hauteur pour apercevoir Aislinn qui s’attache sans trop de soucis. Le silence est pesant, assez pour qu’il fasse ronronner le moteur en fond. Au moins ça rempli cette désagréable bulle qui s’est formée autour d’eux. Il est certain que si l’allé a été rapide, le retour le sera d’autant moins. Surtout quand des bruits qui ne sont pas compris dans celui du moteur se font entendre. Ses épaules se hausse légèrement, pendant qu’il appuie sur la pédale pour démarrer.

« Ca arrivera plus, t’auras les parents sur le dos un moment. »

Le ton monotone et las, il se fiche de ce qu’elle veut dire derrière ça. Il n’en a rien à faire tant qu’elle arrive à comprendre que son importance se résume à celle d’Eli. Une petite sœur à protéger, temps à autre alors qu’on préfère l’exhiber pour attirer de gros poisson dans ses filets. Il n’y a plus rien d’autre possible. Il ne ramasse pas tous les gosses errants dans la rue pour les soigner comme son père, il se contente de faire avec et de partager ses géniteurs. Il ne roule pas plus prudemment, ni moins rapidement. Il veut retrouver le reste de sa famille. Le manque de mot se fait trop pesant car il n’a pas ouvert la bouche pour sortir une phrase en plus. Il ne fera aucun effort. Il y a le son de la voiture pour combler les vides. Et devant la maison, il reste toujours le bruit des portes. Il se détache rapidement pour sortir et aller ouvrir le côté d’Aislinn qu’il détache avant de reprendre dans ses bras et de fermer la voiture à clé, le sac emprisonné à l’intérieur.

« J’espère que t’es prête à affronter tout le monde, ils doivent être debout maintenant. »

Elle n’a plus droit au faux sourire qui se voulait de bon usage devant Eugène. Il n’en a pas envie. Il lui fait la tête, elle a droit à la grimace de circonstance sur tout le chemin à faire à pieds. Il a peine le temps d’arriver devant la porte qu’il la voit s’ouvrir sur son père qui se précipite sur l’oisillon blessé de son nid qu’il reprend dans ses bras accompagné d’un « Mon bébé ». Hayden ne la voulait pas mais maintenant qu’il ne l’a plu, il voudrait bien la récupérer. C’est lui qui a fait des bêtises avec, c’est lui qui doit pouvoir la garder et ne pas se contenter seulement de suivre son transporteur. Il la voit se faire déposer dans le fauteuil sans trouver sa place pour lui. Il attend juste debout que sa mère soit libre, les yeux au sol. Une fois dans un terrain neutre, sa confiance s’évanouit. Il n’a pas envie de la voir. Il sait que sa mère tout prêt à vu les états dans lesquels il s’est mis en son absence. Il ne peut pas nier la peine ici.

« T’as mal quelques part ? Il faut le dire ! »

Il déteste son père pour les petits bobos. Il le voit s’afférer auprès de la brune à la recherche de la moindre cicatrice ou blessure, comme s’il pouvait tout apaiser avec des pansements, du désinfectant et de la glace ! Il veut juste trouver les bras de sa mère, en cet instant. Il veut arriver à être aussi fragile qu’Aislinn sans que personne ne le voit. A 19 ans, il a encore besoin des bras de sa mère pour laisser couler ce qui a doucement pris place au creux de ses yeux.
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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Lun 17 Mar - 8:52



« Je ne suis pas triste.
Mais il y a un vide à l'intérieur de moi,
qui bat et couple le souffle.
Je suis absente à moi-même. »


Partir de chez Eugène avant que ça finisse en bain de sang, c'est l'une des rares décisions qu'il a pu prendre, même si au fond, dans l'appartement de son bourreau, il n'y avait pas son silence, les mots qu'elle ne voulait pas entendre. Savoir ce qu'est la relation, et mettre des mots dessus, pour rendre ça encore plus réel, c'est assez dure pour Aislinn, dur pour son petit coeur. Elle aimerait fuir, elle aimerait juste, et doucement mourir. Mais elle ne peut pas, elle s'accroche au cou d'Hayden, elle ne proteste pas quand elle sent ses ongles dans sa cuisse, elle vient d'avoir la même réaction quand elle l'a entendu confirmer ce qu'ils ne seront jamais. Elle a serré ses bras autour de son cou trop fort. Se rendre compte et rendre réelle la chose est quelque chose qui fait horriblement mal. Aislinn déteste ça. Elle n'aime pas la réalité. Elle aurait été capable de tout, pour se faire pardonner, mais s'il n'y a plus rien à se faire pardonner, qu'est-ce qu'elle peut faire ? Rien. Quand ils rentreront, elle ne sait pas à ce qu'elle aura droit, et si le silence est pesant ici, chez les Salander. Elle n'ose pas dire chez elle, vu la froideur qui s'installe dans la voiture, elle ne se sentira plus jamais chez elle là-bas. Elle n'est plus la bienvenue. Elle le sait, c'est dans ses tripes depuis le message de son frère, elle le prend comme si c'était un message de tout le monde. Alors quand Hayden parle d'avoir ses parents sur le dos, elle relève la tête, et lâche ;

« Ca m'étonnerait, si Tate m'a dit de ne plus revenir, Drew et Katarina doivent penser pareils. »

Tout comme toi mais la suite ne sort pas de sa bouche, les mots ne prennent naissance que dans sa tête. Assez pour la perdre dans ses pensées, ne pas se rendre compte de la vitesse. Elle préfère de lui monter sur la moto de Katarina que dans une voiture, même s'il y a moins de risque, elle n'est jamais à l'aise dans ce genre e véhicule. C'est fermé, étroit. Pourtant la brunette n'a pas le mal du transport, juste que la voiture reste un endroit où elle n'aime pas se retrouver trop longtemps. Et encore moins avec Hayden qui lui accorde aucune parole. Elle l'a cherchée, elle peut lui avouer tout les torts du monde, s'il veut. Elle les prendrait, même si ça n'entre pas dans la liste de ses erreurs. Elle aurait pu, si elle avait le courage d'aller au dessus de tout ce qu'il vient d'effacer, avec : ce n'est pas ma copine. Ils n'ont jamais été un couple, ou en tout cas, juste une esquisse, pas de quoi faire le fier devant tout le monde. Aislinn ne sait plus où elle se trouve, elle ne sait plus qui elle est. Et revenir n'est pas une bonne solution, il aurait pu la tuer, ou la laisser se faire tuer. Lui n'a plus rien à perdre avec elle. Il doit la mettre dans la même catégorie que Tate : à éviter. Eugène aurait du la tuer, ou elle aurait du se laisser mourir sous les coups, lors de son combat. Elle ne pense qu'à mourir. Et même quand elle est devant chez Hayden, elle regarde la maison de loin, elle a une boule au ventre. Elle a envie de fuir, mais son corps n'est pas en mesure de suivre ses envies. Elle se laisse reprendre par celui qui est presque devenue un étranger, ou c'est elle qui est devenue l'étrangère ? Elle ne pose pas la question, elle se contente de cacher sa tête dans son cou, elle ne s'attarde pas sur les détails qu'elle a pu mettre en avant la dernière fois, tout ce qu'elle voit, ou juste sur ce qu'elle s'attarde, c'est cette idée morbide qui la prend doucement, sans être à son summum.

« Tu aurais du me jeter des escaliers, et partir dans te retourner. »

Elle admet un peu plus ce qu'il se passe dans sa tête, ce qu'il aurait du faire. Elle n'est rien, pour personne, alors pourquoi s'acharner à la maintenir en vie. Elle n'est qu'une perte de temps, et de toute façon, elle n'a pas le temps d'aller plus loin dans ses explications qu'elle entend la porte s'ouvrir et changer de bras. Elle s'étonne que ce soit Drew, et qu'il l'appelle " mon bébé " C'est d'habitude Elizabeth qui a droit à ce genre de mots doux. Elle se retrouve un peu perdu, surtout quand elle se retrouve dans le fauteuil, avec un papa poule inquiet. Elle lui sourit, pour le rassurer.

« Je vais bien, c'est juste un combat un peu plus violent que les autres. Hayden a mis du temps à me trouver, mais tout va bien. »

Elle lance un regard à Hayden, en espérant du fond de son coeur qu'il confirme sa version. Elle ne veut pas se retrouver dans un bureau de police, ou celui d'un gynéco pour faire payer à Eugène. Elle ne peut pas l'affronter seule, alors en public. Une fois que Drew a fini son inspection, elle se met en boule, en murmurant qu'elle veut dormir. Katarina, qui était prés de son fils regard son mari, en souriant doucement.

« Drew, va la mettre au lit, je pense qu'elle a besoin de repos. Je te rejoins dans pas longtemps. »

Elle lui sourit doucement, avant de trainer son fils dans la cuisine, elle lui prépare un cacao chaud avant de le déposer sur la table, elle lui sourit, avant de le prendre dans ses bras. Elle a bien vu ce qui prenait forme sous ses yeux, et elle connait la fierté de son fils. Elle le serre contre elle, en murmurant qu'elle est là.


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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Lun 17 Mar - 19:27

Sa mâchoire se sert au nom de Tate, tout comme ses mains se resserre avec force sur le volant. Il ne veut pas parler de ce con. Il n’a pas touché Aislinn depuis leur vidéo mais Il a quand même jugé bon de se venger de son absence alors qu’il n’avait rien dit à la jeune femme. Il a été le dernier à le découvrir, ça ne pouvait pas être sa faute et pourtant il s’est retrouvé au même niveau que si ça l’avait été. Il regarde le rétro un bref instant pour voir Aislinn. Il a l’impression de se retrouver avec une inconnue. C’est peut-être ce qui l’empêche de répondre directement.

« Au pire, ton frère est un connard sans scrupule dont tout le monde se fout. »

Les mots sont sorti avec toute la rancune qu’il a gardé depuis qu’il s’est fait virer de l’équipe. Il ne veut pas s’éterniser là-dessus. Ca reste le frère de la brunette et elle risque de mal le prendre. Le silence reste leur meilleur compagnon de voyage pour éviter que leur relation ne devienne encore plus bizarre ou qu’ils remarquent sous un autre angle qu’ils ne se sont jamais vraiment connus. Ca doit être pire de concrétiser ses idées que de simplement y songer. Pour une fois, il préfère faire abstraction de la réalité avec une fille. Fuir pour ne rien devoir affronter. Elle ne sera rien d’autre qu’une petite sœur. Les erreurs arrivent et elles sont faites pour être oubliée aussi. Il en a retirer assez d’apprentissage : ne pas se laisser bouffer par les sentiments. C’est la dernière fois qu’il s’occupe d’elle en la voyant comme une femme à qui plaire. Une dernière fois qui se fait écourter par la présence de son père et l’imposition de sa présence sans qu’il n’ait le temps de répondre à l’abandon d’Aislinn. Il le voit l’amener loin de lui dans le fauteuil pour s’en occuper minutieusement. Ses épaules se haussent quand il sent qu’elle l’inclut à la conversation.

« C’est ce que le type a dit. »

Si elle ne veut pas parler, il ne le fera pas à sa place. Il s’en fout de son état. Il s’en convainc de son mieux. Il se soucie plus de sa mère que de la jeune femme et ce qui l’entoure. Ses désirs ne sont plus liés à elle. Il a juste besoin de sa mère comme rarement. Heureusement qu’elle lui permet de trouver une échappatoire sans problème. Et pourtant ses yeux traine sur le corps qui se fait lever du fauteuil avec un baiser sur le front. Une fois hors de sa vue, il rejoint la cuisine en venant prendre sa mère dans ses bras. Les larmes trouvent leur porte de sortie le long de ses joues alors qu’il serre un peu plus sans un mot.

« Tate l’a fait partir à cause de moi… Je le comprends.»

Il ne peut que le comprendre. Si un type qui a une réputation de dragueur tournait autour d’Eli, il ne le laisserait sûrement pas approcher. Surtout s’il s’est déjà amusé avec elle en diffusant leur ébats sur internet. Les tentatives protectrices de Tate sont compréhensibles, elles sont faciles à comprendre. Tout le contraire de ce qu’il ressent. Il niche sa tête dans le cou de sa mère pour qu’elle ne remarque pas trop ses larmes.

« Je la déteste… Mais j’y arrive pas…Ca arrête quand de faire mal ? »

Il pose la question innocemment, Aislinn est la première qui n’a pas fait travailler que son pénis. Il s’est senti repoussé et blessé dans ses sentiments pour la première fois. Il se sent encore perdu et il a l’impression que rien n’arrange les choses. Il n’a que ses parents comme point de référence et sa mère doit être la meilleur pour le rassurer. Son regard se relève un peu sur elle, alors qu’il ne reprend pas plus confiance dans sa voix et dans son attitude.

« Je suis désolé pour la chambre, c’était pas que mes affaires. Mais je vous aiderai à repayer le tout. » Il la regarde encore un moment avant de poser un bisou sur son front et de laisser échapper à voix basse : « Je t’aime, maman. ».

Pendant ce temps son père a dû amener Aislinn à l’étage en le serrant de toutes ses forces pour ne pas qu’elle s’échappe s’il lui reste un peu de force au fond de ses entrailles. « Tu dormiras avec Katarina cette nuit, Eli a pris ta chambre. On a eu quelque souci depuis ton départ. » Il ne lui précise pas lesquels, Hayden le fera surement et si ce n’est pas le cas, elle le verra bien assez vite en ouvrant la porte de celle qui a volé son lit. Et en parlant de ça, il la dépose sur le sien, avant de retirer ses chaussures. « Tu pourras demander à Katarina, si tu veux te mettre en pyjama. Elle devrait pas trainer » Elle n’est pas totalement sa fille et il ne sait pas ce qui s’est passé pendant son absence, il ne préfère pas s’aventurer en pente glissante. A la place il l’enroule dans les couvertures comme il le faisait avec ses enfants quand ils étaient plus jeunes. Il prend même place à ses côtés pour la prendre un peu dans ses bras. « Tu sais si c’était à cause de la vidéo d’Hayden, t’aurais pu nous en parler, on en aurait discuté à quatre. Tu as inquiété tout le monde… Eli a demandé tous les jours après toi. » Il laisse échappé un petit rire. Sa fille en était devenue agaçante et c’est seulement le soulagement qu’il ressent qui le fait se lâcher un peu.
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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Lun 17 Mar - 21:44



« Je ne suis pas triste.
Mais il y a un vide à l'intérieur de moi,
qui bat et couple le souffle.
Je suis absente à moi-même. »


Elle ne fait pas attention aux réactions d'Hayden quand elle avoue pour le message, elle ne réagit même pas au fait qu'il traite son frère, elle n'a pas envie non plus d'aggraver, même si au fond, elle a plus envie de confirmer que d'infirmer. ses propos. Et si elle n'est pas du genre à demander un reçu de ce qu'elle donne, elle aurait aimé un peu plus de reconnaissance de sa part, elle aurait aimé qu'il la retienne, qu'elle lui dise qu'au fond, c'est une mauvaise idée, qu'elle est sa soeur, qu'il l'aimera toujours. Au lieu de ça, elle a eu droit à ne reviens pas. Et s'il ne l'a pas écrit, elle s'est dit qu'il a pu rajoutée ouvertement le pétasse. Elle déteste son frère. En ce moment, elle a plus envie de l'étriper, que de le voir. Elle a juste mal que lui aussi ne veut plus de lui. Et au fond, c'est tout ce qu'elle mérite. Finir seule. Elle se dit que ce n'est pas sa phobie, et ça l'arrange assez. Ce serai toujours plus difficile, et elle ne serait pas là, pour montrer qu'elle est un peu plus faible à Hayden, elle ne peut pas se cacher, et cela toujours été ainsi. Elle se contente de faire comme lui, garde le silence. Reste aussi silencieuse, ne faire qu'un avec l'absence de bruit. C'est tellement plus facile à penser qu'à faire. Elle ne sait pas comment ne pas être faible. Elle est perdue, elle cherche un peu plus, elle cherche ce qu'elle et ce qu'elle était. Elle a l'impression d'être une inconnue aux yeux de tous. Elle exprime son envie de mourir, et de fuir. De courir loin, loin de tout ça. Ou juste n'être plu qu'un corps qu'on pleure qu'être le corps qu'on traine partout. Elle se ferme un peu plus, une fois qu'elle cesse de parler, avant que Drew la prenne dans ses bras, et l'entraîne sur le fauteuil, et si Aislinn a vu que le jeune homme confirmer, elle le remercie par un simple sourire. Elle n'aura pas à expliquer, pas de bureaux de polices, pas d'examens. Pas besoin de mettre des mots sur ses maux. Elle n'a pas le temps de voir partir Hayden que Drew l'emmène dans leur chambre à coucher. Il a du rejoindre sa mère. Mère qui a juste eu le temps de finir de préparer la tasse de chocolat à son fils avant que son fils vienne contre elle. Elle passe ses bras autour de lui, et laisse un ça ira, le temps qu'il se calme, qu'il met des mots sur ce qu'il ressent. Elle le laisse juste se libérer de, ce qu'elle pense, n'est pas sortie pendant tout le départ d'Aislinn. Même si elle était attristée par son départ, elle s'est tout autant inquiéter de l'état de son fils. Elle est, malgré tout, sa mère avant celle de la brune.

« Tate a fait ce qu'il pensait juste. Même si ce n'est pas la meilleure solution. Il a juste tenté de protéger, mal, Aislinn. Il a peur, comme toi tu aurais avec Elizabeth. Mais ça ne doit pas te bouffer pour autant. Vous êtes différents, tout les deux. Et je sais que tu es capable de meilleur. Regarde rien ce que tu as fait ce soir. »

Elle veut le rassurer, lui faire comprendre que même s'il se rend compte pourquoi il a fait ça, de passer au-dessus Et qu'après tout, il a droit d'être en colère contre lui. La blonde ira lui parler, il y a des choses à dire et ne pas dire, mais elle se garde de le faire remarquer devant Hayden, c'est lui qui est venue dans ses bras, pas son fils d'adoption. Et elle comprend ce qu'il peut ressentir. Être face à la personne qui vous a déçue n'est pas évident.

« Quand tu seras au clair avec ces derniers jours, et toi-même. Tu sais, il arrive que la personne qu'on aime nous déçoit, ou parfois, nous face peur. Mais pour passer au-dessus, il faut au moins être au clair avec ce qu'on ressent. Avec ton père, ça a même frôler le divorce à cause de tout ça. » Elle marque une pause, en lui caressant doucement les cheveux. « Mais la douleur partira seulement quand tu seras quoi faire. »

Quand il sort la tête de son cou, Katarina lui fait un sourire remplis de tendresse, en essuyant encore les quelques larmes qui n'avait pas pris fin en coulant le long de sa joue. Elle ne quitte pas son fils du regard, et même si elle devrait être en colère pour l'état de sa chambre, elle se contente de rire doucement, en déposant un baiser sur son nez.


« Tu n'as pas besoin de nous aider pour les frais des vos nouvelles chambres, et il est trop tard pour ça, de toute façon, elle est déjà payée. Et puis, vaut mieux les meubles que quelqu'un, tu n'es pas notre fils pour rien. . » Et quand il lui murmure presque qu'il l'aime, avec un baiser sur le front, la mère sourit un peu plus. « Moi aussi, je t'aime. »

Et si Katarina rassure un peu son fils sur le fait qu'elle l'aime, et qu'il tient de ses deux parents, Aislinn trouve toujours la faille dans les gestes et les mots, elle n'aime pas être le centre d'attention, surtout quand elle trouve tout ce qui sonne faux, ou qu'elle croit que ça sonne faux. Mais dans les bras de Drew, l'idée d'être celle de trop se dissipe doucement. Elle se contente d'un oui, comme tu voudras quand il lui dit qu'elle dormira à sa place, avec la blonde. Elle se serait contentée du fauteuil, ce qu'elle aurait aimé dire si Drew n'était pas aux petits soins avec elle. Elle ne peut pas protester, elle n'a ni la force, ni le courage. Elle a blessé trop de gens en peu de temps.


« Je me contenterai de dormir comme ça, c'est gentil, merci. Elle ne doit pas se sentir obligée de rester. »

Elle se contente de lui faire un large sourire, qui sonne assez pourtant, et même si elle se retrouve blottie dans les couvertures, au chaud, elle ne veut pas parler de ce qui s'est passé, ni mettre des mots dessus. Elle a fui en bas, elle fuira ici aussi. Mais il arrive à lui faire baisser les yeux, et elle se sent un peu plus coupable de sa fuite, elle n'ose pas le regarder, quand elle écoute la solution qui aurait aidé tout le monde.

« C'est facile pour vous, de parler quand on est une famille depuis toujours. Tate et moi on a débarqué comme ça, et si lui a trouvé sa place, je cherche encore la mienne. J'ai pas pris la fuite, j'ai juste voulu vous soulagez. »

Elle ne demande pourquoi il rit, et de toute façon Katarina fait son entrée avec un sourire qu'elle ne mérite pas. Comme une enfant, elle se cache sous les couvertures, comme lorsqu'on fait une bêtise, et qu'on ne veut pas qu'on découvre que ce soit nous. Elle les laisse un peu parler sans vraiment savoir de quoi ils parlent, et après un baiser, ce qu'elle a conclu vu le silence qu'il y a eu, la porte qui se ferme, et la présence de Katarina dans le lit, elle sort la tête de sa cachette, ave un sourire désolée. Elle n'a pas besoin de parler. Katarina lui dépose un baiser sur le front, avant d'éteindre la lumière. Elle a l'impression qu'elle lui a déjà pardonné, impression que confirme Katarina en lui disant qu'elle est heureuse qu'elle soit revenue. Elle ferme les yeux, et cherche son sommeil. Sommeil qu'elle ne trouve pas, sommeil qui ne vient pas. Elle jette un coup d'oeil à la mère dans son lit, elle dort paisiblement, de quoi lui permettre de quitter la pièce sans se faire remarquer, et même si elle est partie que quelques jours, elle découvre une seconde fois la maison, et remarque que son frère dort la porte ouverte. Elle passe la tête dans l'encadrement, et le regarde dormir, Eli dans son lit, contre lui. Elle sourit quelques secondes avant de prendre la direction de la porte d'Hayden. Elle ouvre doucement, et ne remarque pas le désordre, ou du moins arrive à passer outre, elle prend place entre les draps d'Hayden, elle n'a pas envie d'être rejetée. Et si elle sait que demain, elle sera son parasite numéro, elle se contente de poser les yeux sur lui. Elle cherche une preuve qu'il dort, ou qu'au contraire, il ne dort pas. Elle fait un triste un sourire, en essuyant une énième larmes qui prend la fuite de l'endroit où elle devrait être, avant de murmurer.

« Je suis désolée pour tout, Hayden. Je sais que ça vaut pas grand chose, mais je te dois au moins ça. »

Elle se contente de sourire tristement dans le noir, elle n'attend pas de réponse, elle trouve juste le sommeil, sans qu'elle ne puisse lutter contre lui. Et si Hayden voulait une conversation, elle semble impossible. Depuis des jours, la brunette trouve enfin son sommeil.


TENUE:
 




« On ne m'ôtera pas l'idée
qu'il faut avoir un petit coin de sa tête
accroché dans les étoiles. »

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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   Mar 18 Mar - 19:51

« J’ai rien fait de spécial ce soir. T’aurais fait pareil et papa aussi si c’est vous qui aviez décroché. »

Il ne voit pas pourquoi ce qu’il a fait devrait être considéré comme bien, ce n’est rien de spécial. Il a juste été la chercher. Il n’y a rien qui puisse le faire remonter dans l’estime de Tate ou en tout cas pas comme ça. Il sait bien que s’ils étaient à sa place avec Eli, ça n’aurait rien changer. Surtout quand il n’a pas été le plus sympa pendant le temps d’un trajet. Il n’est pas capable de mieux qu’une sextape avec elle. C’est difficile de devoir lui montrer autre chose ou lui prouver qu’il est mieux que ça.

« Et si j’arrive pas à comprendre ce que je veux ? »

Il a toujours aimé entendre parler des histoires de ses parents. Ca ressemble plus à un conte de fée avec peu de dragon à combattre. Et si ça mère lui a déjà dit que ce n’était pas le cas quand il était gosse, ça en a tout l’air. Il aimait bien imaginer une autre vie à ses parents, deux superhéros toujours à lui. Mais ce n’est plus le cas et il est obligé de profiter de chaque seconde avec sa mère s’il ne veut pas en perdre une miette. Il sourit timidement à sa mère sans plus cacher ses larmes qu’elle fait disparaitre d’un geste de la main. Il se détache d’elle pour s’occuper de son chocolat chaud, la tête basse, il continue la conversation sur son expulsion de l’équipe de rugby. Ils ont déjà parler de sa prise de drogue mais avec Tate et Eli dans les parages c’était différent. Il est loin de s’imaginer ce qui se passe un étage au-dessus. Son père ne quitte pas sa petite princesse du regard avec un petit sourire heureux. Il n’est pas prêt de la lâcher non plus.

« Vous faites partis de la famille maintenant. Il faut nous parler si quelque chose te tracasse. On a pas toujours eu une famille avec Katarina, on a pas envie de voir que toi ou Tate, vous sentiez comme nous à votre âge. Tu es autant ma fille qu’Eli, on a juste mis du temps à te trouver. »

Il continue de lui sourire en lui offrant un petit bisou sur le front, alors que sa femme interrompt leur échange. Il ne peut s’empêcher de lui offrir un plus large sourire encore en échangeant quelques mots à propos de ce qu’il s’est passé et de leur enfant. Lui aussi s’inquiète pour leur fils qu’il croissent dans le couloir après avoir dit bonne nuit à ses deux petites femmes. Il a à peine le temps d’échange deux phrase qu’Hayden s’enferme dans sa chambre, sans que le bruit de la serrure ne prenne place cette fois. Il n’a pas besoin de chercher longtemps le sommeil. Il a suffi de jeter les encombrants hors du lit pour qu’il s’affale et tombe comme une masse au pays des rêves. Il n’a même pas senti que quelqu’un se faufilait entre ses draps. Il est dans un autre monde, bien trop loin et féérique pour qu’une voix puisse le tirer des songes. Et pourtant au plus la nuit passe, au plus il se rapproche de la chaleur humaine qui se dégage près de lui. Son bras fini même par venir attraper le petit être prêt de lui pour le serrer tendrement, sa tête venant se poser sur son épaule pour ne pas lui laisser d’échappatoire. Ca fait longtemps qu’il essaie d’attraper ce spécimen…
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MessageSujet: Re: (hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.   

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(hayslinn) Je suis un hérisson éventré sur le bas-côté de la nationale.

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